@Trelawney
CRISPR Cas9 est un
outil révolutionnaire. Avec un outil, tel un marteau, on peut
réaliser des travaux ou tuer quelqu’un.
Mais ce n’est pas un
outil aussi simple à manipuler qu’un marteau. Il faut disposer d’un
laboratoire très « pointu » et d’une équipe de niveau
doctorat et ingénieur de process pour obtenir un résultat.
Comme les
terroristes rejettent la science moderne parce que non musulmane, ils
ne pourront pas fabriquer des virus susceptibles de déclencher une
mortelle épidémie mondiale ... dont ils seraient d’ailleurs les
premières victimes surtout si leur laboratoire n’est pas
hyper-sécurisé !
CRISPR Cas9 est
l’outil qui va changer le traitement des maladies génétiques
lesquelles sont bien plus nombreuses que le public ne pense avec
l’espoir de guérisons complètes dans certains cas.
Pour les malades et
les familles, quelle joie, une autre vie s’ouvrira à eux !
Évidemment il
faudra encore attendre des années avant d’obtenir des méthodes
rodées et comme le traitement sera individualisé pour chaque malade
: il faudra travailler avec ses propres cellules en espérant
qu’elles remplacent ensuite les anciennes de l’organe concerné qui
pourront peut-être être détruites sélectivement, cela coûtera
très cher surtout dans le mode de production capitaliste où devant
la demande très forte les prix seront disproportionnés par rapport
aux coûts de revient si la technique tombe entre les mains du privé
lucratif.
Comme c’est déjà
le cas pour les traitements immunosuppresseurs importés des USA (La
France pourrait sans doute en fabriquer mais les gouvernants
préfèrent engraisser les requins d’outre-Atlantique au détriment
de la Sécurité sociale.)
Tout le monde
pourra-t-il s’offrir ce traitement ? Pas en tout cas les habitants
pauvres des pays du « Sud ». Il y aura ainsi des tensions
terribles entre privilégiés et condamnés.
C’est sûrement le
plus grand danger que fait courir cette méthode de manipulation
génétique : des conflits sociaux violents.
Car les OGM
végétaux, dont l’usage a commencé à décroître devant l’absence
de supériorité évidente et leur coût supérieur aux semences
naturelles, seront de plus en plus rejetées par les agriculteurs.