Pourquoi refaire l’histoire ?
Le compromis politique entre les Hongrois et les Autrichiens lésait les intérêts des autres peuples de la « Double Monarchie », citoyens de deuxième rang :
- slaves (Tchèques, Slovaques, Polonais, Ukrainiens, Slovènes, Croates, Serbes)
- latins (Italiens, Roumains).
À l’issue de la Première Guerre mondiale, le puzzle s’est disloqué au nom du « Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » formulé dans le dixième des quatorze du traité de Saint-Germain
Les décisions majoritaires des assemblées représentatives de ces peuples constituées lors de la défaite, ont remplacé en décembre 1918 la « Double-Monarchie » par sept « États-nations » :
- la Tchécoslovaquie
- la Serbie
- la Croatie
- la Slovénie
- la Pologne,
- l’Italie
- la Roumanie.
Un autre édifice a éclaté en même temps et pour les mêmes raisons : l’empire Ottoman.
Dans les deux cas, l’objectif des occidentaux n’était pas d’« exporter » la « démocratie » que vous percevez comme la matrice des totalitarismes (alors que certains pensent que ce serait plutôt le bolchevisme qui s’était installé en URSS qui porte cette tare), mais de créer un espace économique et commercial qui préfigurait l’Europe des marchands.