Bonjour,
Je
m’appelle Seungeun, une Coréenne qui apprend le français.
Pour
approfondir mon frnaçais, je l’ai écrit.
Si
cela ne vous derange pas, n’hésitez pas à faire des commentaires sur cela.
Merci
d’avance de le lire.
L’amour
serait un sentiment de base qui nous fait exister. Sans citer la nature sociale
de l’homme ou la théorie de Freud, clairement, il nous faut l’affirmation de
notre valeur d’exister par autrui, surtout l’amant. Même si qu’on devient plus
nombreux, c’est plus difficile de se retrouver. Ce paradoxe nous montre la difficulté
à laquelle on fait face. Et cela donne certaines explications pour des sites de
rencontres qui nous présentent une autre possibilité de la relation. En même
temps, on remarque que la relation virtuelle est accusée d’être trop loin de la
réalité. En tenant compte de ce contexte
et à travers de l’anecdote de Luciens et Marine, on pourrait aussi se demander
si la relation sur l’internet est vraiment loin du réel et malgré cela, pourquoi
on s’y trouve.
Une
des accusations récurrentes est celle sur la superficialité du cyberespace qui
nous permet un anonymat et d’être à l’aise derrière l’écran. Selon l’accusation,
comme on se retrouve sur l’internet, notre relation devient loin du monde réel.
A contrario, la tournure de la
relation via l’internet montre mieux le vrai visage du réel. Elle reflète
exactement comment on regarde la relation amoureuse d’aujourd’hui. Derrière l’écran,
comme on est tellement à l’aise, on ose dire tout ce qu’on veut, alors que, dans
le reel, on n’imagine jamais à sortir ces mots de la bouche ; ne se contacter
que par les messages sans se voir, sans prendre le poids de la relation pour piquer
le fruit de l’amour.
Je ne parle pas de l’importance
de la relation physique mais de l’audace et l’égocentrisme d’exiger son désir. Nos
appetits bien cachés s’illuminent avec l’obscurité de l’internet. Cet oxymore
nous montre bien la lâcheté humaine. On peut comprendre que le problème n’est
pas où on s’est retrouvés mais comment on se retrouve, c’est-à-dire, on a envie
de mener la relation d’une manière superficielle.
De
plus, cette superficialité serait reproductible avec des situations précaires
liées au capitalisme et à la modernité inhumaine en justifiant l’égocentrisme
par le manque d’argent et de temps pour supporter la relation sérieuse et finalement
par la fameuse peur en nous.
Mais, sérieusement, on est mis
dans la relation superficielle par d’autres ? Je ne veux pas nier la précarité
de nos conditions de vie. À cette ère dominée par la loi du marché, on devient
soit consommateur soit produit et
sûrement, le consommateur est plus pratique et puissant si on a des moyens. Nous,
ceux qui se sont habitués à ces deux options, choisissons un côté de consommation
alors on calcule pour maximiser notre satisfaction par rapport au niveau des
efforts. Cette situation nous montre bien que notre attitude de consommer même
la relation amoureuse la rend superficielle. En ce qui me concerne, Lucien et
Marie ne semblent pas les victimes mais les clients fidèles selon la loi du
marché.
Somme
toute, la relation sur l’internet reflète bien la conscience actulle sur la
relation amoureuse. Sans compréhension mutuelle, si on s’attache à recevoir le
sentiment d’être aimé comme Marie et on ne veut que ce qu’on veut comme Lucien,
vaut mieux l’appeler une transaction parce que la chaleur humaine lui manque. C’est
nous-mêmes qui nous enfermons dans le calcul et alors c’est nous-mêmes qui
pourrions nous sauver.