Loi El Khomri : la CGT lutte pour sa survie en
sacrifiant le peuple
Et au nom de quoi tout cela, puisqu’elle représente moins
de 3% des salariés ?
Jeudi 27 mai, on en a remis une couche :
destructions de biens publics et privés et violences contre les forces de
l’ordre.
Tout casser,
vieille tradition de l’extrême gauche qui, fidèle à L’Internationale, fait
table rase du passé. On continue, par exemple, de tresser des couronnes à la
vertueuse Commune, en mettant sous le tapis quelques irrégularités de ces
anarchistes de 1871 : exécutions sommaires d’otages, incendies de
monuments (le palais des Tuileries, l’hôtel de ville de Paris détruits quand le
Louvre eut très chaud, puisqu’il était question de le réduire en cendres, lui
et ses collections !).
Mais nos
actuels casseurs de l’extrême gauche appliquent en réalité les mêmes recettes
que la CGT, laquelle, dans son incommensurable égoïsme, propose de couper le
courant, rien de moins. Songe-t-il, le post-stalinien Philippe Martinez, que
l’électricité n’alimente pas que les téléviseurs et les machines à laver ?
Oui, il y a, en France, des personnes qui souffrent d’insuffisance respiratoire
et nécessitent, de ce fait, une ventilation artificielle, laquelle ne
fonctionne pas à l’huile de colza mais bel et bien à l’électricité ! De
cela comme du reste, Martinez et sa bande s’en soucient comme d’une
guigne : la lutte des classes ne va tout de même pas s’encombrer de
détails aussi insignifiants !
Et tant pis
si, d’autre part, les petits entrepreneurs ne peuvent plus honorer leurs
carnets de commandes, faute de carburant ; si les infirmières à domicile
sont empêchées d’aller prodiguer des soins à quelques vieux nantis dont la
retraite est aussi maigre que leurs jambes frêles ; si, enfin, les
secours, à terme, seront eux aussi immobilisés !
La CGT
ordonne, un point c’est tout ! Elle n’en est d’ailleurs plus à une
casserole près, dont celle – que Philippe de Villiers a fait joliment tinter
dans son dernier essai – concernant son comportement à l’égard de la France et
ses soldats pendant la guerre d’Indochine. Oui, parce qu’entre autres
particularités, la CGT déteste la France. Sa censure éhontée de la presse
refusant de publier gratuitement la tribune de son grand mufti l’illustre à
merveille. Quid de la liberté de la presse ?
Ce n’est pas le problème de la CGT !
Et au nom de
quoi tout cela, puisqu’elle représente moins de 3 % des salariés (Le Monde) ?
Au nom de ses seuls intérêts, car si la loi El Khomri est maintenue, c’est le
vote des salariés qui primera sur la décision des syndicats (Le Figaro).
Autrement dit, ce sera la mort du petit cheval CGT !
Et pour tous
ceux qui manifestent avec fracas, en soutenant le despotisme de la CGT, et qui
ont massivement lu le Traité sur la tolérance de
Voltaire après les attentats de janvier 2015, il me semblait que l’auteur avait
écrit que « l’anarchie est l’abus de la
démocratie »(Candide, ou l’Optimisme).
Charles Demassieux
http://www.bvoltaire.fr/charlesdemassieux/loi-el-khomri-la-cgt-lutte-pour-sa-survie-en-sacrifiant-le-peuple,259082