« *** *** fait
danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s’anime, bascule, tout
son corps vit la musique intensément.
Le musicien se penche
sur son violon, transpire...
Puis, le violoniste
quitte la scène...
…/…
C’est magnifique ! Les
larmes me montent aux yeux... que c’est beau !
…/…
Enfin, le violoniste
revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger... »
Ouah, c’est torride, vos soirées ! On croirait lire du Pierre
Félix Louis dit Pierre Louÿs
« Ici gît le corps
délicat de Lydé, petite colombe, la plus joyeuse de toutes les courtisanes, qui
plus que toute autre aima les orgies, les cheveux flottants, les danses molles
et les tuniques d’hyacinthe.
Plus que toute autre,
elle aima les glottismes savoureux, les caresses sur la joue, les jeux que la
lampe voit seule et l’amour qui brise les membres. Et maintenant, elle est une
petite ombre.
Mais avant de la
mettre au tombeau, on l’a merveilleusement coiffée et on l’a couchée dans les
roses ; la pierre même qui la recouvre est tout imprégnée d’essences et de
parfums.
Terre sacrée, nourrice
de tout, accueille doucement la pauvre morte, endors-la dans tes bras, ô Mère !
et fais pousser autour de la stèle, non les orties et les ronces, mais les
tendres violettes blanches. »
— Tombeau d’une jeune
courtisane (Les Chansons de Bilitis)
Vous êtes bien sûre que « son instrument » c’était
un violon et qu’il était « violoniste » ?
Parce que j’en connais qui, comme le fameux Pierre Louÿs que
je viens de citer, sont capables de métaphores étonnantes pour arriver à leurs
fins.