@Elliot
Bonsoir,
Bien que vous possédiez
les vertus de la philologie, votre vision marxiste de l’Histoire ne vous
facilite pas la compréhension d’un texte comme le mien. L’Histoire n’est pas qu’une
mécanique livrée à des rapports de forces rationnels. Avant le WWW, nous avons
connu le PPP (petit père des peuples) lequel serait fort surpris de
constater la place actuelle de l’église
orthodoxe dans le pays de Dostoïevski.
Il n’y a rien de subliminal dans mon article. Voyez SVP
mes réponses à Omar et à Kader pour ce qui est du niqab. J’ignore les
éventuelles statistiques relatives au port de ce vêtement en France. D’ailleurs
le sujet est complexe : combien le portent par provocation, par piété, par
soumission, par obéissance, par pudeur, par sainteté et que sais-je encore ?
Combien ne le portent pas mais rêvent de le porter un jour ? Au fait, combien de contrevenantes, où, quand ? On
ne se saura jamais. Le PB me dépasse. Il est vrai que notre esprit français et
notre Loi s’accommodent très mal de cette parure.
Par contre, je reconnais que mon article est truffé de
symboles, de signes et de suggestions (j’hésite à employer de tels mots devant
un philologue) abrités au cœur de figures que vous êtes libre d’appeler "
digressions " mais qui, pour moi, digressent moins qu’il n’y paraît car
elles m’apparaissent collées à une même chaîne de lois invariables.
Quant à Charles Martel, tout le monde comprend très bien
ce que j’ai voulu dire… Il est certainement des idéologues – n’ayant rien à voir avec les deux jeunes filles qui se
baladent - rêvant du jour où ils déménageront
Charles Martel manu militari et je me garderais bien de jurer que cela ne se
fera jamais. De même, je me garderais bien de dire que Sainte Sophie ne
redeviendra jamais chrétienne (Cependant,
je ne suis pas persuadé que l’espérance de vie de l’Humanité permettra que tout
cela advienne un jour. Mais développer serait entrer dans un autre débat… ).
Penser que ces deux jeunes filles « profanent »
le parvis ne me serait jamais venu à l’idée. Je ne souhaite qu’une chose :
que chacun y vienne comme il veut : en short, en bure, en mini-jupe, en
drag-queen, en jilbab, en cornette, en djellaba, en boubou, en sari, enturbanné,
en shalwar kameez, en chapeau breton etc… J’y verrais, quelque part, un symbole
d’espoir. Quant à la « majesté », elle ne peut exister, à mon avis,
que dans les cœurs ou, à la rigueur, dans les têtes.