@Fergus
J’espère que la
nouvelle Constitution, si nécessaire, respectera le principe
fondamental énoncé par Montesquieu de la séparation des pouvoirs.
Le Président de la
république et les ministres gouvernent en respectant les lois. Le
Président de la République constitue son gouvernement et peut le
destituer ou tel ministre qui ne lui paraît pas remplis sa mission
correctement.
Les députés élus
à la proportionnelle élaborent librement les lois. Autrement dit,
ils sont maîtres de l’ordre du jour et l’exécutif ne peut pas leur
imposer d’examiner et voter une loi. Bien entendu le 49.3 est aboli.
Il n’y a pas de
ministère de la justice mais un conseil de discipline tiré au sort
sur une liste de volontaires pour sanctionner les dérives de
certains magistrats. (J’espère qu’il ne se réunira pas une fois par
an).
Des jurés tirés au
sort sur des listes de volontaires figurent obligatoirement pour les
jugements en appel du tribunal correctionnel.
Les députés élus
à la proportionnelle ne peuvent renverser le gouvernement qu’à
l’occasion du vote du budget. À cette occasion, le gouvernement se
voit opposer des listes concurrentes de ministrables.
La liste qui obtient
le plus de voix constitue le nouveau gouvernement. Ce peut être,
bien sûr, la liste sortante.
Les propositions de
loi font l’objet de la même concurrence : chaque groupe de plus de
dix députés peut présenter un texte qui peut être la recopie de
l’ancienne loi.
Le texte obtenant le
plus de voix est déclaré vainqueur et devient la nouvelle loi. Elle
s’impose à l’exécutif.
Le référendum peut
être décidé par l’exécutif, le législatif ou d’initiative
populaire.
Là encore, au lieu
du oui-non, plusieurs textes concurrents sont mis aux voix. Le vote
se fait en deux tours. Les deux premiers, qui peuvent être modifiés
pour obtenir le plus grand consensus, sont départagés par les
électeurs au deuxième tour. Si le vainqueur final est en
contradiction avec la loi existante, celle-ci doit être modifiée.
Aucun traité
international ne peut être ratifié s’il n’a pas été approuvé par
referendum.
La Constitution ne
peut être modifiée sans referendum.
Le principe du
referendum révocatoire sera aussi, je l’espère, dans le texte de la
nouvelle Constitution.
Le sénat, le
Conseil constitutionnel, le Conseil d’État sont supprimés.
Ce dernier est
remplacé par un groupe mixte de juristes professionnels et de
citoyens tirés au sort sur une liste de volontaires.