@Hamed
Je vous remercie pour votre article et vos réponses a mes
commentaires.
Vous avez me semble-t-il une vision du monde très
conventionnelle, celle du TINA, de l’économisme bancaire, dans laquelle toute forme de
volontarisme politique est considérée comme vouée à l’échec face à la force des
marchée, et dans laquelle l’état n’a finalement plus de rôle à jouer sur le
plan économique.
Vos explications ne me convainquent pas. Vous dites à propos
de la Grèce que « Son économie se redresse progressivement. » Rien ne
dit qu’elle ne se relèverait pas beaucoup plus rapidement si elle était sortie
de l’euro (après effectivement une période de crise très importante, probablement un défaut de paiement),
par le tourisme et d’autres leviers. Concernant la Russie, je parlais de la période
d’après 1991, et avant 1999.
D’autre part, quand vous dites « cette situation
dépasse tout le monde et ni les multinationales ni les directeurs de
banques
centrales ne peuvent s’opposer à ce cours de développement du monde. »,
je
pense que vous omettez les états, qui auraient tout loisir de limiter
les
mouvements de capitaux. Sachant par ailleurs qu’en termes de balance
commerciale, les délocalisations, c’est ce qui se fait de pire…. Ce qui
fait la force de l’Allemagne, c’est sa capacité à minimiser les
délocalisations, et la perte de savoir-faire donc de souveraineté qui va
avec.