Je n’ai jamais
trop su que penser de Mélenchon. Maintenant, je sais.
Curzio Malaparte a intitulé le chapitre consacré au
Führer, dans sa Technique du coup d’Etat : Hitler, une femme
Mélenchon, une femme – ça colle
Tout le contraire de l’homme à qui je prêtais une bonne
mentalité du fait de son mépris des journalistes.
La raison de sa disgrâce ? Son comportement
obscène lors de la perquisition de son « local ».
Quand on pense au bénéfice qu’aurait tiré un homme
intelligent, réfléchi, un peu vicieux quand même, maître de ses nerfs, de cet
incident : un triomphe national et une consécration internationale.
La scène : une cage d’escalier pleine de monde, l’abruti(e)
Mélenchon qui grimpe les marches en éructant, Bousculades, cris, un spectacle
navrant.
Rejouons la scène avec Paul Meurisse…
- Bien le bonjour, Messieurs de la maréchaussée.
Un temps :
- Puis-je m’asseoir et vous observer ? Après
tout, c’est moi qui vous paie, n’est-ce pas ? Je surveille votre fouille,
et, en même temps comme aime faire le roi Jupiter, je m’assure qu’il est fait
bon usage de mon argent.
C’est le buzz planétaire avec sous-titres, jusqu’en tagalog,
en telugu et en sebuano
Dans une certaine mesure, le primate Mélechon, déchaîné,
cramoisi, esclave de ses nerfs, est la honte de la France, comme Sgarbi est la
honte de l’Italie. On plaint sa femme, on se demande si cet hystérique, bouffi
et écarlate, parvient à se retenir avant
les coups et, sinon, combien ça lui coûte pour que sa carrière politique ne
soit pas brisée net ?
https://www.youtube.com/watch?v=AfWu8xRf3Mk
N’oublions jamais qu’il y a quelque chose qui cloche
dans une société où ce genre de créatures, aussi instruites et cultivées l’une
que l’autre (Sgarbi est critique d’art et diplômé en philosophie), l’une de
droite (13 changements de parti pour Sgarbi), l’autre de gauche, sont également
libres de sortir sans muselière, de rencontrer des dames, de les séduire, de
les saillir et même – horresco referens – de les engrosser. Elles ont le droit
de vote et d’éligibilité, et, quand on est Sgarbi on peut être assesseur aux
biens culturels sur la terre qui vit naître Bellini, Scarlatti, Pirandello
(prix Nobel de littérature 1934) et Quasimodo (prix Nobel de littérature 1959),
et, pire encore, secrétaire d’Etat au ministère des biens et des activités culturelles
du pays de Michel Ange, de Léonard de Vinci, de Palladio, de Cellini, de Monteverdi…
Maintenant, à mes frères hommes, qui ont conservé l’exclusivité
du port du pantalon, je donne un truc qui fait des merveilles - je parle d’expérience
– si vous avez une femme qui aime les scènes de ménage, les provoque, use de la
pire mauvaise foi – une leurs spécialités – pour vous faire bondir, agissez
comme suit : sans prononcer une parole, prenez le collier du chien, mettez
le collier au chien et sortez pendant une heure. Ensuite, chose très
importante, attendez qu’elle prenne l’initiative de parler, ne faites pas le premier pas –
il n’y a pas de gouzi-gouzi qui tienne - Il m’est revenu, après ma première « fugue »,
que ma petite femme, je l’adore, l’avait jouée fanfaronne auprès d’une copine à
elle :
- Il part, mais je m’en fous, je sais qu’il revient.
Après trois ou quatre applications de ma trouvaille,
elle n’allait plus avoir à s’en foutre de quoi que ce soit, le message avait
passé : quand on me cherche, on
me trouve pas. En ainsi entra-t-on dans l’ère de la sérénité
matrimoniale. Elle dure toujours.
P.S. – Je ne sais pas comment ça fonctionne, je n’ai
pas le temps, cette semaine, j’offre qui
la veut l’idée du lancement d’un sondage* : - Pensez-vous que Jean-Luc Mélenchon, président du groupe FI à l’Assemblée
nationale, batte sa femme ?
* Passez par
Tor, éventuellement
Ne pas oublier que ça peut le cramer politiquement, alors ceux qui l’aimeraient
bien sont prévenus, Les autres aussi.