@gardiole
En effet, l’article se concentre sur la relation entre Poulidor et le Tour de France (8 podiums et zéro jour en maillot jaune), mais rappelons qu’il fut champion de France sur route (1961), vainqueur de la Vuelta (1961), de Milan San Remo (1961), une Flèche Wallonne (1963), un Grand Prix des Nations (1963, soit l’ancien championnat du monde officieux du CLM) et de Paris-Nice à deux reprises (1972 et 1973).
Il fait partie du top 10 français de l’Histoire, derrière Hinault, Anquetil, Bobet, Leducq, Fignon, L. Jalabert, Thévenet, Magne, Darrigade ...
Quand on voit que depuis 15-20 ans le cyclisme français ne gagne plus rien ou presque, à part cette année (Flèche Wallonne, Clasica San Sebastian pour Alaphilippe, Tour de Lombardie pour Pinot), en effet bien des coureurs auraient pu su satisfaire de la carrière de Raymond Poulidor,
Notamment Virenque, vainqueur de Paris-Tours en 2001, et c’est presque tout pour le grimpeur varois, battu par Luc Leblanc en 1994 à Agrigente.
Autre coureur sous-estimé, Jacky Durand : Tour des Flandres (1992), Paris-Tours (1998), double champion de France sur route (1993, 1994), 3 étapes du Tour entre 1994 et 1998 et maillot jaune au début de la Grande Boucle 1995.
Le Lavallois a laissé l’image d’un baroudeur spécialiste de l’échappée publicitaire, mais il est derrière Laurent Jalabert, le plus beau palmarès du cyclisme français depuis 25 ans : mieux que les champions du monde Brochard et Leblanc, mieux que Moreau, Virenque, Casar, Moncoutié Chavanel, Voeckler, Démare, Gallopin, Pinot, Bardet ou Alaphilippe, les 5 derniers ayant encore l’occasion d’améliorer leur CV cependant.