"Comment les anciens sidérurgistes ou les mineurs des Appalaches,
victimes de la mondialisation mais avant tout de la vétusté des outils
et de l’absence d’investissements que le grand capital a
préféré dédicacer à la production dans des contrées plus propices à la
rentabilité de leur avoirs, peuvent-ils croire un seul instant que des
mesures de protectionnisme pénalisant les importations pourraient à la
fois ressusciter leurs emplois disparus et accroître leur niveau de
vie ?«
C’est la question inverse qu’il faudrait poser et Marx de répondre : »la culture dominante est la culture de la classe dominante"
Sauf que les croyances des prolos sont aussi conditionnées par l’état de leurs moyens d’existence, qui les rend plus perméable aux cultures alternatives, celles, entre autres de la Révolution sociale. Encore leur faut-il échapper aux fausses sorties (ex canuts de Lyon) qui, malheureusement, peuvent orienter la juste révolte vers les impasses du protectionnisme (sortie de UE...) etc, qui peuvent faire gagner une élection mais pas assurer une réelle sortie de la crise capitaliste.
Quand Trump jongle contre la Chine, il amuse la galerie des ignares, parce qu’il sait parfaitement que nombre de ses commanditaires tirent de la Chine une grande part de leurs profits, et qu’il est hors de question, pour eux, de tuer la poule aux oeufs d’or.
La crise actuelle est systémique, on n’en sortira que par la guerre (mais les bourgeois ne seront, cette fois, pas à l’abris des radiations) ou par une forte dose de socialisme annonciatrice de la fin de la domination capitaliste.