@Fifi Brind_acier
Usine IG Farben détenu partiellement par des fonds US et des brevets US , ces usines n’ont jamais été bombardé malgré le fait qu’elles produisaient du pétrole de synthèse.
@Spartacus
Comment les Allemenands ont tenu pendant 6 ans de guerre sans accès aux ressources pétrolières du Caucase ou de moyen orient ?
Avez vous entendu parler de gazoduc ou de tanker de pétrole traversant les mers pour ravitailler l’Allemagne Nazi ?
Pétrole de synthèse
Concernant Ford voici un article de libération de 98
http://www.liberation.fr/planete/1998/12/04/ford-fournisseur-du-iiie-reich-le-groupe-americain-employait-prisonniers-et-deportes-en-produisant-p_254762
Ford, fournisseur du IIIe Reich. Le groupe américain employait prisonniers et déportés en produisant pour la Wehrmacht.
Washington, de notre correspondant.
« Ford a
conservé des relations très confortables avec l’Allemagne nazie tout au
long de la guerre, et engrangé les profits tirés du travail forcé des
prisonniers de guerre et des déportés employés dans son usine de
Cologne », accuse Melvyn Weiss. Cet avocat new-yorkais est un des plus
redoutés des dirigeants des grandes sociétés américaines. Sa spécialité :
mobiliser les actionnaires mécontents pour lancer des plaintes
collectives contre les géants de l’industrie et de la finance. Mais
l’action en justice lancée en mars par Me weiss devant un tribunal de
Newark (New Jersey) est, dit-il à Libération, « vraiment sans précédent ».
Elle met Ford Motors, une icône de l’Amérique, au banc des accusés, aux
côtés des banques suisses ou des grands noms de l’industrie allemande.
Et la somme de dédommager les milliers de personnes forcées de
travailler dans son usine allemande sous les nazis. En commençant par
Elsa Iwanowa, une habitante d’Anvers (Belgique) d’origine russe, au nom
de laquelle Me weiss a porté plainte contre Ford. Alors âgée de 16 ans,
elle est kidnappée par l’armée allemande à Rostov en 1942 et expédiée à
Cologne pour travailler chez Ford Werke A.G., « sans salaire, avec à
peine de quoi manger », dit-elle.
GM aussi. Le cas « Iwanowa contre
Ford » est la première salve d’un barrage de procès contre des groupes
industriels (Volkswagen, Daimler, Siemens, etc.) que Melvyn Weiss accuse
de n’avoir jamais payé pour l’exploitation de centaines de milliers de
travailleurs forcés, voire de véritables « esclaves ». Il est aussi la
première mise en accusation de l’attitude des Etats-Unis (du moins de
certains Américains) pendant et après la guerre. Un autre avocat, Me
Hausfeld, s’apprête à faire de même contre General Motors, numéro 1 de
l’industrie américaine, selon une enquête du Washington Post publiée à
l’occasion de la conférence. A elles deux, les filiales de GM et de Ford
détenaient plus de 70% du marché automobile allemand à l’arrivée de
Hitler au pouvoir. Elles sont devenues les principaux fournisseurs de la
Wehrmacht en véhicules de transport de troupes. « Ford prétend n’avoir
eu aucun contrôle sur sa filiale allemande, mais c’est absurde », assure
Weiss. Ford Werke A.G. ne fut jamais nationalisé. Ford en a toujours
conservé 52% des parts. « Après la guerre, Ford a touché, en plus de
réparations alliées pour les dommages dus aux bombardements, sa part des
bénéfices de l’usine de Cologne pour la période 1940-1945. » Une période
où les 6 000 travailleurs forcés étaient pour plus de moitié des
prisonniers de guerre français, ukrainiens, belges, italiens ou russes,
comme Iwanowa, voire de déportés juifs de Buchenwald" Directeur nazi. De
plus, le directeur allemand de Ford Werke A.G. (qui avait remplacé un
Américain après l’entrée en guerre en 1941 des Etats-Unis), Robert
Schmidt, a rencontré en 1943 au Portugal (pays neutre) des dirigeants de
la maison mère américaine. Arrêté en 1945, Schmidt fut réinstallé à son
poste dès 1950, bien qu’accusé d’avoir été membre du parti nazi. « Sa
présence à la tête de l’usine était purement cosmétique », affirme Me
weiss. « Le QG de Ford à Dearborn (Michigan) est resté en contact avec sa
filiale tout du long de la guerre », ce dont pourraient témoigner
d’anciens cadres.
Un rapport des renseignements militaires
américains de septembre1945, retrouvé dans les Archives nationales,
décrit Ford Werke A.G. comme « une pièce clé de l’arsenal nazi » ayant
produit 60% des transports de troupes chenillés et blindés de la
Wehrmacht. John Spelich, porte-parole de Ford, rejette ce rapport comme
« erroné » : « Les nazis avaient pris le contrôle de l’usine, et même avant
1941, les dirigeants de la filiale agissaient sans en référer au siège
social. »
Ford a mobilisé des dizaines d’historiens et de
chercheurs pour se disculper. Pour l’heure, la société refuse de rendre
publique son enquête interne. L’« axe » Dearborn-Cologne-Berlin n’est pas
étonnant. Henry Ford était un antisémite notoire, auteur de l’ouvrage le
Juif, problème mondial (1921). Hitler avait dit de lui : « Ford a été un
des mes principaux inspirateurs. » Il lui avait décerné, en 1938, la plus
haute décoration civile du IIIe Reich. Ford avait fait un cadeau de
35000 reichmarks au Führer en 1939 pour son anniversaire".
Philippe