Le judaïsme est au sens ce que le jazz est au son :
porteur de spontanéité, de rébellion, d’anarchie, de capacité d’interprétation libre
et individuelle.
La méchanceté est une mauvaise volonté qui s’exerce à titre
purement gratuit, c’est une volonté de détruire autrui, même aux dépens de soi
même. L’homme méchant en arrive à haïr autrui de manière désintéressée, pour le
plaisir de haïr, sans qu’il y ait à ce comportement aucune explication
héréditaire, ou psychanalytique, ou physiologique. Ce cas-limite, rare, semble
la manifestation à l’état pur de la volonté de faire du mal. En ce sens, la
haine pure apparaît comme le reflet négatif de l’amour : tous deux
négligent l’ego pour s’abîmer dans autrui, l’un pour l’aimer jusqu’au
paroxysme, l’autre pour le haïr et le détruire.
Prenons l’exemple du mensonge de l’homme qui fuit devant ses
responsabilités : c’est un événement qui aurait pu ne jamais exister mais,
une fois posé, il rend plus facile d’autres mensonges et fait de l’homme un
menteur ; il « fabrique donc du destin ».
Dès lors, ce reniement du plaisir implique une ambiguïté, une
ambivalence : la tendance au plaisir est contrecarrée par une
contre-tendance. Le reniement exige qu’on se fasse violence à soi-même. Prenons
l’exemple du renégat : il a abjuré sa première conviction religieuse, mais
au fond de lui-même il y reste peut-être profondément attaché. Il veut étouffer
cette prédilection secrète qu’il sent en lui, ce qui justifiera son attitude
implacable envers ceux qui sont restés fidèles à la foi qu’il a renié. Renier,
c’est aussi « nier » en dépit de l’absurde, c’est nier, avec une
« merveilleuse mauvaise foi » le monde raisonnable des apparences.
Méfions nous de qui n’attache du prix à l’étranger que par
dédain envers soi : l’aversion qu’il se porte, finira par rejaillir sur
ses sympathies.
Ce qui est tragique, c’est que les Juifs qui diabolisent
Israël jouent directement dans les mains de personnes qui se retourneront
contre eux le jour où leurs rêves deviendront réalité.
En réalité, les actions de ces Juifs sont une tentative
malavisée de se faire aimer aux autres en prenant la cause populaire de l’ «
opprimé » à leur propre détriment. Alors que la défense des opprimés est une
cause noble, ils se trompent d’opprimés. Le vrai opprimé c’est Israël.
Espérons que ces Juifs s’en rendent compte avant qu’il ne
soit trop tard.
En applaudissant l’Alliance des civilisations, l’Occident
introduit au sein de ses institutions les plus sensibles comme les médias,
l’éducation et la recherche, des attitudes contraires aux principes de la
démocratie et le principe de l’auto-censure face à l’islam-politique et l’islam
- diplomatie. L’Occident a su mener contre le totalitarisme soviétique cette
guerre idéologique et il l’a emportée. Pourquoi s’inclinerait-il cette fois,
alors que le défi est tout aussi sévère.
L’Occident est prêt à pleurer des Juifs victimes, mais pas
reconnaître un peuple Juif vivant. Les antisionistes les plus radicaux
déclarent combattre l’antisémitisme. En fait c’est un jeu rhétorique qui leur
permet d’exprimer sans réserve un profond antisémitisme dont le but est le même
qu’hier : la destruction de l’Etat d’Israël. Tous ces braves gens
souhaite-t-ils, sans oser le dire, que la paix en question conduise à la
destruction d’Israël, puis plus tard à celle de toutes les sociétés encore
libres.
Le manichéisme, (rien n’est justifiable pour Israël, tout l’est
pour ses pires ennemis), la mythologisation, (Israël est intrinsèquement doté
d’une valeur négative absolue, le « sionisme »), et la démonisation,
(aux tares traditionnellement attribuées au judaïsme par les judéophobes, le
sionisme ajoute la monstruosité du nazisme). Dans « L’avenir d’une
illusion », Freud définit ce terme comme suit : Nous appelons
illusion une croyance, quand, dans la motivation de celle-ci, la réalisation
d’un désir est prévalent, et nous ne tenons pas compte, ce faisant, des rapports
de cette croyance à la réalité.
