Oups ! Je n’avais pas vu la succession des messages ni que la réponse de Sylvio était pour Mat. M. Mat a parfaitement raison de dire que ce sont des problèmes de proximité qui engendrent cette violence, notamment le chômage, que les media (TV et journaux mais aussi blogs et mobiles) amplifient les actes de quelques-uns en grand happening, que cela rappelle aux « anciens » de 68 leur jeunesse et qu’ils ont donc une certaine indulgence à cette égard. Indulgence que je ne partage pas, ni M. Badinter (voir article précédent sur Agoravox).
Mais ces phénomènes de proximité, ils faut les replacer dans leur contexte global. Le repli sur soi est un phénomène mondial. Après la fin des deux blocs, on pouvait croire qu’une seule terre allait naître. Pas du tout ! Ce sont des ensembles régionaux qui ont surgis (UE, Alena, Association du sud-est asiatique, Mercosur, CEI) et, en même temps, des micro-nationalismes (Bosnie, Kosovo, Cachemire, Corse réavivée, réveil sud-américain, etc.) Comme quoi les « empires » ont parfois du bon, ils mettent un couvercle sur la marmite des égoïsmes locaux. Nous avons donc nationalismes identitaires d’un côté ET globalisation économique de l’autre. D’où contradictions, d’où chômage (délocalisations au moins cher, création d’emplois aussi là où est le marché), d’où peurs de perdre son identité, d’où nationalisme et repli sur soi... La crise de 1929 a eu exactement les mêmes conséquences - avec la fin que l’on sait (la montée des intolérances, des fascismes - et la guerre). C’est pourquoi il est vital d’analyser les causes des violences et de ne pas se tromper pour agir.