@ Victor Ayoli
J’avais écris en 2012 tout un argumentaire contre le mariage homosexuel, pensant à l’époque qu’il aurait pour corollaire inéluctable l’adoption homosexuelle. Naïvement, je n’avais pas imaginé que ce corollaire serait en fait la PMA pour les femmes homosexuelles ( l’adoption homosexuelle s’étant avérée à l’usage, comme je l’avais subodoré dans mon argumentaire, un miroir aux alouettes faute d’enfants à adopter pour les homosexuels ! ).
Il est évident que la PMA aura pour corollaire inéluctable la GPA, car des homosexuels masculins porteront plainte un jour devant les tribunaux pour le fait qu’ils s’estimeront discriminés par rapport aux femmes qui auront, elles, « droit » à la PMA.
A notre époque au cours de laquelle le gouvernement des juges s’est progressivement substitué à l’état de droit, nul doute que soit le Conseil d’Etat, soit la CEDH finisse par donner raison aux homosexuels au sujet de cette prétendue discrimination.
Donc, la GPA, qui est pourtant un crime abject au même titre que la vente et le trafic d’organes, finira par être légalisée au nom du « politiquement correct » ...
Par ailleurs, il est clairement dans les intentions du gouvernement de faire rembourser par la sécurité sociale la PMA pour les femmes homosexuelles.
Combien va coûter cette petite fantaisie aux assurés sociaux ? Faisons un bref calcul. Il y a environ 750 000 naissances par an en France, et environ 3% de lesbiennes dans la population féminine, donc 22 500 « grossesses lesbiennes » potentielles chaque année. Supposons que seulement deux tiers des lesbiennes veuillent des enfants, ça nous fait quand même 15 000 grossesses lesbiennes chaque année.
Une insémination artificielle coûte entre 900 et 1500 euros ( 1200 en moyenne ). Sachant que le succès d’une insémination artificielle n’est pas meilleur qu’un rapport sexuel en matière de procréation ( pour une femme, il une chance sur huit d’être fécondée à chaque cycle menstruel, s’il y a des rapports réguliers ! ) , il faudra statistiquement de nombreuses inséminations pour obtenir une grossesse. Supposons que la sécurité sociale en rembourse 5 par femme, soit 6000 euros, nous aurons un total de 6 000 x 15 000, soit 90 millions d’euros par an, alors que les personnels hospitaliers sont dramatiquement en sous-effectifs !
Avec ce remboursement, la sécurité sociale serait détourné de son but pour satisfaire aux lubies d’un lobby ! Les personnels surmenés des services d’urgence apprécieront cet abus de bien social caractérisé ...