La presse et les médias ont eu un rôle actif, peut-être même
principal dans la fermentation de la haine et de l’inhumanité. C’est ainsi que
s’est élargi, dans le monde moderne, le cercle des ennemis des Juifs.
Les Juifs, érigés en sujet collectif transhistorique, sont
donc accusés de tendances criminelles, censées dériver de la « haine du
genre humain » qu’on leur attribue : le meurtre du Christ,
l’infanticide rituel et le cannibalisme rituel, voire la criminalité sexuelle
(inceste, viol, zoophilie). Cette première strate de stéréotypes d’accusation
suffit à les déshumaniser radicalement. Le Juif, comme sujet universel et
catégorie essentialisée, est accusé à la fois perfide, c’est à dire de
déloyauté, de fourberie, de traîtrise, voire de méchanceté, et de propension à
tromper, voler, exploiter.
L’Antisémitisme par procuration est celui des facilitateurs
qui, par leurs opinions – ou leur silence -, légitiment les passages à l’acte
tout en se gardant de commettre eux-mêmes des actions violentes. L’antisionisme
radical, moderne est né au confluent des luttes anticoloniales, antiracistes
antimondialisation, tiers-mondistes et écologistes.
Pour l’extrême gauche, l’Islam est un réservoir d’opprimés.
Elle y trouve des masses révolutionnaires de substitution. De leur côté, les
islamistes adoptent la rhétorique de l’anticapitalisme et profitent de
l’extrême gauche pour imposer leurs points de vue. C’est un double jeu de dupes.
L’anti-sionisme n’est plus un tabou, c’est même une vertu, l’anti-sionisme des politiques, avec une
complicité malsaine des médias, se poursuit, les juifs seront les boucs
émissaires d’une condamnation injuste.
La gauche a toujours cherché un bouc émissaire de surcroit
intelligent et bien dans sa peau, et de l’autre côté un peuple qui n’existe pas
pour en faire !!!
Le rejet d’Israël est l’aphrodisiaque le plus puissant
des musulmans, disait, non sans humour, Hassan II. Israël est l’alibi. S’il
n’existait pas, il faudrait l’inventer. Chaque fois qu’il y a un problème,
c’est la faute du sionisme. Démontrer qu’Israël est un Etat injuste permet à
l’Europe d’abaisser son sentiment de culpabilité. Elle s’applique à le
dépeindre sous un jour terrible pour éponger sa dette vis-à-vis des Juifs. Un
certain nombre d’intellectuels le « nazifient ». Et la boucle est
bouclée.
Le discours politique qui se fonde sur l’antiracisme et qui
assimile la politique israélienne, en particulier s’agissant du mur de
sécurité, à une politique raciste. Là encore, l’idée que la barrière de
sécurité puisse servir à se défendre est d’emblée caduque ; il y a dissociation
en ce sens que la causalité s’efface au profit de l’emblème, voire du fétiche
raciste. C’est aussi la puissance de l’adéquation qui veut qu’un mot
embolise la chose tout en la débarrassant de sa complexité et surtout ne laisse
pas sans réponse !
Aujourd’hui, la mondialisation est partout au point qu’il
est difficile de ne pas analyser l’antisémitisme sans analyser la globalité
dans laquelle il s’inscrit.
Le contexte politique mondial instable menaçant la vie
elle-même, ou les effets économiques qui menacent les individus d’une soudaine
précarité, ou que ce soit les phénomènes climatiques ou écologiques de moins en
moins maîtrisables, il y a convergence ce qui renforce le sentiment d’une perte
d’abri. Cette forme de psychose, influencée par les discours irresponsables et
partisans des fachos-gauchistes, exerçant un totalitarisme sur le sujet,
qui n’attend que d’être guidé, ne
sachant pas lui même ce qu’il fait là.
Am Israël Haï
Sim Azou