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Petit guide de survie intellectuelle au royaume de l’oligarchie et de l’état profond

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Oligar-chie

 Dans son célèbre ouvrage « De l’esprit des lois » publié au 18e siècle, Montesquieu théorisa suivant trois axes la répartition et la séparation des pouvoirs de l’état avec le législatif, l’exécutif et le judiciaire.
Ultérieurement, un quatrième pouvoir concernant les moyens de communications au sens large ou médias de masses dits « Mainstream » fut ajouté à la liste du fait, dans le cadre d’un régime démocratique, de son énorme influence sur les électeurs.

A l’heure où en occident une oligarchie financière systémique et sans visage a réussit à prendre le quasi contrôle de tous ces pouvoirs, il est nécessaire de comprendre qui elle est ainsi que ses modes de fonctionnement afin d’appliquer l’un des célèbres adages de Sun Tzu :
« Pour vaincre l’ennemi, il faut connaitre l’ennemi ! »

L’objectif pour les peuples est ambitieux, il s’agit de remettre le diable dans sa boite en passant par l’étape incontournable d’une prise de conscience massive des cerveaux.
Ces derniers sont aujourd’hui, comme l’ont dénoncé par exemple Bourdieu [1] ou Chomsky [2], largement sous contrôle de l’influence télévisuelle et plus généralement des médias « Mainstream » encore appelés « MSM » (*) devenus l’un des bras armés de l’oligarchie.

(*) MainStream Médias

L’oligarchie est constituée d’une minorité d’individus qui concentre entre ses mains une part majeure des richesses mondiales.
Que sait on au juste sur cette dernière et sur ses modes d’action ?

 

Géopolitique, oligarchie et état profond

La situation actuelle est la résultante d’une généalogie événementielle dont les origines remontent à 1945 lors du partage du monde entre l’est et l’ouest durant la conférence de Yalta.

A la fin de la seconde guerre mondiale lors des négociations de Yalta entre les vainqueurs russes, américains et britanniques, le monde fut divisé en deux blocs avec d’un coté le bloc-BAO pour « Bloc Américano Occidental » et de l’autre le bloc soviétique constitué de l’URSS et des pays limitrophes d’Europe de l’est.

Dans le domaine financier, le système monétaire mondial fut basé sur l’hégémonie du dollar américain avec les accords de Bretton Woods ayant conduit à la création de deux institutions d’obédience occidentale : la Banque Mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI).
L’ONU fut également créée à cette époque afin de donner un cadre législatif au droit international ainsi qu’une tribune mondiale permettant de prévenir les conflits par le dialogue.

Cette situation perdura durant un demi siècle jusqu’à la disparition endogène du bloc soviétique en 1991, les États-Unis devinrent durant un temps les leaders d’un monde unipolaire.

Cependant, au début du 21e siècle la progression fulgurante de la Chine puis le retour de la Russie (*) sous l’action très efficace de Vladimir Poutine mirent fin assez rapidement à cette hégémonie.

(*) Après un début de pillage du pays sur le cadavre de l’URSS durant les années 1990.

Ces deux nouvelles superpuissances, économique pour la Chine et militaire pour la Russie, conduisirent à la création du bloc économique BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et surtout de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) trop méconnue en occident.
Ces deux institutions associées à la création de la banque des BRICS sont complètement indépendantes de leurs concurrentes du monde occidental.

Nous sommes entrés aujourd’hui dans une situation multipolaire avec le bloc BAO constitué de deux pôles économiques que sont les USA et l’Europe de l’ouest et en face le bloc BRICS dominé par le couple Chine-Russie.

Économiquement parlant, américains et européens sont dans une situation critique avec leurs déficits chroniques induisant des montagnes de dettes contrairement aux BRICS débiteurs de ces derniers et dont le PIB va bientôt dépasser celui du bloc BAO [3].

A l’heure où un rapprochement économique alternatif se fait à travers l’OCS, le bloc BAO est non seulement en concurrence avec les puissances émergentes mais également en interne. En effet, les USA mènent une guerre économique sans merci à leurs vassaux européens comme l’avait reconnu François Mitterrand peu de temps avant sa disparition.

Pour comprendre le cas américain, il faut avoir à l’esprit quels sont les véritables centres de pouvoir dans ce pays.
Hormis le pouvoir politique exécutif, soit le président des États-Unis et le congrès, on distingue d’abord au sommet de la pyramide la fameuse oligarchie financière mondialisée constituée de ceux qui détiennent les capitaux, à savoir les actionnaires des entreprises multinationales par ailleurs en concurrences entres elles, ce sont les fameux 1% qui détiennent plus de richesses que les 99% restants.
Le seul objectif de cette dernière est de s’enrichir toujours plus quel qu’en soit le moyen et quelles qu’en soient les conséquences, en premier lieu au détriment des salariés qui produisent les richesses par leur travail et en second lieu en minimisant les contributions fiscales et sociales.

Cependant, l’oligarchie n’est pas seule car il existe un second pôle de pouvoir majoritairement basé aux États-Unis appelé « État profond » (Deep State) sur lequel il est indispensable d’attirer l’attention.

Tout commence lorsque les élites américaines se mirent à croire en leur « destinée manifeste« , ces dernières considérèrent alors non sans hybris que ce pays était le dépositaire d’une mission divine pour répandre -de préférence par la force- la « démocratie à l’américaine » sur toute la planète.
L’état profond est une sorte de marécage ténébreux et méphitique où grouille une faune gluante et vénéneuse de psychopathes dont l’objectif est de prendre le contrôle de toutes les ressources de la planète et accessoirement d’imposer son mode de vie. Pour ce faire, ils comptent sur une suprématie militaire qu’ils tentent de conserver à coups de milliards de dollars.

Deep State

L’identification rigoureuse de ses composants est assez complexe dans la mesure où ce dernier, sans se mettre lui même en avant, use de toute son influence pour imposer sa politique hégémonique à l’exécutif.

