@Pascal L
Il n’est évidemment pas question de dénigrer les évangiles mais de comprendre ce que ces textes ont vraiment dit. Le dit « Actes des Apôtres » est un texte qui nous est parvenu avec l’évangile de Luc et dont je doute qu’il ait porté ce titre. On reprend la présentation du livre de Jacques à deux volets, à savoir un évangile/épître de Jacques rédigé en clair, non codé, et un texte allégorique à sens caché : le dit Protévangile de Jacques. Nous avons ici ce que j’appelle « Le livre de Luc », également à deux volets, mais en présentation inversée, à savoir un texte allégorique à sens caché, l’évangile de Luc et un texte en clair, non codé, qui l’accompagne, le dit Actes des Apôtres. Pour moi, l’évangile de Luc est une réécriture de l’évangile de Marc par Paul, une réécriture qui lui a été commandée par Philippe, personnage important, je crois de Batanée si mes souvenirs sont bons. Le dit « Actes des Apôtres » est la lettre d’accompagnement que Paul adresse à Théophile, grand prêtre si mes souvenirs sont bons. C’est le témoignage d’un seul Paul qui a enquêté mais pas de tous les apôtres. Or il est clair que Paul a douté : « Si le Christ n’est pas ressuscité, nous sommes les plus malheureux des hommes ! »
En revanche, si vous vous reportez à l’évangile de Matthieu que je considère comme le dernier qui clôt le mystère, si on l’interprète bien, on constate qu’il laisse ses lecteurs libres de croire, vu qu’il devait y avoir moult témoignages contradictoires pour affirmer que tel ou tel crucifié avait prononcé en mourant les paroles sacramentelles. Mais il dit bien « lorsque le Fils de l’homme viendra », ce qui signifie qu’Il n’était venu jusque là qu’en esprit.
Et si les auteurs de ces textes avaient frôlé une vérité qui, aujourd’hui, nous échappe ?