"Le résultat est que l’on arrive plus très bien à comprendrez qui gouverne
dans ce pays comme on peut l’observer à travers une politique étrangère versatile et
contradictoire."
Personnellement,
je me pose plutôt la question de savoir d’où émanent les initiatives et les
décisions. Et cela depuis des mois... Quand Trump félicite Poutine pour sa
réélection et qu’il l’invite à la Maison-Blanche, ce sont deux initiatives qui
tendent clairement à prendre l’Etat profond à contre pied*.
Dans les autres
cas, lorsqu’il y a doute, la solution est de rester dans l’expectative jusqu’
ce que l’on commence à percevoir des conséquences concrètes, par exemple, pour
les mois qui viennent, avec la Corée du Nord et l’Iran. S’agissant de la Corée
du Nord, le Huffington Post – anti-Trump viscéral, dès le début des primaires républicaines
– le président a d’ores et déjà gagné la partie.
Wan Heo, du Huffpost-Corée
écrit : « Lorsque le sommet aura finalement lieu,
les Etats-Unis se retrouveront dans une position dominante, puisqu’ils auront
déjà démontré qu’ils sont capables d’annuler la rencontre si la Corée du Nord
ne joue pas franc jeu. »
« …par un état surendetté qui -cette
fois sur ordre de l’oligarchie- supprime l’impôt à tout va et taille sans
vergogne dans les dépenses sociales. »
Dans le même
temps, tous les indicateurs économiques sont au vert, et le Sentier Research, un organisme qui suit « l’évolution du revenu sur une base mensuelle à
l’aide des données du recensement », vient d’annoncer que le revenu médian
des ménages a augmenté de 3 % depuis que Trump est au pouvoir, passant de 59 471
$ en janvier 2017 à 61 483 $ à avril 2018, pour être le plus élevé
depuis 50 ans, après ajustement de l’inflation.
« Les
gouvernements d’Europe de l’ouest, en particulier de la France qui avait
résisté jusqu’à la fin du XXe siècle, ont choisit le mauvais camp qui est celui
de la vassalisation à une puissance en déclin. »
L’une de leurs
premières préoccupations fut de faire assumer par d’autres l’essentiel des coûts
de leur défense contre le bloc communiste. Et, en l’état actuel de leurs
économies, la mise sur pied d’une défense européenne indépendante crédible est
une èpure chimère.
« La première étape est de cesser
de croire à la propagande médiatique… »
A en croire
Daniel Schneidermann, dans Libération de ce jour, les choses ont déjà changé
aux Etats-Unis. Et grâce à… Donald Trump :
« Il est un domaine dans lequel la réussite de Donald Trump
est éclatante : il a réussi à faire du paysage médiatique américain un champ de
ruines. Non pas économiquement : le New York Times se porte bien, et
l’hostilité tonitruante de Trump a même fait grimper son nombre d’abonnés. Mais
si les grands médias américains survivent tant bien que mal, en revanche, plus
aucun n’est véritablement crédible. Leur voix est une voix parmi
d’autres, une version parmi d’autres dans une cacophonie qui laisse perdus les
citoyens. »
* Poutine sait parfaitement à quoi s’en tenir, qui
déclarait à Oliver Stone, après l’élection de Donald Trump : « La
vie amène son lot de changements. Mais, partout, et surtout aux Etats-Unis, la
bureaucratie est très forte et gouverne le monde. »