« Le fondement
idéologique des nouveaux « les populistes de gauche » en Europe
reposent sur l’idée de remplacer la lutte des classes marxiste par la rivalité
entre les personnes d’en bas et les « élites » d’en haut (idéologie
d’ailleurs partagée par Macron lui-même), les riches contre les pauvres, 99%
contre les 1% ». »
Leur problème, c’est qu’ils sont confrontés à une réalité
qu’il leur est impossible de prendre en compte, tant elle détruit de dogmes de
leur credo. En dépit de l’accumulation de résultats électoraux convergents, il
leur interdit de constater qu’en maints endroits, la lutte des races a remplacé
la lutte des classes.
Avec leur honnêteté et leur haut degré de professionnalisme
coutumiers, les gazettes n’ont retenu que la progression des Démocrates de
Suède n’avaient pas été au niveau de leurs espérances, et que la formation d’un
nouveau gouvernement ne serait pas aisée.
Mais si on analyse quelques détails des résultats qui
nous sont parvenus, il y a tout de même des enseignements à tirer. Dans le vote
masculin, les DdS sont devenus premier parti, avec 24 % des voix, contre 16 % en
2014, devant les socialistes 23 % des voix, contre 30 % en 2014. Dans la catégorie
« Entrepreneurs et fermiers », le DdS est en deuxième position, avec
25 % des voix, contre 8 % en 2014, derrière les Modérés, avec 26 % des voix,
contre 35 % en 2014.
Chez les cols bleus, les DdS sont également en
deuxième position, avec 26 % des voix, contre 11 % en 2014, derrière les socialistes
avec 31 % des voix, contre 39 % en 2014. Et même chez les cols blancs, le DdS
ont passé de 8 à 14 %.
Sur le plan national, alors qu’après les élections de
2014, une commune ayant voté DdS à 20, était considérée comme un des ses fiefs,
il y en a eu trois cette année à voter DdS à pèse de 40 %.
Un survol des 21 comtés du pays, montre que les
populistes ont recueilli :
- + de
25 % des suffrages, dans 3 d’entre eux, dont celui de Malmoë, 28.82 %
- + de
20 % dans 6 d’entre eux
- + de
19 % dans 6 d’entre eux également.