Les trois monothéismes découlent
d’une même matrice, d’un « tout autre » que vous ne pouvez concevoir,
mais qu’un athée bien intentionné pourrait appeler de l’indicible, par exemple,
ou un égrégore (mot ésotérique que je n’aime pas employer mais qui recèle une
signification intéressante de possibilité d’existence d’une « résultante
efficiente de toute humanité, dans son ensemble et dans sa particularité en
même temps »).
Disons que - ce que nombre de
musulmans sont en train de comprendre – mais ce que d’innombrables occidentaux
ont compris déjà est : si il y a de l’essentiel, de la vérité
profonde et utile dans les textes révélés, les religions qui ont en ont
découlés, par les chefs religieux qui se sont auto-proclamés tels, ou bien tout
simplement par les instincts humains les plus bas, bestiaux, belliqueux, concupiscents,
de pouvoir de l’homme sur l’homme…ont trahi ces perles initiales. Ce furent
pénibles déceptions sur déceptions jusqu’au…dégoût.
C’est très facile : au fond de
l’esprit nous restent un atavisme, presque, des excès de l’inquisition, des
indulgences et innombrables mensonges de l’église, des guerres de religions,
des échecs faces à des guerres meurtrières.
Un athée peut de nos jours, être, déçu de la religion, donc, humaniste actif, meilleur que tout religieux. Ou bien avoir abandonné en lui
toute possibilité de transcendance.
Je me permets : comme écrit
dans le Coran : seul Dieu-Allah sait ce qu’il y a dans le cœur d’un
humain.
Que
veut Dieu dans ce que je discerne comme relativement commun dans ces
textes : que l’homme réapprenne l’amour (prophète Jésus, parmi d’autres),
qu’il se bonifie, qu’il retrouve sa liberté profonde, se libère des préjugés
(par exemple conditionnements et endoctrinements, « veaux d’or »), qu’il retrouve une
intelligence du cœur à laquelle est subordonnée l’intelligence intellectuelle
et non pas l’inverse, qu’il réapprenne ce que signifie pardonner (avec la
clémence, la miséricorde du Coran, mot omniprésent dans la Bible au sens large
et : voir aussi le fameux « résumé que constitue le sermon sur la
montagne » 5/1 > 7/29).
Une constante de tous ces textes est
l’accusation de trahison de la part des prophètes vis-à-vis des puissances
religieuses en place. Cela vaut à tous ces prophètes ou presque d’être obligé
de fuir (Muhammad), d’être crucifié (Jésus), d’être persécutés [Moïse, et
quasiment tous les (vrais) prophètes bibliques].
Si l’on applique cette logique aux
chefs religieux musulmans, qui ne pouvaient encore exister du temps de leur
prophète, Dieu serait-il bienveillant ? Question intéressante.
Je conseille fortement de ne pas
oublier qu’un(e) religieux-se est la plupart du temps fruit de sa culture,
inconscient(e) qu’il ou elle pourrait être dans l’erreur. Les relativement
rares convertis d’une religion a une autre ont parfois agi par transgression dans une
famille oppressive par exemple, ou une société malsaine, ou autre…
En conclusion, à l’heure actuelle,
toute religion est respectable dans le sens où, héritée, elle ne mérite aucun
mépris ; mais aucune ne peut s’arroger le droit d’être « - la
meilleure ! ». L’athéisme, je le pense, s’il est fruit de la déception
d’une religion « traitresse », s’il est humaniste, est logeable à la
même enseigne, déjà dit mais répété : un athée n’est pas forcément un incroyant dans le sens qu’avait ce mot au temps des tribus arabes.
Mais où voit-on accomplie la volonté
de Dieu telle qu’énoncée au travers des livres révélés : nulle part, à
grande échelle :
les religions ont échoué et aucune ne
présente de signes prometteurs : l’Islam est repoussant, souvent, tel que
présent dans les esprits occidentaux : violence, arrogance, terrorisme
provenant du gouvernement d’Arabie Saoudite (exple), Idem avec ses alliés
Américains, Français (ainsi ceux-là même qui voudraient le répandre sur terre
progressent vers le résultat contraire à celui escompté !),
Puis ces pires guerres mondiales
entre … chrétiens, surtout !,
Renfermement sur elle-même de la
communauté juive, ayant oublié que la notion de peuple élu, n’est pas destinée
à se reposer sur ses lauriers, mais à se mettre au boulot que Dieu
demande : transformer le monde tel qu’Il le préconise par l’exemplarité de
ce même peuple - mon interprétation des écritures.
L’idéal
est de se situer au-dessus de la mêlée. Si c’est possible…à voir, à chercher…
Personnellement, j’avoue avoir trouvé une direction de certitude. Cependant, vu
le fanatisme ambiant et malgré un pseudo, je trouve plus prudent d’en rester là
jusqu’à plus ample réflexion.