Je crois qu’on peut facilement comprendre
ce qui s’est passé.
Après la mort de Jésus, ceux qu’il a
tenté d’amener au monde pacifique voulu par Dieu sont restés enfermés dans leur
démarche irrationnelle. C’est cela qui leur semblait important - comme encore
aujourd’hui chez les catholiques - déterminer, et de manière dogmatique, si
Jésus était, oui ou non, le Messie attendu. Ses adeptes ont décidé que oui, et que les juifs qui ne voulaient pas le
croire étaient haïssables.
Ils ont réussi à sacraliser cette
double certitude durant presque 2000 ans, jusqu’au Concile Vatican II où, au
vingtième siècle, la judéophobie fut enfin rejetée de la foi chrétienne.
Mais
les catholiques n’en sont pas venus pour autant à établir ce qu’auraient dû établir
les premiers chrétiens en créant leur nouvelle religion, après la mort de leur
« maître à penser Dieu » :
rejeter fermement la croyance antérieure en une "bonne violence
voulue par Dieu pour de bonnes raisons".
Ce que je qualifie de théologie criminogène c’est cette croyance toujours scandaleusement déclarée juste, et qu’il faut continuer d’enseigner dans
le « christianisme » d’aujourd’hui.