• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Adibou

sur La militarisation de l'espace en prévision de la prochaine guerre


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

 Adibou Adibou 24 août 10:52
  • Des scènes totalement différentes apparaissent dans un décor strictement identique. Sur certaines photos on constate que les arrière-plans sont pratiquement superposables, comme si le même décor avait servi pour deux scènes différentes. En particulier deux photos de la mission Apollo 15 semblent être deux copies de la même photo, l’une avec le LEM et l’autre sans. Or le LEM n’a pu être déplacé sur le sol lunaire.
Tout d’abord, chacun peut se rendre compte qu’on peut photographier un paysage terrestre depuis plusieurs endroits sans en altérer pour autant l’arrière-plan (supposé très éloigné). Ensuite, il est difficile d’apprécier les distances sur la lune à cause de l’absence de repères (arbres, nuages, etc.) et de l’absence de diffusion de la lumière, les parties éloignées restant bien nettes à la vue. Il en résulte que des montagnes situées à plusieurs dizaines de kilomètres peuvent être prises pour de simples buttes de l’environnement proche. Enfin, dans le cas plus spécifique des deux photos avec et sans LEM de la mission Apollo 15, on peut montrer que le LEM est caché par une ligne de crête, bien visible dans la photo sans LEM mais absente dans la photo avec LEM17.
  • Pas de flamme sortant des propulseurs. Lorsque le module décolle de la Lune, il n’y a pas de traînée de fumée derrière le module.
Même si les dessins « scientifiques » montrés dans le documentaire (qui ne sont en fait que des dessins artistiques) représentent un LEM décollant dans une gerbe de flammes, le véritable LEM décolle en une brève et puissante poussée, suffisante pour échapper à l’attraction lunaire. La flamme en question est légèrement visible sur certaines vidéos18 et il n’y a pas de fumée de combustion sans atmosphère. De plus, la poussée soulève de la poussière et déchire l’aluminium recouvrant la base du LEM.
  • Pas de preuve de la réalité des missions par l’observation directe. La preuve ultime serait celle qui consisterait à retrouver les traces sur la Lune de ces missions (la base du LEM, le drapeau, les véhicules lunaires abandonnés sur place, les pas et autres traces d’activité humaine). Or, selon les tenants de la théorie du canular, personne n’a pu le faire et aucun télescope n’est assez puissant pour voir à ce niveau de détail à cette distance. Pourtant on prétend également avoir pu mesurer la distance Terre-Lune à l’aide d’un laser et d’un réflecteur posés là par les astronautes. Comment se fait-il que ce laser ait pu trouver ce réflecteur, et qu’un télescope n’arrive pas à voir le véhicule lunaire, par exemple ?
On est très loin de pouvoir faire une photo de précision suffisante du sol lunaire depuis la Terre, mais les récentes missions lunaires telle Lunar Reconnaissance Orbiter ont répondu à cet argument. En orbite autour de la Lune depuis le 23 juin 2009, cette sonde a réalisé des photographies des sites d’atterrissage de cinq missions Apollo1. On peut apercevoir le module lunaire d’Apollo 11 sur l’une d’entre elles. Une autre montre à la fois le module lunaire d’Apollo 14, des instruments scientifiques, et des traces de pas attribuées à Alan Shepard et Ed Mitchell1. En septembre 2009, la sonde s’est rapprochée pour se positionner en orbite de cartographie, à seulement 50 km d’altitude, et a produit de nouvelles images plus détaillées19,2.
Contrairement à une opinion répandue, un faisceau laser n’est pas parfaitement rectiligne. Pour plusieurs raisons, notamment la diffraction par l’orifice du laser et le passage dans l’atmosphère terrestre, le faisceau laser a un rayon de l’ordre du kilomètre lorsqu’il atteint la Lune. Avec une dispersion du même ordre sur le trajet retour, on ne reçoit que quelques photons par impulsion envoyée. Ce n’est que par la répétition de ces impulsions et l’utilisation de capteurs de haute précision que l’on peut estimer la distance Terre-Lune.
Bien que la pose de tels réflecteurs sur la surface lunaire soit possible sans présence humaine, ainsi qu’y sont parvenues les sondes soviétiques Lunokhod (en 1970 et 1973)20, les premières mesures ont été effectuées par l’observatoire McDonald en 1969 à la suite de la mission Apollo 11 et donc avant l’envoi des sondes Lunokhod. On peut aussi signaler les étages abandonnés de Saturn V dans l’espace que l’on a pu parfois repérer depuis la Terre, comme J002E3 ainsi que les éléments de la sonde.

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès