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Commentaire de Samson

sur Les religions paradoxales


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Samson Samson 25 septembre 2019 14:15

Dans l’Ancien Testament, au contraire de l’offrande agricole de Caïn, seul le sacrifice animal d’Abel est agréé par Dieu. De dépit, Caïn tue son frère.

(Genèse IV, 4-16)

Soulignant encore s’il était besoin le rôle « substitutif » du sacrifice animal par rapport au sacrifice humain, l’ange de Dieu n’arrête qu’au dernier moment la main d’Abraham, prêt à sacrifier son fils Isaac, pour lui substituer un bélier.

(Genèse XXII, 1-19)

Ce n’est que lors de la dernière cène avant sa Passion que Jésus institue la Nouvelle Alliance en substituant et validant par son propre sacrifice l’offrande agricole du pain et du vin, ce qui rachète l’antique malédiction de Caïn et constitue pour les chrétiens le mystère de la transsubstantiation des espèces.

(Matthieu XXVI, 26-29)

Manger de l’agneau pour fêter Pâques fait donc certes partie des traditions, mais ne relève en aucun cas de l’obligation rituelle, contrairement à l’interdiction de viande pendant les 40 jours du Carême, commémorant le jeune de Jésus au désert.

(Matthieu IV, 1-11)


Si même elles participent de la même origine et des mêmes racines, mettre sur le même plan les trois religions du Livre revient à omettre la profonde rupture introduite par le Christianisme dans la logique sacrificielle, s’appuyant sur le sacrifice humain originel de son fondateur pour abolir le sacrifice animal au profit de l’offrande agricole.

Pour ceux qu’intéresse la question de la dynamique sacrificielle et du rapport entre violence et sacré, je ne peux que renvoyer à l’ensemble de l’œuvre de René Girard et sa théorie anthropologique du désir mimétique.

En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


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