1) la corruption :
http://www.theses.fr/2013BOR40034
http://www.gabonlibre.com/Ces-gabonais-qu-on-achete-le-poids-de-la-corruption-au-gabon-qui-est-le-coupable_a2059.html
-"’Omar BONGO n’a pas pu
compter que sur lui-même pour se maintenir au pouvoir pendant près d’un
demi-siècle. Il a dû également s’appuyer sur un groupe d’acteurs, appelé
élite politique, dont l’organisation et le fonctionnement étaient
néanmoins empreints de son pouvoir personnel. En effet, l’accès à cette
élite était régi par le clientélisme et le népotisme, deux rapports
d’échange qu’Omar BONGO avait érigés en principe de gestion du personnel
supérieur de l’État. Le premier lui permettait de se constituer une
clientèle capable d’œuvrer par délégation ou de façon autonome à sa
longévité politique. De ce fait, les acteurs qui composaient cette
clientèle étaient dotés chacun d’un capital de ressources variées qu’ils
activaient et faisaient fructifier de façon à l’aider à conserver son
sceptre. La valorisation de ce capital auprès d’Omar BONGO les
conduisait d’ailleurs à se livrer une lutte acharnée dans laquelle la
fin justifiait les moyens. Quant au népotisme, il amena à Omar BONGO de
faire des membres de sa famille officielle et ceux de sa famille
officieuse ses proches collaborateurs dans le gouvernement,
l’administration présidentielle et le Parti démocratique gabonais (PDG).
Politique de l’affection, il lui permettait ainsi d’avoir une emprise
plus importante sur l’élite politique et sur l’appareil d’État car, en
faisant de son pouvoir une affaire de famille, Omar BONGO savait pouvoir
compter sur des acteurs dont la loyauté et la détermination seraient
également un atout pour sa longévité politique". ( Patrick Ngye )..Vous êtes tous pliés en 2 de rire ; mais pas les Gabonais qui ont manifesté aujourd’hui à Paris, pour avoir des nouvelles des manifestants, qui ont été arrêtés et n’ont pas encore réapparus.
- Certains dessous de table payés aux fonctionnaires ou potentats locaux par les entreprises privées peuvent avoisiner 35% de la valeur des contrats.. Le Gabon est 1 pays riche. Malgré la création en 2002 d’un ministère du Contrôle d’État, des
Inspections, de la Lutte contre la Corruption et de la Lutte contre
l’Enrichissement illicite.. cela na pas suffit. Ce pays figure en bas du classement de Transparency International.
Le Gabon, pour sa part, se classe 94e,
comme en 2014, avec un score de 37. S’il se classe 22e sur le plan
continental, il est en tête dans la zone Communauté économique des Etats
d’Afrique centrale (Cemac), devant le Cameroun, la Guinée équatoriale,
la République centrafricaine, le Congo et le Tchad. En revanche, il
occupe la 3ème place dans l’espace de la Communauté économique des Etats
de l’Afrique centrale (CEEAC) derrière le Rwanda et Sao-Tomé et
principe.