L’un de ses constituants majeurs évident concerne le complexe militaro-industriel. Le président Eisenhower avait annoncé en 1961 dans son discours de fin de mandat le risque que ce dernier devienne une entité autonome hors de tout contrôle démocratique.
C’est aujourd’hui et depuis longtemps chose faite.
Avec un budget de la défense d’environ 600 Milliards comparable au PIB de la Suisse, le niveau de puissance correspondant est en théorie vertigineux.
Associé à ce complexe, on trouve l’establishment et autres neocons’ avec la frange historique des tenants de la destinée manifeste des États-Unis.
Cet ensemble est complété par les différentes agences de renseignement avec en tête la CIA dont les crimes majeurs commis contre des états « non amis » ne sont plus à démontrer. Comme l’a révélé Edward Snowden, la NSA quand à elle est chargée d’espionner la planète entière, alliés compris…
Citons enfin l’influence exogène considérable du lobby israélien AIPAC (CRIF en France) sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient où tous les coups sont permis.

L’oligarchie et l’état profond constituent un ensemble bipolaire aux intérêts parfois divergents. Sa principale caractéristique est de rester le plus discret possible et de faire agir à sa place ceux qui détiennent le pouvoir politique dit « démocratique » en utilisant la MSM comme porte-voix.

La technique de contrôle utilisée est des plus simple, elle consiste à utiliser tous les moyens possibles pour influencer l’exécutif et l’opinion publique, que ce soit par exemple à travers le lobbying ou avec le rachat massif des médias de masse.

L’élection de Trump malgré l’opposition de 95% des médias et les sondages fut un énorme échec pour l’élite.
La folle belliqueuse Hillary Clinton, championne de l’oligarchie US et de l’état profond fut battue à plate-couture par cet industriel milliardaire, certes assez fruste mais plus préoccupé par la réindustrialisation du pays et par la détente avec la Russie que par la spéculation financière et les guerres d’ingérences sans fin.

Nous assistons depuis cette élection à une quasi guerre civile sans merci entre l’administration Trump et ce fameux état profond qui cherche à l’éliminer ou à minima à le soumettre.
Le résultat est que l’on arrive plus très bien à comprendrez qui gouverne dans ce pays comme on peut l’observer à travers une politique étrangère versatile et contradictoire.

Remarquons en particulier que le financement de l’énorme machine de guerre US est de plus en plus difficilement assuré par un état surendetté qui -cette fois sur ordre de l’oligarchie- supprime l’impôt à tout va et taille sans vergogne dans les dépenses sociales.
Ce contexte explique également la violence mise dans les tentatives de destruction du bloc BRICS [3] des insoumis d’en face -et de ses alliés tels que l’Iran ou la Syrie- qui œuvre par ailleurs à se libérer au plus vite des chaines du dollar, l’un des derniers vecteurs d’une puissance américaine sur le déclin.
La chute du billet vert signera la fin définitive de ce qui reste de la puissance impériale, elle ne pourra plus vivre au dessus de ses moyens en faisant marcher la planche à billets et en exportant son inflation.

Venons en maintenant au système de mise sous tutelle des pouvoirs politiques par l’oligarchie.

Un système de pouvoir en poupées russes

Régis Chamagne a décrit le système de pouvoir dans les pseudo démocraties occidentales organisé suivant des cercles concentriques [4].

Au centre, on trouve bien entendu l’oligarchie, ce ramassis de ploutocrates constituée des actionnaires, banques et autres multinationales.

Le dominium mundi de cette dernière est basé sur une convergence d’intérêts adossée à une idéologie commune : libre échange, ultra-libéralisme, mondialisation, affaiblissement des états, etc .
L’oligarchie ne possède pas d’organisation pyramidale, elle serait plutôt de type « rhizomatique » (*) car l
es individus importent peu. Il existe cependant plusieurs instances officieuses d’échanges et de rencontres périodiques telles que le Bilderberg ou la Trilatérale.

(*) Structure horizontale dénuée de niveaux hiérarchiques.

Le second cercle qui entoure et protège le premier est constitué de la classe politique au pouvoir associée à la MSM inféodée au premier cercle qui en sont d’ailleurs les propriétaires [5] [6].

Le troisième cercle comprend l’armée et la police aux ordres du pouvoir politique dont le rôle est la protection du second cercle.

Et enfin, le cercle extérieur est constitué de la population où tout est fait pour qu’elle se tienne tranquille et ne remette pas en cause l’hégémonie des différentes strates du pouvoir.

Cercles pouvoir

La puissance potentielle des états forts et non alignés reste cependant un danger pour l’oligarchie.
Cette dernière a aujourd’hui mis en place deux mécanismes de contrôle, ces derniers furent durant un temps limités à l’Europe occidentale mais leur vocation est de s’étendre sans limites :
1) Contrôle économique avec l’UE (Union Européenne)
2) Contrôle militaire avec l’OTAN

Citons également l’anomalie de la gestion privée de la monnaie à travers la privatisation de la FED en 1910 avec le « complot » de l’ile Jekyll.

La partie du monde non alignée (Chine, Russie, certaines nations arabes, etc) avec le bloc BAO fait partie des ennemis à intégrer ou à défaut à détruire. Cette assertion explique la majeure partie des conflits économiques ou géopolitiques que l’on constate aujourd’hui sur la planète comme par exemple en Syrie et en Ukraine.

Coté européen, l’oligarchie avec la complicité de la classe politique [7] a usé de toute son influence pour jeter l’Europe de l’ouest sous la coupe d’institutions supra-nationales à la botte des États-Unis à travers ce qu’Annie Lacroix-Riz a nommé le « Carcan de l’Union Européenne » [8].
L’Amérique possède aussi une arme de destruction massive de ses concurrents économiques à travers l’extraterritorialité du droit US basé sur l’utilisation mondiale du dollar (*) et une institution scélérate dénommée « Advocacy Center« .

(*) Voir en particulier le scandale Alstom où l’état a laissé passer sous contrôle américain une partie de notre industrie nucléaire de défense [9] (résumé ici).

Paradoxe remarquable, le président des États-Unis étant en quasi guerre civile avec l’état profond, ce sont les européistes qui sont maintenant les premiers défenseurs de l’idéologie de ce dernier !

Les dernières élections françaises ont d’ailleurs donné des sueurs froides à l’oligarchie avec le risque d’échec de leur factotum local, cependant tout s’est bien terminé avec la victoire de l’exécutant Macron [10].

Autre paradoxe, la petite Grande Bretagne sortante de l’UE avec son Brexit est devenue le chef de file du bloc BAO dans sa mesquine politique de diabolisation de la Russie (*) pour cause de « trumpisme » pas vraiment aligné avec cette dernière.

