@alinea
Merci de votre
commentaire.
Je ne parlais
pas du prêtre mais de la surenchère de « bons mots » à propos de sa
mort.
Je ne comprends
pas non plus l’apport du blasphème ni à quoi ni à qui que ce soit !
Il est bien
évident aussi que s’abstenir de blasphémer ne cause pas de préjudice grave et
difficilement réparable à qui que ce soit. Il ne s’agit pas, en s’abstenant de
blasphémer, de faire subir à qui que ce soit un traitement cruel, injuste et
inhumain. Ne pas blasphémer ne produit pas une atteinte à la liberté d’autrui.
Ne pas blasphémer n’est effectivement que gérer sa propre liberté et en faire
un usage approprié. Ce n’est pas parce qu’il n’existe pas de lois interdisant
le blasphème qu’on peut et qu’il faut le proférer : tout ce qui n’est pas
interdit n’est pas forcément obligatoire et dire je ne suis pas « 9/11 »
ou « »Charlie, n’est pas une allégeance aux terroristes. Car, s’il
s’agit de libérer certains de pratiques et de croyances que nous estimons
« dangereuses », il faudrait qu’on se rappelle que cela a conduit à
quasiment toutes les guerres : celles de religions aux croisades, celles du
colonialisme et celles de l’impérialisme. Je crois aussi qu’on peut blasphémer
avec n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui, ni n’importe où, ni n’importe
quand, ni surtout pour prouver quoi que ce soit à autrui....Il y a d’autres
moyens à explorer pour exprimer son point de vue, moyens qui passent par
l’approfondissement de sa propre culture et donc la prise en compte de ses propres
différences vis à vis de celles des autres.