@Samson
Re PS :
« Je me soucie en conséquence de ne pas laisser évacuer trop vite le bébé avec l’eau du bain »
Je souscris tout comme vous à l’impérieuse nécessité d’évacuer au plus vite l’eau souillée pare la fange de cet ordre ancien et révolu et ne cherche en aucun cas à en préserver les vestiges..
Simplement, et à l’inverse de vous qui - fort étrangement pour un conteur - n’envisagez le mythe que pour, au mieux une fantaisie plaisante, au pire un pur tissu de sottises uniquement destinées à soumettre les foules et mieux asseoir le pouvoir d’une caste de prêtres, j’arrive à cette même conclusion par l’intelligence même du mythe et des traditions, notamment ecclésiales, qui y sont associées.
Rassurez-vous donc ! Ces temps troublés mais combien passionnants que nous vivons marquent rien moins que la fin de l’ère chrétienne, et plus largement de l’ère patriarcale auxquelles sont associées tant l’écriture elle-même que les religions du Livre. On ne les pleurera pas ! Et si les spasmes de l’agonie du Patriarcat sont encore fort violents en Islam, l’acte de décès de L’Église catholique a déjà - pour qui sait voir et entendre - été très officiellement mais symboliquement proclamé par le Saint-Siège.
Au delà de la mort d’une religion, l’enjeu pour l’homme de foi reste donc celui de la préservation de l’héritage « spirituel » transmis par sa tradition.
Et d’expérience je prétends que - là où vous ne voyez en toute bonne foi et en toute rationalité que simagrées dénuées de tout sens - une transmission « spirituelle » continue d’opérer et de se perpétuer, quand bien même rares sont les officiants qui en ont encore la conscience et l’entendement !
En fait, c’est juste une question de point de vue : alors que vous qui n’y discernez que fange, je sais qu’il y a un bébé à sauver de l’eau du bain ! 