@Jeussey de Sourcesûre
L’empereur Constantin [..] quand les gens croyaient aux miracles
J’ignorais
totalement qu’avec six ou sept siècles de retards sur les chrétiens,
certains musulmans croient encore que les anges interviennent dans
les combats entre humains et je remercie beaucoup l’auteur de me
l’apprendre.
La
conquête extrêmement rapide et sanglante d’immenses territoires par
les musulmans au VIIe siècle leur donnait la certitude
que « gott mit uns » pardon « Allah était avec eux ».
Si
les chrétiens purent s’installer quelque temps en Palestine, ils en
furent chassés finalement. Et l’expédition de ce pauvre Louis IX
(Saint-Louis) qui fut un fiasco total conforta les musulmans en la
croyance qu’ils avaient la vraie foi et qu’ils étaient les
combattants chéris de Dieu.
La
prise de Constantinople en 1453 et la fin de l’Empire Romain d’Orient
la confortait.
Bien
sûr, la perte complète de l’Espagne en 1492 s’expliquait
difficilement selon une telle certitude, de même que le désastre
naval total de Lépante en 1571 quand la flotte turque fut envoyée
définitivement par le fond.
Puis
au fil des siècles, l’Occident chrétien a progressivement surpassé
l’Oumma. Cela s’est concrétisé par la conquête de l’Algérie et
une influence européenne prédominante sur les pays musulmans
notamment en Égypte.
L’empire
turc est devenu, au XIXe siècle, "l’homme malade de
l’Europe". Sa défaite complète consécutive à sa
participation malheureuse à la Première guerre mondiale en marquant
la fin définitive et la fin d’une puissance musulmane.
Dans
cette situation, il était bien évident que l’aide des anges d’Allah
dans les combats perdus ne pouvaient plus être évoquée !
Le
terrorisme islamiste actuel doit apparaître à certains fanatiques
comme une sorte de revanche avec l’aide d’Allah et la création d’un
califat en Syrie comme un aboutissement.
La
prise d’Alep par le gouvernement légal de Syrie et la reprise
ensuite de Palmyre, inévitable, ramènent ceux-ci à la triste
réalité de leur défaite assurée. Nul doute qu’ils vont remballer
leurs anges combattants.