Enfin une réponse intelligent e. Tout d’abord, je
se suis très heureux que vous ayez compris mon analyse. Cependant avec des
mais. Tout d’abord les liquidités injectées par la Fed américaine, la BCE , La
BoE et la BoJ ne sont pas de la monnaie de singe. Pour vous imagez, représentez
le système économique mondial, et donc l’économie mondiale, et donc l’humanité
entière, comme un seul corps vivant constitué d’organes, d’un cœur, de poumons,
d’un foie de réserve, des muscles, des membres, etc., et pensez que le sang qui
circule, c’est la monnaie. Et cette pompe de la monnaie, c’est-à-dire le cœur
du système humain, sont ces grandes Banques
centrales. Pensez-vous que les liquidités qu’elles injectent sont de la
monnaie de singe.
Pensez-vous que les êtres humains, tous les êtres
humains ont leur destin lié à cette monnaie de singe. Pouvez-vous vivre, vous
onechicou, sans monnaie de singe. Le problème n’est pas la monnaie de singe,
mais la quantité dont l’humanité a besoin pour faire fonctionner l’humanité. Voilà
la vraie question.
Ceci dit, vous êtes dubitatif sur la période
actuelle. Je vous pose la question et toujours par analogie avec ce grand corps
humain qu’est l’humanité. S’il y a baisse d’endettement, ne pensez-vous pas que
le coeur du monde se porterait mieux. L’endettement c’est un peu comme le sang
vicié du système, un sang qui a travaillé. Et si l’endettement extérieur a
baissé aux États-Unis, il a baissé aussi en Europe zone-euro, au Royaume-Uni,
au Japon, ces pays sont émetteurs des principales monnaies internationales. Et
que les bilans de ces Banques centrales augmentent, où est le problème ?
Le bilan augmente certes, mais qui est le prêteur ? Et qui est le
créancier ? Ces Banques centrales ont acheté ces dettes (bons de Trésor,
obligations, etc.), elles ont émis des liquidités à partir de rien, mais ces
liquidités ont une valeur internationale et tout le monde en désire. Donc, en
acheteurs de dettes, ils deviennent propriétaires de dettes donc des créanciers.
Et qui est l’émetteur de ces bons de Trésor ? C’est le Trésor public de l’Etat.
Or, la Banque centrale comme le Trésor, c’est l’Etat. En d’autres termes. L’Etat
est à la fois le créancier et le prêteur. Et si on change l’Etat en une
personne, par exemple, vous avez émis un emprunt et vous l’avez récupéré
ensuite en créant de l’argent. Désormais, en récupérant l’emprunt vous devenez
créancier à vous-même. Qu’allez-vous faire de vos emprunts que vous avez
racheté, et personne ne vous doit de l’argent, puisque, en les achetant, vous avez
les remboursés. Donc l’endettement extérieur s’est transformé en endettement
intérieur uniquement de la Banque centrale, c’est-à-dire à elle-même, c’est-à-dire
à zéro pour les bons qu’elle a racheté, ou pour être plus juste qu’elle a
remboursé au nom de l’Etat qui coiffe tout Trésor et Banque centrale.
Il y a cependant une autre possibilité de la dette
que la Banque centrale a rachetée. Et si on assimile toujours que la Banque
centrale c’est vous. Soit vous les maintenez comme écriture comptable et vous
ne dîtes rien sur leur sens, et laisser les économistes épiloguer se perdre
dans les dédales de la rhétorique, soit si vous êtes honnêtes, vous les effacez
puisque le rachat a détruit l’emprunt, vous en tant qu’Etat au même titre que
le Trésor, vous ne devez rien à personne. Soit vous leur donnez une nouvelle
vie, vous allez les revendre ces bons de Trésor. Mais même si vous allez les
revendre, normalement ils apparaîtraient comme des nouveaux bons de Trésor.
Pourquoi des nouveaux ? Parce que la Banque
centrale a remboursé ceux qu’elle a racheté. Et normalement cela équivaut à
leur destruction. Et comme personne ne peut contrôler la Banque centrale, et
personne ne peut lui faire subir un audit, et elle a cherché à être indépendante
du pouvoir politique, et elle a partiellement réussi.
Donc, mon ami, il n’y a ni la guerre, ni l’inflation
ni le défaut. La partie rachetée de la
dette extérieure est détruite.
Lisez un article qui vient de paraître aujourd’hui sur
le budget France :
Nouvelle alerte de la Cour des comptes sur
le déficit public
Ingrid
Feuerstein Le
08/02 à 07:26Mis
à jour à 08:12
Dans son rapport annuel paru ce mercredi, la Cour des comptes
appelle à un effort bien plus drastique sur la dépense publique. Depuis 2012,
40% de la réduction du déficit serait imputable à la diminution de la charge de
la dette.
http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0211781882327-nouvelle-alerte-de-la-cour-des-comptes-sur-le-deficit-public-2063449.php
Voilà, ma réponse un peu en rapide. J’espère qu’elle
vous satisfasse. Si je pourrais, j’écrirais un article sur ce qui ressort des
bilans des grands banques centrales occidentales.
Merci pour la réponse. Cordialement