Merci @ l’auteur pour le partage.
Quand un bâtiment, une maison ou une construction quelconque ne cesse de se fissurer, doit incessamment être réparé et consolidé en raison de malfaçons et de fondations pourries, il faut tout raser et tout reprendre sur des bases saines avant qu’ait lieu l’inévitable effondrement et ses dramatiques conséquences.
Il nous faut donc, à l’exemple du Peuple algérien, dégager tout le système et fonder enfin la République et la démocratie, avant que les forces manipulant ces marionnettes corrompues, pérennisent une nouvelle féodalité déjà à l’œuvre et à l’image d’un siècle imprégné de leur folie.
Le temps est venu car ce n’est pas faute d’avoir été prévenus dès les origines :
"La
source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les
représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir
consultée.
Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.
Ils
n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se
sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est
autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.
Quels que
soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du
gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de
réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs
attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave,
puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent
l’autorité.
Et comme il est dans la nature des choses que les
hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils
peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé
toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.
Si
la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si
des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale
semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs
la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du
peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés
bassement pendant les élections."
Maximilien Marie Isidore de Robespierre, le 29 juillet 1792.