(*) Voir par exemple l’affaire Skripal ou les récentes frappes imbéciles contre la Syrie basées sur des fake news.

L’organisation OTAN, émanation obsolète de la guerre froide avec l’URSS est devenue un outil de vassalisation militaire des USA vis à vis des nations d’Europe de l’ouest avec son extension jusqu’aux frontières de la Russie, violant ainsi la parole donnée à cette dernière.

Pour cornaquer les masses populaires, la première phase consistait à prendre le contrôle des médias, c’est chose faite [5][6].
La seconde phase consistait à mettre au point une rhétorique matraquée par ces derniers afin de masquer un totalitarisme qui ne dit pas son nom.

Coup de chance, cette rhétorique existait déjà pour avoir été développée dans le cadre du management des entreprises sous le nom de « théorie de la (bonne) gouvernance ».

Rhétorique de la gouvernance, médiocratie et extrême-centre

Le philosophe Alain Deneault [11] a effectué un remarquable travail d’analyse des techniques manipulatoires modernes issues des travaux états-uniens menés dans les années 1970 sur le management des entreprises.


Alain Deneault

Après l’échec des techniques de management scientifique des grandes entreprises de l’après-guerre, les théoriciens de l’organisation se sont inspirés de la rhétorique théologique afin de construire un nouveau modèle de domination.

Une théologie de l’entreprise fut alors élaborée suivant trois axes :
. une religion de la marque
. un personnel censé accorder une foi sans réserve dans l’activité de l’entreprise
. un communautarisme d’entreprise incluant ses clients « consommateurs croyants »

La mise en place de cette religion fut associée à une casuistique manipulatoire appelée « gouvernance » basée sur des termes creux mais à connotations laudatives : excellence, innovation, progrès, efficience, etc…

Cette rhétorique lénifiante n’a en réalité d’autre but que de détourner l’attention du seul véritable objectif de l’entreprise qui est de tout donner à l’actionnaire (oligarchie) et de ne laisser que la part congrue au salarié selon un mécanisme bien expliqué par Paul Jorion. Le salarié est alors invité à laisser -s’il en possède- sa réflexion au vestiaire et à endosser l’habit du médiocre, qui signifie littéralement « dans la moyenne ».
Le médiocre ne sera donc ni brillant ni totalement incompétent d’où le choix par Alain Deneault du terme « médiocratie ».

Cette manipulation « incite » le collaborateur de l’entreprise à adhérer à la religion, ou du moins à faire semblant, sous peine d’excommunication se traduisant par un licenciement !

En face des ces pratiques, Alain Deneault a identifié cinq typologie comportementales.
On trouve d’abord le « cassé », incapable de s’intégrer au système et qui mène donc une existence précaire.
Vient ensuite le « médiocre par défaut » qui croit naïvement aux mensonges dispensés.
Le pire des profil est appelé « médiocre zélé », c’est une véritable plaie (sic) qui marche totalement dans le système dans le but d’en obtenir quelques faveurs, ce dernier possède en outre la capacité de reconnaitre immédiatement ses semblables pour se constituer en meutes de « petits chefs ».
La quatrième typologie concerne le « médiocre malgré lui » qui n’est pas dupe mais qui doit cependant se nourrir et survit tant bien que mal dans un contexte délétère parfois à coup d’antidépresseurs !
En dernier, on trouve le « rebelle », la tête brulée qui dénonce et qui peut au final être récupéré par le système sous la forme d’une star.

Cette nouvelle forme de religion, parfaitement aliénante au sens orwellien du terme, a donc envahi dans un premier temps le champ de l’entreprise.

L’oligarchie ayant quasiment pris le contrôle de tous les pouvoirs politiques et médiatiques, elle n’eut donc qu’à adapter le discours de la gouvernance à son usage pour le déverser à travers ces derniers.

On observe donc une rhétorique apodictique avec ajout de quelques mots clés pour couvrir les champs politiques, économiques et médiatiques : progrès, réformes, privatisations, croissance, modernité, mondialisation heureuse, vérité, réalité…..

On retrouve donc dans les discours politiques alignés et dans les médias associés la même rhétorique Potemkine que dans le bla bla de la communication des entreprises.

Les typologies précitées se retrouvent peu ou prou dans les champs politiques et médiatiques avec un système opérationnel de contrôle suivant plusieurs axes.

Des techniques de contrôle éprouvées

Il n’a évidemment pas échappé à l’oligarchie que la MSM est un fantastique outil de formatage en masse des cerveaux, leur prise de contrôle fut des plus simples puisqu’il a suffit de les racheter progressivement en quasi totalité.
Les oligarques ont alors juré la main sur le cœur qu’ils n’intervenaient en aucun cas dans les lignes éditoriales, ce pseudo débat a été définitivement tranché par Aude Lancelin, insider involontaire, qui a dénoncé en détail ce qu’elle a vécu durant ses 15 années dans la MSM [12].
Pour la presse écrite, l’hémorragie de lecteurs due à une propagande devenant trop visible fut partiellement compensée par les scandaleuses subventions de l’état.
Paradoxe de cette même presse croupion qui éructe à longueur de temps sur les assistés en oubliant que si elle ne l’était pas elle même, alors elle aurait disparu depuis longtemps.
La situation actuelle est un retour à celle d’avant-guerre, une sorte de progrès inversé.

Pour le cas de la classe politique, la prise de contrôle n’est cependant pas totale.
L’oligarchie agit principalement à travers un lobbying très efficace à l’instar de celui qu’a décrit Philippe De Villiers au sein du parlement Européen (Interview ici). Ce dernier nous explique que les transnationales investissent environ trois milliards annuels pour financer une armée de plus de 30 000 lobbyistes destinés à contrôler les eurodéputés et autres bureaucrates qui établissent les législations rédigées directement par les multinationales.
Une anecdote frappante concerne le classement des eurodéputés selon trois catégories, on distingue d’abord les jaunes qui sont les députés abordables et donc « compréhensifs », viennent ensuite les rouges dans la catégorie récalcitrants et enfin les gris « à démarcher avec doigté ».
Les députés « jaunes » voient leur avenir post-mandat assuré avec en récompense pour services rendus des postes à hauts salaires dans un grand groupe privé, ces derniers peuvent même ensuite revenir en politique pour un nouveau cycle, on nomme ce système d’aller-retour public-privé des revolving doors.

