@Zolko
Je vais préciser mon point précédent : certes comme tu l’indiques les ingénieurs devraient encore plus rivaliser niveau matière grise et créativité, à la façon de Chapman, Forghieri, Murray ou Barnard jadis.
Mais je me plaçais du point de vue des grands constructeurs qui investissent en F1. Bien entendu un cap leur permettrait de maîtriser leurs coûts, souvent contestés en interne par leurs syndicats voire leurs actionnaires, mais les briderait aussi car une F1 low cost ne permettrait pas de promouvoir le top de la technologie automobile, la F1 devant anticiper la voiture de demain : turbo, moteur propre et économe ...
Quant à la limitation actuellement en vigueur sur les moteurs, elle va à l’encontre de l’objectif vise. Pour retenir 3 ou 4 moteurs fiables et puissants, on en teste des dizaines en banc d’essai.
Pour la limitation d’essence, je suis partagé. Cela ne doit pas devenir l’alpha et l’oméga d’une course de F1, qui est le top du sport automobile sur circuit dit de « vitesse » devant l’Indy 500 et l’Indycar, par opposition à l’endurance avec les 24 Heures du Mans, les 12 Heures de Sebring, les épreuves 24 Heures de Spa ou 1000 Km de Monza / Nurburgring / Suzuka.
Par contre, qu’un pilote sache optimiser sa consommation d’essence (et ses gommes pour éviter de trop changer de pneus) comme savaient le faire Alain Prost et Jenson Button, bien sûr oui.
On pourrait aussi imaginer une fenêtre de tir unique pour les ravitaillements (et les interdire lors du passage du safety car) sur une dizaine de tours vers la moitié du Grand Prix, pour limiter les strategies des ingénieurs et des calculateurs, et revenir à la quintessence du sport : le pilotage en recherchant la meilleure trajectoire, et les dépassements.
Ce qui éviterait des GP certes brillants comme Budapest 1998 ou Nevers Magny-Cours 2004 gagnés par le Kaiser Schumacher (avec le concours du stratège Ross Brawn) dans les stands plutôt que sur l’asphalte, respectivement face à Mika Häkkinen & David Coulthard (McLaren Mercedes) en Hongrie et Fernando Alonso (Renault) en France.