La fonction d’enseignant est en voie de précarisation rapide en macronie. Ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçus vivent déconnectés de la réalité.
Blanquer se fiche pas mal du bac. Notes du contrôle continu ou de l’examen, quelle différence ? Ce qui lui importe, c’est de tuer dans l’oeuf toute tentative de rébellion ou de grève et de mettre les profs au pas (de l’oie...).
N’oublions jamais : la macronie ne s’intéresse qu’aux riches, ne travaille que pour les riches. Ceux-là auront toujours les moyens de payer de bons établissements scolaires à leurs rejetons.
Les non-riches, ils peuvent crever. Aucun intérêt qu’ils soient instruits. Au contraire : plus ils croupiront dans leur abêtissement, plus ils passeront d’heures devant les sports, Hanouna, BFM WC,... mieux on pourra les asservir. Alors, les profs destinés aux écoles du peuple, la macronie se fichera bientôt de leurs diplômes. Blanquer veillera plutôt à ce qu’ils acceptent de bosser pour des clopinettes et de ne jamais la ramener. Sinon ils seront jetés comme des malpropres et remplacés par des migrants.
Sans attendre un mot d’ordre qui ne viendra jamais de la part de leurs représentants syndicaux nationaux corrompus, les enseignants feraient bien de se préparer à la grève totale et illimitée de la rentrée de septembre, tous niveaux confondus, et à convaincre les élèves et leurs parents de s’y associer, de la soutenir, de faire eux aussi la grève. Car il en va bien sûr de la qualité de leur scolarité que le gouvernement s’apprête à faire descendre au niveau zéro. Les élèves doivent comprendre que le combat de leurs profs est aussi le leur.