@ Olivier Cabanel
Votre article représente l’archétype de l’utilisation abusive de données scientifiques pour soutenir des prises de positions idéologiques n’ayant strictement rien à voir, de près ou de loin, avec lesdites données.
L’existence d’ancêtres des anglais à peau foncée et à yeux bleus n’a rien de surprenant.
Dans le monde actuel, il existe également des êtres humains à peau foncée et à yeux bleus ( et souvent à cheveux blonds ), les aborigènes d’Australie.
La coloration de la peau, des yeux et des cheveux est sous la dépendance de nombreux gènes, ce qui explique que celle des yeux et des cheveux puisse évoluer indépendamment de celle de la peau.
La coloration de la peau est très fortement soumise à la sélection naturelle : la pigmentation de la peau est, dans le monde, très fortement corrélée avec la quantité d’ultra-violets reçus par chaque zone géographique. Plus on est dans des pays très exposés aux UV, plus la peau est noire, car elle protège des effets délétères des UV sur la peau ( brulures solaires, cancers cutanés ) et donc constitue un avantage évolutif certain. Au contraire, dans des pays peu exposés aux UV, tels que les îles britanniques, la peau foncée est un handicap évolutif important, car elle empêche la synthèse de vitamine D par la peau. Donc, l’évolution a fait qu’ont été très favorisés dans ces contrés les individus à peau claire, néanmoins les individus à peau foncée pouvaient survivre si leur alimentation était riche en vitamine D ( poissons de mer, par exemple ), autrement, il y avait un risque très élevé de rachitisme par déficit en vitamine D.
Il est probable que les ancêtres de cet homme, comme tous les sapiens venus d’Afrique, n’étaient pas depuis des millénaires en Angleterre, sinon ils auraient déjà fini par être à peau claire en raison de la pression de sélection.
Donc, parlant dans votre titre d’une récente information intéressante au sujet de la reconstitution, par des experts en génétique, de l’aspect physique d’un homme de l’Angleterre préhistorique, vous sautez du coq à l’âne en vous lançant dans une diatribe contre ce que vous appelez « l’islamophobie » .
C’est un peu comme si vous écriviez un article dont le titre annonce les dernières révélations scientifiques sur la couleur des dinosaures et que vous commenciez le premier paragraphe sur une diatribe contre la pollution créée par les usines de peinture ! Cela n’a strictement rien à voir, c’est hors sujet.
En réalité, vous vous moquez totalement de l’aspect physique du premier anglais. Si celui-ci avait été de type asiatique au lieu d’avoir la peau noire, vous n’auriez probablement rien écrit à son sujet.
Le seul sujet de votre article est de faire croire à vos lecteurs que ce que vous appelez les islamophobes, et que j’appelle les anti-islams, ou les opposants à l’islam, sont des racistes anti-arabes en suivant, si je comprend bien, un pseudo-raisonnement tortueux d’un sophisme absolu : les racistes anti-noirs sont ridicules puisque leurs ancêtres étaient noirs ( ce en quoi je suis évidemment d’accord avec vous ) donc les islamophobes sont méchants, car tous ceux qui sont racistes anti-noirs sont aussi racistes anti-arabes, et donc racistes anti-islam, et donc, l’existence de cet anglais noir « prouve » la nocivité des opposants à l’islam... ( là, il faut prendre 1 comprimé de Doliprane ! ).