@Daniel Roux
Bonjour
Daniel,
En
est-tu certain que les US ont réalisé un hold-up sur le monde, en l’inondant de
dollars par la hausse des prix du pétrole. C’est ce que beaucoup dise, y
compris moi, à une certaine époque. Mais, il faut être critique sur tout même
sur ce qui paraît vrai. Il faut se méfier des apparences des idées du vrai.
Ceci
étant, tu dis « Dommage que
l’article soit trop long, bourré de répétitions et de phrases alambiquées qui
le rendent difficile à lire et à comprendre. La vulgarisation, c’est rendre le
complexe, compréhensible au plus grand nombre. » Le rendre petit, c’est diminuer l’argumentaire
sur lequel repose l’édifice. Dès lors, celui-ci peut ne pas tenir. Des phrases
alambiquées, je te l’accorde. Mais le narrateur qui expose une situation ne peut
tout simplifier, combien même il le voudrait. Le côté alambique du sujet exposé
relève de la complexité de la situation économique du monde. Je te pose une question :
« arrives-tu à comprendre où va l’Europe, aujourd’hui, avec l’invasion des
migrants en Europe, et les difficultés de Mario Draghi de tenter de sortir l’Europe
de la dépression économique.
Pour les migrants, si tu ne le sais
pas, ils n’envahissent pas seulement l’Europe au péril de leurs vies. En Algérie,
c’est la même chose. Les migrants subsahariens, on les rencontre pratiquement
dans toutes les villes, à chaque rue, en train de mendier. C’est un phénomène
nouveau. Le monde est devenu très petit. Et ces pauvres hères, il faut les
plaindre, ce n’est pas de leur faute.
Tu dis : « L’auteur
s’appuie sur de nombreux postulats dont certains faux, comme la stabilité du
système économique d’avant la seconde guerre mondiale. » Merci pour la
remarque. J’accepte la critique, parce qu’elle me corrige. Et à condition qu’elle
me corrige. Aussi, je te prie de préciser ces « certains postulats faux »,
et donne-moi ta vision si tu en as une. Je suppose que tu en as une, je « serais
heureux d’apprendre ». On apprend en échangeant.
Tu poursuis et tu dis : « Ce
qui est intéressant dans cet article, c’est le rappel historique sur la
résistance de l’Europe à la politique monétaire des US, à une époque où la
puissance américaine était à son apogée.
Aujourd’hui, voulue et imposée par
les américains, l’UE est l’outil de la vassalisation des nations européennes
dépouillées de leur indépendance politique et monétaire. »
Passons sur l’intéressant. Est-tu
sérieux quand tu dis que « l’UE est l’outil de la vassalisation des
nations européennes dépouillées de leur indépendance politique et monétaire. »
Pourquoi il n’y a pas d’hommes éclairés en Europe pour permettre que leur
Europe soit vassalisée ? A mon sens, énoncer un tel jugement, c’est abdiquer d’avance à une puissance tutélaire, c’est
refuser à l’Europe tout ce qu’elle a apporté de positif à l’humanité. C’est
refuser à l’Europe cette tension intérieure libératrice qu’elle a toujours en elle face à l’adversité.
Dans ton article, « Le hold up du
siècle pour financer l’Amérique ? », tu compares l’incomparable. Le Zimbabwe n’est pas l’Amérique.
Le château de cartes du Zimbabwe a vite fait pffffe, il a vite implosé, faisant
passer « l’inflation est passée d’un niveau record de plus de 500
milliards pour cent à des nombres à un chiffre. » Or, le château de
cartes des États-Unis dure depuis des décennies, depuis plus d’un demi-siècle.
Et on a besoin de ce château de cartes qui
fait fonctionner la machine économique mondiale, et elle fonctionne cette
économie mondiale. Il faut le reconnaître, Daniel. Et ce n’est pas pour que tu
me dises que j’ai raison, mais pour que tu reconnaisses tes erreurs, et de bien
d’autres à travers le monde.
Voilà,
Daniel, merci pour l’échange.