Dans la tradition celtique d’Irlande, l’hirondelle est représentée par le nom de Fand, l’épouse du Dieu de la mer Manannan. Tombée amoureuse du héros solaire Cúchulainn, elle l’invite dans l’autre monde où il passe un mois auprès d’elle. Puis, Cúchulainn retourne auprès de sa femme Emer. C’est alors qu’emplie de mélancolie, Fand revient vers son mari, le Dieu de la mer qui était venu la chercher. Ce passage mythique de la tradition celtique est marqué par l’amour, ce qui coïncide parfaitement avec le symbolisme du printemps. L’hirondelle doit en partie son rôle important au fait qu’elle ne se pose jamais sur la terre, ce qui fait d’elle une créature exempte de toute souillure. Cette idée se retrouve dans la tradition celtique d’Irlande où l’un des trois fils de Nechtan Scene du nom de Fandle est tué par Cúchulainn. Ce Fandle était connu pour son extrême légèreté et pour son aptitude à combattre au-dessus de l’eau.
Dans le symbolisme païen, l’hirondelle est un véritable véhicule dans le mécanisme cyclique de la fécondation de la terre. Cet oiseau est ainsi lié à l’aspect céleste qui vient s’unir à la terre afin de générer son renouvellement. Il était recommandé qu’on ne dérange point l’hirondelle, et encore moins qu’on la tue. Avoir dans sa maison un nid d’hirondelle était considéré comme un puissant signe de chance pour la saison à venir.