Coté bloc BAO, les atlantistes tentent de pérenniser le futur de leur idéologie en construisent des ponts entre les deux rives avec des programmes tels que les Young Leaders (France-USA) avec sa branche Italienne.

Lorsque l’oligarchie propulse ses champions au pouvoir suprême

Les partis traditionnels ayant épuisé leur crédibilité, des mouvements présentés comme nouveaux, jeunes et dynamiques sont apparus (En Marche). Ces derniers surfent en fait sur une pensée unique réactionnaire à l’identique de celle de ses prédécesseurs, seule la façade change.

En effet ceux qui représentent en particulier la vraie gauche comme la France Insoumise sont qualifiés de partis extrémistes, d’autres sont traités de complotistes comme l’UPR de François Asselineau ostracisé par les médias malgré les obligations légales du CSA.

Le cas du Front national est spécifique car ce parti dénoncé comme xénophobe par ses adversaires a subit durant la période Marine Le Pen une cure de dédiabolisation en particulier sous l’influence de Florian Philippot se réclamant proche des idées de Jean-Pierre Chevènement.

Aujourd’hui, le parti LREM de Macron construit de toutes pièces pour gagner les élections avec le soutien total du bras armé médiatique de l’oligarchie est typiquement un parti qui communique avec un discours de l’extrême centre [11].
Emmanuel Macron est un profil typique issu des grandes écoles françaises, il ne possède pas de pensée personnelle et ne sait qu’appliquer des consignes venues d’autorités supérieures. Le régime Macron est donc 100% favorable à ses sponsors comme on le constate dans les faits.
Coté économie, il applique la politique dictée par l’Union Européenne (GOPE), et pour les affaires étrangères il suit une « politique Daladier » et virevoltante calquée sur celle des anglo-saxons en particulier des USA.
Selon ses thuriféraires, sa communication absconse est l’illustration d’une « pensée complexe », d’autres analystes (probablement mauvaises langues !) parlent plutôt de logorrhée.

Ce contexte d’une oligarchie occidentale dominante et internationalisée explique pourquoi l’on constate dans les principaux pays occidentaux un florilège d’imposteurs au pouvoir qui vont du fou dangereux (W. Bush, Sarkozy) au parfait crétin (Hollande) en passant par le bavard médiocre (Macron).

On fait quoi maintenant ?

La lutte pour le pouvoir entre des classes dominantes minoritaires et des classes dominées majoritaires est vieille comme le monde.
Depuis 1789, plusieurs révolutions ont eu lieu en France où une partie de la légitime souveraineté du peuple fut acquise grâce à l’avènement de la République associée au pouvoir des urnes.

Aujourd’hui, le balancier penche une fois de plus en faveur de l’oligarchie avec en parallèle une lutte d’arrière garde de la dernière puissance impériale pour empêcher l’avènement d’un monde multipolaire.

Les gouvernements d’Europe de l’ouest, en particulier de la France qui avait résisté jusqu’à la fin du XXe siècle, ont choisit le mauvais camp qui est celui de la vassalisation à une puissance en déclin.

Pour ceux qui rêvent d’une nouvelle révolution violente, rappelons que ce type d’action est parfaitement inutile s’il n’existe pas un système de rechange intelligemment construit pour prendre le relais. Citons Soljenitsyne qui a rappelé les leçons de l’histoire avec des révolutions qui finissent souvent très mal comme celle de Russie avec 70 ans de totalitarisme et des millions de morts.

Le visionnaire Orwell avait parfaitement anticipé un principe de novlangue aujourd’hui appliqué quotidiennement par nos élites au pouvoir : « l’ignorance c’est la force ».
La véritable révolution consiste donc bien à casser ce mécanisme et à faire prendre massivement conscience de la situation réelle à la population. La première étape est de cesser de croire à la propagande médiatique, la seconde de faire usage de son droit de vote à bon escient pour reprendre sa souveraineté.
Cependant, éjecter cette coterie ne suffira pas s’il n’existe pas une alternative crédible à la politique de classe de cette dernière.
Il semblerait bien que cette alternative soit devant nos yeux !

Liens
[1] « Sur la télévision » – Pierre BOURDIEU – 1996
[2] « La Fabrication consentement » – Noam Chomsky
[3] Bras de fer « Coalition occidentale » contre « BRICS/OCS » : Point de situation et perspectives – Général Dominique Delawarde
[4] « Le système peut il s’effondrer ? » – conférence Régis Chamagne 02/2018 ici.
[5] « Le 4ième pouvoir a été racheté ! »
[6] « Concentration des médias en France et ailleurs » – site Acrimed
[7] « De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises »
[8] « Aux origines du carcan européen » – Annie Lacroix-Riz – 2014
[9] « Guerre Fantôme » – Reportage brillant sur le scandale Alstom
[10] Qui contrôle les médias, contrôle les cerveaux…et les bulletins de vote ! .
[11] « Médiocratie, Politique de l’extrême centre, Gouvernance » – Alain DENEAULT
[12] « Le monde libre » – « La pensée en otage » – Aude Lancelin

Article source :
https://zevengeur.wordpress.com/2018/05/09/petit-guide-de-survie-intellectuelle-au-royaume-de-loligarchie/

 


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127 réactions à cet article    


  • Pierre-Yves Martin 28 mai 08:51
    9ème paragraphe du 1er chapitre, je suppose qu’au lieu de
    « BRICS débiteurs de ces derniers », il faut lire BRICS créanciers.
    En réalité c’est la Chine qui est massivement créancière en dollars US, ce qui d’ailleurs la gène vis—vis des USA par le phénomène classique du banquier scotché avec un gros client en difficulté.

    • Zevengeur Zevengeur 28 mai 10:14

      @Pierre-Yves Martin


      Bonjour,

      Merci pour votre vigilance, on a beau relire 10 fois, il reste toujours des coquilles !
      (La VO est mise à jour)

      Bien cordialement

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 19:24

      @Zevengeur

      Merci pour ce résumé urbi et orbi ! Ma seule réserve va à votre appréciation que la France Insoumise, c’est « la vraie Gauche ». Sans doute les adhérents, mais les dirigeants ne le sont pas plus que ceux de Syriza ou du PCF ou de Podemos...

