@George L. Zeter
La fonction sociale de l’école n’est pas d’éduquer,mais d’instruire.
L’enseignement de l’empathie relève de l’éducation, ce qui est du domaine parental et non du domaine scolaire.
Les graines de la détérioration de l’enseignement en France ont été semées en 1932 par le gouvernement Edouard Herriot qui décida de façon inconsidérée de remplacer le Ministère de l’Instruction publique par le Ministère de l’Education nationale.
Le noble but de l’instruction publique était de former des enfants instruits, et donc par voie de conséquence des citoyens instruits. Dès lors que l’Etat s’est mêlé de vouloir les éduquer à la place des parents plutôt que de les instruire, la situation s’est dégradée. En effet, si l’on peut mesurer objectivement l’instruction ( un élève a acquis ou n’a pas acquis telle ou telle connaissance ), il est impossible de mesurer l’éducation : tout parent d’élève aura tendance à considérer ses enfants comme bien éduqués et les enfants des voisins comme des malappris. De même, chaque professeur aura tendance, en fonction de ses affinités politiques, idéologique, philosophiques ou religieuses à avoir sa propre conception de ce qu’est un enfant bien éduqué, alors qu’il peut savoir par des critères objectifs si l’enfant dont il a la charge améliore ou non son instruction suite à l’ enseignement qu’il lui prodigue.
L’empathie ne saurait faire sérieusement l’objet d’un cours, car elle n’est pas sérieusement mesurable ni susceptible d’être notée. Par ailleurs, l’empathie n’est qu’une caractéristique de l’individu, mais n’est pas une qualité en soi : il est des circonstances de l’existence dans lesquelles c’est une caractéristique favorable et d’autres dans lesquelles c’est une caractéristique défavorable, alors qu’il est toujours préférable de savoir faire les 4 opérations et de savoir écrire le français sans faire de fautes que de ne pas savoir compter et d’être analphabète ...