Caricaturé par les
autorités, le Black Panthers Party a pendant quelques années porté la voix
d’une partie de la jeunesse américaine noire des ghettos, maltraitée par la
police et humiliée par une société américaine qui leur refusait même le droit à
la révolte.
Incarnation du corps
politique qui affirme la dignité noire dans le rapport de force, le mouvement
fondé par Bobby Seale and Huey Newton a été un mouvement de libération nourri
de Mao et de Fanon qui a réussi à mettre la question du pouvoir au cœur de son
action.
Bilan ?
Alors qu’une partie de
l’organisation collaborait avec les services sociaux des gouvernements locaux, d’autres
avaient constamment des démêlés avec la police. La séparation
entre l’action politique, l’activité illégale, les services sociaux, l’accès au
pouvoir et la recherche d’identité est devenue floue et contradictoire
jusqu’à la disparition du mouvent et la tentative de récupération de son image
par le New Black Panther Party qui est issu de
la Nation of Islam. Des membres du Black Panther Party original les
ont publiquement et durement dénoncés.
La mise en parallèle avec
le mouvement des gilets jaunes, pour intéressante qu’elle soit, n’est pas forc ément
de bon augure pour la suite…