      Quand Jacques Généreux explique que la priorité est de sauver l’ Europe, on n’est pas de Gauche, on est euro-atlantiste pur jus, exactement comme Mitterrand. 

    • Zevengeur Zevengeur 28 mai 21:37

      @Fifi Brind_acier


      Il est exact que Melenchon pourrait à minima prôner la sortie de l’OTAN et de l’Euro, je pense qu’il n’ose pas de peur de perdre des électeurs qui « auraient peur » de ce programme.

      Ensuite, il est clair que désobéir aux traités de l’UE n’est pas plus acceptable que de ne pas respecter le droit international comme le dénonce ledit Mélenchon coté interventionnisme US & toutous (Fr/GB).

      Une contradiction évidente qui décrédibilise son programme.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 07:30

      @Zevengeur

      Mélenchon ne peut pas proposer la sortie de l’euro, il n’y a pas de clause de sortie à l’euro ( à moins que les Allemands ne l’imposent ?).

      Il faut d’abord sortir de l’ UE, et pour Mélenchon qui est un européiste acharné, il n’en n’est pas question. Il a bien expliqué à Rome que son Plan B ( violer les Traités) était internationaliste, « pas un Plan nationaliste où chacun rentre à la maison. »

      Quant à l’ OTAN, il propose de sortir du commandement intégré, pas de l’ OTAN complètement.


    • Zevengeur Zevengeur 29 mai 10:39

      @Fifi Brind_acier


      C’est déjà mieux que le programme de nos Euroïnomanes comme disent nos amis transalpins (*), mais certes pas au niveau de qui l’on sait smiley)

      (*) Au sujet des élections en Italie, Macron a encore fait une déclaration d’ingérence inacceptable :

    • Paul Leleu 29 mai 10:55

      @Fifi Brind_acier


      Mélenchon est pour la sortie de l’OTAN... critiquez mais ne mentez pas... 

      ensuite, il faut que l’UPR nous explique en quoi sortir de l’UE et de l’Euro va nous faire sortir de l’emprise de la classe capitaliste... j’attends des explications convaincantes. En 1914 et en 1939, la classe capitaliste a entrainé les peuples d’Europe et du Monde dans une « malencontreuse boucherie » qu’elle attribue « à la folie des hommes ». Et pourtant, nous étions tous « indépendants ». 

      Ca me rappelle comment le Général De Gaulle lors de « l’opération Persil » ordonna à nos services secrets de balancer un tas de fausse monnaie en Guinée pour couler l’économie de ce pays, et déstabiliser le pouvoir. Qu’en pensez-vous ? Quand je vois les pressions sur des états libres et souverains tels que Cuba, Venezuela, Corée du Nord, Iran, Russie, etc. 

    • Odin Odin 29 mai 11:33

      @Paul Leleu

      Je ne suis pas de l’UPR mais cette citation devrait donner la réponse à votre question :

      « en quoi sortir de l’UE et de l’Euro va nous faire sortir de l’emprise de la classe capitaliste... »

       

      « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois » Meyer Anselm Rothschild.

      Merci à l’auteur pour cet excellent article.


    • Drugar Drugar 29 mai 12:37

      @Paul Leleu
      Je peux vous retourner la question : « En quoi rester dans l’UE nous permettra de sortir de l’emprise de la classe capitaliste ? ». Ne trouvez-vous pas que l’étau de l’oligarchie capitaliste et ultra-libéral ne s’est pas resserer encore plus étroitement depuis que l’UE existe ? Ne pensez-vous pas que la façon dont l’UE fonctionne n’est pas plus favorable au multinationales mondialiste et sans âme, plutôt qu’aux populations ?


      L’UPR n’a jamais dit que quitter l’UE, l’OTAN et l’euro était la panacée qui résoudrait d’un coup tous nos problèmes. Tout comme j’avais répondu à Zolko que quitter l’UE et l’OTAN ne résoudrait pas toutes les guerres dans le monde, il faut bien voir que quitter l’UE et l’OTAN est un préalable nécessaire et indispensable, pas la solution à tout. L’UE nous empêche de mener notre propre politique et de suivre nos orientations et choix : c’est pourquoi il faut la quitter, c’est un carcan.

      La solution ne peut venir que des français eux-mêmes, mais encore faut-il qu’ils aient les moyens d’agir. Et tant que nous seront dans l’UE, nous seront contraint d’appliquer les traités et les décisions qui en découlent. Et on voit bien avec l’article 63 du TFUE, les différents problèmes liés aux GAFA, l’affaire des LuxLeaks, l’application des GOPE, le démantèlement de nos services publiques et j’en passe, que l’UE est un formidable outil de domination pour l’oligarchie capitaliste.

      Il faut absolument se débarrasser de cette camisole qu’est l’UE, autant que de l’idée que sortir de l’UE résout immédiatement les problèmes : il faut retrouver notre souveraineté d’abord, ce qui nous offrira, ensuite, la possibilité d’agir. Essayer de lutter contre l’oligarchie capitaliste sans quitter l’UE c’est comme essayer de gagner le 100 m aux JO en courant avec des boulets au pied : si l’on veut gagner il faut en premier lieu se débarrasser des boulets, mais cela ne garanti pas la victoire pour autant. En revanche, garder les boulets nous assure la défaite à 100%.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juin 19:39
      @Paul Leleu
      Mélenchon 19 novembre 2016 :
      Et pas de l’ OTAN complètement.

      Sinon, il indiquerait dans le programme de la FI la phrase suivante :

      En quoi le programme de la FI est une sortie du capitalisme ?
      Il ne contient même pas une liste de nationalisations, comme on peut en trouver dans le programme de l’ UPR...

      La souveraineté n’est ni de Droite ni de Gauche, c’est l’ensemble des Droits régaliens que les Traités ont enlevés aux pays européens. C’est le seul moyen de prendre des décisions en fonction de l’intérêt général, comme l’ont fait l’Argentine en 2002 contre la finance, ou l’ Islande .

      Parce que ce sont des pays souverains, ils ont pu prendre des décisions qui sont interdites par les Traités européens. ( laisser les banques faire faillite, dévaluer la monnaie, contrôler les mouvements de capitaux, protéger les comptes bancaires des citoyens etc)

      Ensuite, si les Français veulent sortir du capitalisme, ils le feront. On peut décider de sortir de l’ UE, on ne peut pas décider de la date d’une révolution.

