@Jeussey de Sourcesûre
Je ne vois pas très bien où vous voulez en venir. Je n’ai jamais eu beaucoup d’admiration pour des gens capables d’accorder leurs suffrages à un Hollande, à son ancienne compagne, à Sarkozy ou à quelques autres que vous citez, et dont j’ai déjà oublié les noms. Je ne vois vraiment aucune espèce d’inconvénient à dire que ces gens-là seraient des« ploucs ». C’est bien comme ça que je les vois, et s’il fallait formuler le sentiment qu’ils m’inspirent, j’aurais recours, probablement, à de plus fortes expressions.
Que les adulés des ploucs ne se prennent pas pour des demi-dieux, à l’imitation de quelques crétins rendus célèbres par la chansonnette, qu’ils ne croient nullement à l’espèce de légende personnelle imbécile qu’ils s’efforcent de construire, qu’ils ne se fassent pas plus d’illusions sur eux-mêmes que l’évêque d’Autun célébrant son espèce de messe à la Fête de la Fédération (’« surtout, ne me faites pas rire ! ») ou que Paul de Gondi durant la journée des dupes, ce serait au fond plutôt bien, et j’aurais tendance à y voir la survivance d’un certain cynisme, héritage de Machiavel, dans une époque éprise de transparence et de niaiserie sentimentale.