Toujours.
A chaque privatisation, le discours precedent l’introduction en bourse est :
« Non non non on ne privatisera pas [mettre ici le nom de l’entreprise], c’est un fleuron de l’etat et nous souhaitons au contraire affirmer que nous restons tres attaches a la mission de service public de cette entreprise et que blah blah blah »
De plus, l’experience anglaise de la privatisation ferroviaire est un pur succes.
Connaissez-vous le nombre de morts et la mediocrite du service depuis sa privatisation ?
In memoriam (source Wikipedia) :
Gouvernement Jacques Chirac
* Compagnie générale d’électricité (la CGE devient Alcatel en 1998) 23 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital, 2,5 millions de souscripteurs.
* Paribas, 23 janvier 1987, mise en bourse de 100 % du capital (OPV).
* Saint-Gobain, 1986.
* Société générale, 27 juin 1987, mise en bourse de 100 % du capital.
* Suez (groupe)
* Crédit commercial de France, 7 mai 1987, mise en bourse de 100 % du capital.
* TF1, 16 avril 1987, Bouygues acquiert la majorité du capital.
* Matra, 1988.
* Havas, 1987.
* Mutuelle générale française, 1987.
* Banque du bâtiment et des travaux publics, 1987.
Gouvernement Michel Rocard
* Crédit local de France, 5 avril 1991, privatisation partielle
Gouvernement Édouard Balladur
* Rhône-Poulenc, 1993.
* Elf-Aquitaine, 1994.
* Renault, 1996, ouverture du capital.
* UAP, 1994.
* SEITA, 6 février 1995
Gouvernement Alain Juppé
* AGF, 1996, mise en bourse de 51 % du caital, l’État ne concervant que 2 %.
* CGM (Compagnie générale maritime), 1996, vente de gré à gré, pour 20 millions de francs, à la Compagnie maritime d’affrètement (CMA) qui devient CMA-CGM.
* Péchiney, 1995.
* Usinor-Sacilor, 1995.
* Compagnie française de navigation rhénane (CFNR), 8 novembre 1996, vente de gré à gré à l’association technique de l’importation charbonnière (ATIC) des 75,7 % du capital détenus par l’État.
* BFCE, 1996, vente de gré à gré au Crédit national. La fusion de ce dernier avec la BFCE donne naissance à la banque Natexis.
* Bull, 1997.
Gouvernement Lionel Jospin
* Air France, 1999, ouverture du capital.
* Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
o Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d’euros.
* Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
* France Télécom, 1997, ouverture du capital.
o Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
o Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
* Eramet, 1999.
* GAN, 1998.
* Thomson Multimédia
o 1998, ouverture du capital.
o 2000, suite.
* CIC, 1998.
* CNP, 1998.
* Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin
* Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation partielle)
* France Télécom
o Septembre 2004 : mise en bourse de 10,85 % du capital (part résiduelle de l’État : 42,25 %)
* SNECMA,
o 18 juin 2004, mise en bourse de 35 % du capital pour une recette de 1,3 milliards d’euros ;
o 29 octobre 2004, rapprochement avec Sagem dans le cadre d’une OPA/OPE qui achève la privatisation de la Snecma. Après fusion, le nouvel ensemble prend le nom de Safran.
* Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (privatisation partielle)
Gouvernement Dominique de Villepin
* Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 75 % - sur appel d’offres)
* Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 70 % - sur appel d’offres)
* Autoroutes du sud de la France (privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital - 51 % - sur appel d’offres)
* Gaz de France, 8 juillet 2005, mise en bourse de 20 % du capital, dont une partie en augmentation de capital. L’opération rapporte environ 2,5 milliards d’euros à l’État et 2 milliards à l’entreprise.
* SNCM (projet, privatisation partielle)
* Électricité de France (projet, privatisation partielle)