    • Parrhesia Parrhesia 28 mai 08:51
      Analyse d’une exceptionnelle lucidité et d’un courage méritoire.
      Une cordiale et respectueuse poignée de main à l’auteur.

      • Claude Simon Claude Simon 28 mai 10:10

        Lorsque l’instrument de domination et de hiérarchisation est la monnaie, voter n’est certainement pas la solution.




        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 18:37

          @Claude Simon

          Oui, on peut voter pour le Frexit, afin de sortir de cette monnaie, mais il faut d’abord sortir de l’ UE.

          C’est même la seule chose qui soit autorisée dans l’ UE : voter pour sortir de ce machin européen. Il n’est rien arrivé aux Britanniques qui ont décidé d’en sortir, car c’est légal .

          Tous ceux qui prétendent qu’on peut « changer les Traités » ou « faire plier Bruxelles » n’ont qu’à se référer à la Grèce et maintenant à l’ Italie...

        • Claude Simon Claude Simon 28 mai 18:59

          @Fifi Brind_acier

          Ecoutez, j’ai bien lu le programme de Macron en 2015, j’ai bien lu le programme d’Asselineau aussi.
          Les qualités rédactionnelles de ce dernier m’ont subjuguées.
          Tout cela pour avoir un 32%-067% au premier tour ?

          L’UE est le machin des multinationales dont le petit patronat raffole pour mettre en compétition les salariés.

          Je sais pertinement que cela ne tient pas la route, au vue de la situation de Target2. Merci à l’upr de nous tenir au courant à ce sujet.

          Mais rien, en l’état, ne garantit au peuple que le retour au franc ne serait un autre régime de faveurs quinquenal pour les créanciers de l’état (Mr Brousseau, dans une conférence, n’est effectivement pas très clair à ce sujet).

          Ayant bien conscience qu’une bonne monnaie est celle corrélée à la création de valeurs, il me semble que ma réflexion, dont je vous ai fait part, va plus loin et est plus scrupuleuse de la science humaine dont nous débattons, l’économie.



        • Claude Simon Claude Simon 28 mai 20:24

          @Fifi Brind_acier


          Je dois avouer que je reste très distant vis-à-vis de ce genre de considérations.

          Pour la simple et bonne raison que les promesses d’un économiste ne valent pas grand chose, et qu’il n’a pas à piloter l’employabilité d’autrui.

          De mon côté, je propose à contrario un potentiel plein-emploi, qui ne peut être qu’in fine le choix des individus et sociétaux (l’activité économique est, hélas, source d’externalités négatives qui se doivent d’être pilotées, elles).

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 07:36

          @Claude Simon

          Le chômage dans la zone euro est 4 points plus élevé que dans les 10 pays européens qui ont gardé leur monnaie nationale. Le chômage dans la zone euro sert de variable d’ajustement à l’inflation.

          La BCE a mis au point un indice « le NAIRU », qui permet de limiter l’inflation par le chômage. Les financiers ne veulent pas d’emplois, car l’emploi provoque de l’ inflation et grignote les profits des financiers.

        • Claude Simon Claude Simon 29 mai 08:02

          @Fifi Brind_acier


          Techniquement, votre proposition n’est pas différente de celle de la Fed.

        • Kapimo Kapimo 30 mai 23:22

          @Claude Simon
          « Les qualités rédactionnelles de ce dernier m’ont subjuguées.

          Tout cela pour avoir un 32%-067% au premier tour ? »
          Vous voulez dire 23%-0,92% ?

          La question est : quel aurait été le score d’Asselineau s’il avait bénéficié depuis 2016 de la meme couverture médiatique massive et idolatre que Macron ?
          Qu’attendre suite à 1 mois de 1% de couverture médiatique ?
          Tout cela prend du temps, mais le plus important est ailleurs : le combat étant d’abord dans la communication, il faut répandre les constats pertinents et les idées justes par tous les moyens disponibles, sans calculer quant au résultat.


        • Yanleroc Yanleroc 30 mai 23:42

          @Kapimo, je ne voudrais pas vous casser le moral, FA répand des constats pertinents mais ce seront d’ autres qui en tireront les bénéfices, à moins de casser la règle du jeu, ce à quoi l’ UPR n’ est pas prête ! Et ne le sera jamais tant qu’ elle se contentera de demi-vérités ! 

          Quitte ou double !

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juin 19:48

          @Yanleroc

          La Grèce et l’ Italie ont des points communs :

          - l’alliance de la carpe et du lapin. En Grèce, Syriza gouverne avec un Parti très très conservateur, les Grecs Indépendants : l’ ANEL.

          - le refus de poser clairement la sortie de l’ UE & de l’euro. Ils proposent de changer les choses « par l’intérieur », ce qui est malhonnête vis à vis des électeurs. On a vu en Grèce que cela ne fonctionnait pas , et il en sera sans doute de même en Italie.

          Analyse de la situation italienne par Asselineau.

        • zygzornifle zygzornifle 28 mai 11:00

          Anouna , Nabila , les télés réalité plus le foot sont créés pour abrutir le mougeon ....


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 20:15

            @zygzornifle
            Et vous oubliez les faits d’hiver et divers, un seul peut les occuper plusieurs jours, comme l’héritage de Jauny... Risque pas qu’ils passent autant de temps à vanter les mérites de la sortie de l’euro !


          • izarn izarn 28 mai 11:18

            On peut toujours croire que ce bon vieux système capitaliste est rendu mafieux par quelques oligarques...
            Curieusement pas un mot sur les analyses de Karl Marx autre que « 70 ans de totalitarisme et des millions de morts »...
            (Bon la on aura compris d’ou on parle, hein ?)
            Un peu facile, non ?
            Et la baisse tendancielle du taux de profit ?
            C’est le « 4 ieme pouvoir » qui en est la cause ?
            Quand le Système est en crise, il a la curieuse mannie de manipuler justement le pseudo 4 ieme pouvoir : C’est pas nouveau...Il suffit de voir ce qui s’est passé dans l’entre deux guerres 18-38...
            Et puis les millions de morts dus aux guerres capitalistes et anti-communistes (Opération Barbarossa en 1941=20 millions de morts russes), on en parle jamais !
            Comme c’est pratique !
            (J’ai oublié aprés 1945 les morts en Corée, puis au Viet-Nam...Sans compter nos propres morts en Algérie et Indochine...Et même en Afrique noire)
            Juste un détail ? Non ?


