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Commentaire de Ecométa

sur Au-delà du cogito : la trinitude de l'Etre


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Ecométa Ecométa 11 juillet 14:11

Être, exister, vivre : tout ça c’est pareille !

En termes de philosophie je préfère : l’Ontologie ou la logique de l’être ; la Déontologie : ce qu’il convient de faire et surtout ne pas faire, les règles et devoirs ; l’Ethique : le fondement du vivre ensemble en être humain ; l’Altérité : avoir le goût de l’autre, des autres !

Ce que j’appelle l’ODEA ou « principe d’Humanité » !

J’ai un problème avec Descartes et ce n’est pas le seul ! Il faut d’abord « être » avant de pouvoir « penser » : il y a même une certaine latence… il y en a même qui n’y parvienne pas du moins à penser en termes d’entendement… de bonne intelligence et qui ne pense qu’en termes de malignité ! Oui, l’intelligence doit être qualifiée en termes d’« entendement humain », d’altérité ! Est-ce bon pour tous les humains ou pour seulement quelques-uns qui se pensent supérieurs ?

Donc, c’est « je suis donc je pense » et non « je pense donc je suis » ; il faut « être » avant de « penser » ! Ceci n’est pas instantané car il faut attendre d’avoir une certaine conscience de soi-même comme « être un humain » et aussi avoir conscience des « autres » : appartenir à l’humanité ! Il faut développer de l’« altérité » et non l’« individualisme » ! C’est l’inné mais aussi l’acquis, sous toutes ses formes, ceci très rapidement, dès la plus tendre enfance ; bref, c’est le fait de vivre, qui fait l’être : il y a « consubstantialité » !

Pour ma part en termes de « COGITO » je suis donc je pense, et il me faut éviter de penser bête et ceci n’est pas instantané mais consubstantiel à la vie, et à condition de raisonner en termes d’entendement et non de dichotomie sans nul doute veille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal. Dans ce sens du « COGITO », le « JE » et le « MOI » sont importants, très importants, ils ne doivent pas être négligés… s’aimer soi-même, certes pas trop, raisonnablement, est nécessaire pour aimer les autres ; mais le « JE » et le « MOI » ne valent que s’ils pensent « NOUS » !


Ainsi, le « NOUS » peut satisfaire suffisamment le « JE » et le « MOI » quand le « JE » et le « MOI », ne satisferont jamais le « NOUS » suffisamment ! Si l’ « intelligence individuelle est primordiale celle « collective » est indispensable car complémentaire : être humain est tel un Janus avec d’un côté un « être individuel » et de l’autre l’ « être social » : paradoxe ! Le sociétal est un phénomène émergent de l’individu et qui doit être pensé « spécifiquement » ! « Individu » (latin individuum) signifie « indivisible » : mais l’« individu »ne peut pas être indivisible de lui-même (seul il n’est rien, il n’est pas, il ne peut « être », ne peut pas exister) ; l’individu est indivisible du « fait sociétal » du fait qu’il est par NATURE un « être social » !

L’être humain est un être paradoxal, tout comme la Nature est paradoxale ; ce sont les physiciens de la dernière des physiques, la « quantique » qui nous l’enseigne en disant que la le physique quantique est paradoxale ! En fait tout est complexe et la simplification au simplisme est, sinon inadaptée, au moins totalement incomplète » ( Principe d’incomplétude, des acquits intellectuels du 20 è siècle, issu de la physique quantique).


La nature est complexe, l’être humain est complexe et réduire la Nature et l’« état de nature humaine » au simplisme cartésien relève du non-sens, d’une impossibilité au plan cognitif ! C’est Pascal quasi contemporain de Descartes, et bien avant les physiciens de la physique quantique, qui nous le dit dans son « principe cognitif » !
« Toute chose étant causée et causante, constituée et constituante, englobée et englobante (aidée et aidante, médiate et immédiate… disait Pascal) et, toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible (lien écosystémique) qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens pour impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ».

Blaise Pascal avait ressenti avant tout le monde la nécessité d’une pensée et d’une approche différente de celle de Descartes : complexe et non relevant du simplisme ; en fait, il avait une idée de la complexité des choses quand Descartes, lui, n’en n’avait aucune et cherchait on ne sait quoi et nous cherchons encore !

Blaise Pascal était « écologiste », il partageait même une vision « quantique » du monde bien avant la physique quantique ; on peut même dire qu’il était « écosystémiste », bien avant l’heure !

Une première question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent, même de plus en plus, car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !

Une deuxième question se pose : savoir pour quoi faire ? Pour mieux comprendre en termes d’entendement, et bien agencer, ou pour mieux tout manipuler ? 



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