            • lagnose 28 mai 11:26

              Très bon article, qui peut être complété par l’oublie des vrais valeurs républicaines qui ont étés spoliées par les puissants.

              ORIGINE PROFONDE DES MANIPULATIONS  

              Retour sur  : Les Idées à l’Endroit  

              Les adultes doivent mener les enfants sur le chemin de l’épanouissement, c’est le premier Droit de l’enfant.

              Les adultes ont comme responsabilités de mettre tout en œuvre pour développer au fil du temps les capacités physiques, intellectuelles, artistiques et morales de l’enfant. En plus des bases générales, une véritable éducation doit provoquer l’éclosion de ses facultés innées, comme le développement de ses capacités de réflexion, de jugement et de logique.

              Pour cela il est indispensable que l’adulte soit à la hauteur de ce qu’il enseigne. Il ne doit pas transmettre son ignorance, son parti pris, ses préjugés …Il ne doit pas sous-estimer le poids de son inconscient. Il doit être neutre. Il doit rester dans les limites de ses connaissances objectives, c’est-à-dire dans les limites de celles qui sont conformes à la Réalité. Pour cela il doit se remettre en question.

              Quand l’éducateur transmet des connaissances objectives, il élève l’enfant. Il le fait évoluer positivement. Ils forment ainsi le cercle vertueux de l’Education.

              Cette tâche est immense mais nécessaire car les enfants ne sont-ils pas l’avenir de l’humanité ?

              Parfaitement accomplie elle se situe dans le domaine de l’Absolu, comme celle indiquée par la devise de la République française, Liberté – Egalité – Fraternité, inscrite sur les murs des écoles républicaines. Il est donc bien évident que l’on ne peut que… tendre vers… de telles réalisations.

              Avec des éléments constitutifs fondamentaux qui correspondent au premier principe de la Méthode de Descartes : « …ne recevoir aucune chose pour vraie qu’elle ne soit connue évidemment être telle. », n’incluant pas évidement les concepts qui font polémiques comme par exemple celui d’âme, et un raisonnement de pure logique dont la structure rayonnante a pour but d’élever peu à peu  le lecteur vers la connaissance de la Réalité, Le Livre des Sept Sceaux (Le retour à l’Evidence) rejoint la finalité de la Sémantique Générale grâce à la préservation de la signification des grands concepts et à leurs transmission par une communication objective. Avec ce manuel vous disposez des bases essentielles pour vous repérer dans la vie, réfléchir…, et pouvoir ainsi vous soustraire aux manipulations mêmes  les plus pernicieuses.

              Publié en 2001, Le Livre des Sept Sceaux (Le retour à l’Evidence), Edition Lumière du Logos, 207 pages, est un ouvrage de synthèse qui a pour but principal de développer le bon sens et la logique naturelle de l’homme. En étant fidèle grâce à l’étymologie au sens central des concepts, tout en explorant l’univers complexe du Réel, il délivre des bases solides. Il permet de défragmenter ce qui a été fragmenté. Il permet de reconstruire ce qui a été détruit. Il nous permet ainsi de renaitre…

              2001…, cela ne vous rappelle rien ?



              • Attila Attila 28 mai 15:38
                @lagnose
                " Les adultes doivent mener les enfants sur le chemin de l’épanouissement, c’est le premier Droit de l’enfant. « 
                C’est la conclusion de la thèse d’histoire de Mme Georgette Mouton : »A nos enfants , à nos jeunes, nous devons l’amour et l’éducation.« 
                Les enfants et les jeunes livrés à eux-même est une cause importante de l’émergence du nazisme en Allemagne. Dans sa thèse »Jeunesse et genèse du nazisme", Georgette Mouton nous montre que 83% des moins de 35 ans ont voté pour les nazis aux élections de 1932 et 1933.

                Le gros problème est qu’aujourd’hui, une majorité de personnes en âge d’être adulte se comporte comme des enfants de 10 ans, au mieux comme des adolescents attardés, on les appelle d’ailleurs des adulescents.
                .

                .

              • Fergus Fergus 28 mai 12:02

                Bonjour, Zevengeur

                Intéressant article. Mais sauf à avoir mal lu, je n’ai vu nulle part mentionnée ce qui, à mes yeux, constitue le cœur de la problématique actuelle en matière de rapport du peuple au pouvoir : le relatif confort dans lequel vit la majorité de la population.

                Une population qui, dès lors, se satisfait globalement de la gouvernance.

                Ce qui n’empêche pas, de loin en loin, un sursaut de mauvaise humeur. Par exemple, le vote NON au référendum de 2005, malgré un matraquage massif en faveur du OUI, ce qui - soit dit en passant - a démontré que les médias et les lobbies ne peuvent pas tout, comme c’est trop souvent affirmé ! Mais l’accès de mauvaise humeur passé, c’est dans l’indifférence quasi générale que le projet de Traité a été validé en 2008 via le vote du Congrès.

                Bref, je crois que les Français sont assez largement contents de leur mode de vie, à l’exception notable d’une minorité qui souffre mais qui ne bénéficie pas de la solidarité des majoritaires et qui n’est, de surcroit, pas capable de se rebeller comme le montrent de manière édifiante - et consternante à mes yeux - les échecs successifs des initiatives de la FI pour mobiliser les masses.


                • Zevengeur Zevengeur 28 mai 12:35

                  @Fergus


                  Je vous rejoins dans votre observation, en effet il faut bien reconnaitre que les français ne descendent pas en masse dans la rue pour contrer la politique GOPE de Macron, ils semblent en effet bien résignés.
                  Hélas, il va sans doute falloir attendre que la gouvernance leur tape dessus beaucoup plus fort avant de les voir réagir.



                • foufouille foufouille 28 mai 12:51

                  @Fergus

                  "comme le montrent de manière édifiante - et consternante à mes yeux - les échecs successifs des initiatives de la FI pour mobiliser les masses."
                  il est aussi possible que ta FI ne correspondent pas du tout à cette partie de la population surtout avec un dirigeant petit de franc maçon possédant un appart à un million.


                • baldis30 28 mai 13:28

                  @foufouille
                  bonjour,

                  « ta FI ne corresponde pas du tout »

                   Lorsque le symbole est éloignée de la réalité qu’il est censé représenter, c’est toujours bien visible … et risible


                • foufouille foufouille 28 mai 13:57

                  @baldis30

                  je me demande aussi si vouloir importer du marocain pas cher est de gauche.


                • Cateaufoncel2 28 mai 14:19

                  @Fergus« Une population qui, dès lors, se satisfait globalement de la gouvernance. (...)

                  je crois que les Français sont assez largement contents de leur mode de vie. »

                  C’est peut-être comme ça, mais c’est peut-être aussi qu’ils pensent que ça pourrait être pire ...

                  Macron recule dans tous les sondages et on peut considérer, à partir du baromètre du Journal du Dimanche, qu’il est au plus bas depuis qu’il a été élu. Si les mécontents étaient, au total, de 57 % en mai, comme en août 2017, les « Très mécontents » sont passés de 20 % en août, à 26 % ce mois-ci.

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 18:56

                  @Fergus

                  85% des sondés pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce qu’ils pensent.

                  Et ils font encore moins confiance à la Gauche et aux syndicats qui les ont trahis depuis 40 ans en leur vendant l’ UE, avec la promesse fallacieuse « d’une Europe sociale à la St Glinglin »...

                  Dans les manifs 2018, comme dans celles de 2016, la grande absente, c’est l’ Union européenne, ils continuent à nous prendre pour des truffes.

                • CRICRI59 CRICRI59 28 mai 19:24

                  @Fifi Brind_acier
                  Je plussoie les étoiles de l’approbation on disparues


                • CRICRI59 CRICRI59 28 mai 19:26

                  @CRICRI59

                  bizarrement elles sont réapparues les étoiles


                • Eric F Eric F 28 mai 19:31

                  @Zevengeur
                  votre article mentionne discrètement l’UPR, et vous parlez de GOPE dans votre commentaire, bon, comme ça on peut voir d’’où vous parlez« .

                  L’article est fort intéressant, le terme  »état profond« que l’on voit ici où là revenir en boucle est au moins explicité -le terme est paradoxal par rapport à ce qu’il désigne-, il semble assez imbriqué avec l’oligarchie.

                  A propos de la classification dans la »médiocratie« , je relève : »En dernier, on trouve le « rebelle », la tête brulée qui dénonce et qui peut au final être récupéré par le système sous la forme d’une star.« De mon point de vue, contrairement à ce que formule l’article, je pense que Trump correspond à cette catégorie, il s’est rapidement éloigné de l’isolationnisme de sa campagne, et applique une politique interventionniste atlantiste, aucunement »non alignée", et s’est entouré de néo conservateurs. Économiquement c’est de l’ultra libéralisme pur et dur au niveau intérieur, comme l’oligarchie ne pouvait pas rêver, avec ce qu’il faut de protectionnisme extérieur. Bref un néo conservatisme de derrière les fagots, avec juste moins de gimmicks religieux.

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 20:19

                  @Eric F

                  avec juste moins de gimmicks religieux.

                  Trump a toute une brochette d’Évangélistes qui prient tous les jours pour que Jésus reviennent en Israël !

                  Sur le plan économique, j’avoue que je ne vois pas très bien où il va...

                • Attila Attila 28 mai 23:59
                  @CRICRI59
                  « Je plussoie les étoiles de l’approbation ont disparu  »
                   . . . . . . . .
                  « bizarrement elles sont réapparues les étoiles »
                  .
                  Il s’agit probablement d’une éclipse.

                  .

                • hervepasgrave hervepasgrave 29 mai 16:18

                  @Fergus
                  Bonjour, Il y a un énorme bémol avec ton idée de la relative satisfaction de la population dans un relatif confort.La réalité ce serait et c’est bien plus surement « je profite de ce que j’ai encore et adieu va,après moi le déluge ! » Un oubli général sur la composition de la population « le baby boomer » qui est majoritaire et s’engouffre dans vers la voie de fin de vie.Alors le relatif confort de qui ? Pour le reste et certainement la chose principal qui devrait être dite c’est l’accélération par la destruction des acquis, des règles ,enfin toutes les choses qui maintenaient un minimum de vie acceptable.C’est la fin .Mais oui ! c’est aussi pour cela qu’ils osent forcer la marche vers le contrôle total.Il n’y a pas de résistance.Cestleplusgrave qui pouvait arriver, faire des enfants pour qu’ils soient des esclaves et toutes la panoplie de l’horreur etc


                • Excellente analyse qui devrait être complétée par celle de Christian Nots ou l’art de faire de nos cerf veaux de la choucoute met sozisses. Le monde sera bientôt un village, dit-on. Image rassurante et chaleureuse véhiculée aujourd’hui par des hommes et des institutions qui nous vendent un futur fraternel et souriant... Et si ce village était moins rassurant qu’il n’y paraît ? Et s’il ne s’agissait là que de nous faire adhérer à un mirage ? Et si actuellement se jouait un certain nombre de processus de contrôle et de manipulation, de falsification et de mise au silence qui bâtissent, pierre par pierre, un avenir moins radieux que promis ? Des dérives – mais peut-on encore parler de simples dérives et non de planification en suivant ici Christian Nots ? – que révèle cet essai d’« insurrection informationnelle » qui lève le voile sur la société de demain, préparée par ceux qui se posent fréquemment comme les défenseurs du monde libre...

                  Néolibéralisme et néoconservatisme, néocolonialisme et néopopulisme, désinformation et instrumentalisation des masses... Liste non exhaustive des mécanismes à l’oeuvre de par le monde, que met à jour et décrypte Christian Nots dans un ouvrage qui résonne comme un cri d’alarme adressé à tous ceux qui pensent que nous nous dirigeons vers plus de paix, de liberté, de démocratie. Et l’auteur de pointer justement du doigt celui qui est censé nous protéger, à savoir un État qui apparaît ici dans tout son cynisme et sa fausseté. Au terme de cette lecture – aussi précise que terrifiante, aussi glaçante que nécessaire –, nul doute que vous serez débarrassé de votre crédulité organisée et mieux armé intellectuellement pour vous opposer à la marche que l’on veut nous imposer.

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