@lejules
Vous êtes à côté de ce que j’ai expliqué. J’ai dit que, même si cela parait contradictoire, De Gaulle s’est mis au service des « blancs » contre les bolchéviks et que cela ne l’a pas empêché d’être à la tête du CNR qui comportait une majorité de communistes.
J’ai rappelé ces faits incontestables (il suffit de regarder la wiki) en réponse à ceux qui font des déductions abusives du fait que F. Asselineau a fréquenté Pasqua et Tibéri.
J’affirme pour ma part que cela n’a rien d’incompatible avec le fait qu’il dirige le nouveau CNR qui s’appelle l’UPR.
Ci-dessous ma dernière version qui sera la fin de mon prochain livre .
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Malheureusement, la création
d’un nouveau CNR avec un cartel d’organisations ne s’est pas faite. Seule l’UPR
s’est constituée avec une charte qui est conforme à un nouveau CNR. Nous ne
connaissons pas bien les discussions qui ont eu lieu entre différentes
organisations à ce sujet. Nous regrettons que l’UPR ne soit pas ainsi un cartel
d’organisations comme l’était le CNR. La plupart des militants suivent François
Asselineau sans chercher à se distinguer de lui par leurs orientations
politiques. Il reste que l’UPR, selon l’expression de sa charte, est au-dessus
des clivages « gauche-droite ». Nous préférons pour exprimer la même
idée dire que l’UPR n’a vocation ni à défendre le capitalisme ni à l’attaquer.
Il est certain que des militants d’opinions diverses se trouvent à l’UPR
notamment des communistes et des militants proches du trotskisme. Nous faisons
le choix de soutenir l’UPR puisque nous sommes pour le Frexit.
Des « gauchistes » n’en reviennent pas, qu’après avoir fait référence
à Lénine, nous proposions de rejoindre François Asseilineau, « ami de
Pasqua et Tibéri ». Mais, Le CNR était dirigé par le général De
Gaulle : un militaire qui s’était porté volontaire dans sa jeunesse pour aider
les polonais dans la guerre qu’ils menaient contre les bolcheviks depuis 1919. Plus
précisément, il avait rejoint la mission militaire française commandée par Paul
Henrys entre avril 1919 et janvier 1921. Il était affecté comme instructeur à
l’école d’infanterie de Varsovie (arrondissement de Rembertow) au moment de la
bataille de Varsovie qui opposait en août 1920 les armées russe et polonaise.
Il a donc agi au moment de la guerre civile qui a fait suite à la révolution en
faveur des « blancs » contre les bolchéviks.
Et pourtant c’était le CNR placé sous l’autorité de ce même général de
Gaulle qui dirigeait la résistance pendant la 2ème guerre mondiale. Nous voulons, nous aussi, entrer dans la résistance et notre choix est
validé par notre activité militante puisque nous pouvons, dans l’UPR, défendre l’intégralité
de notre politique sans avoir à faire la moindre concession. Nous pouvons
notamment diffuser nos livres. Nous ne voyons d’ailleurs pas quelle autre
organisation accepterait cela.
Nous avons fait une digression à
propos du gauchisme en citant Lénine. Les gauchistes se
retranche derrière des discours ultra-gauche, afin de se présenter comme des
purs et durs, mais ils ne proposent rien pour progresser. Ils n’ont besoin d’aucun pont pour avancer car, en fait, ils ne
se disposent nullement à passer sur l’autre rive. D’ailleurs ces mêmes
révolutionnaires de la phrase appellent généralement à voter pour des candidats
anti-Frexit. Cette attitude sectaire a été stigmatisée par Léon Trotsky dans le
programme de transition :
« Ils piétinent sur place, se contentant de répéter
les mêmes abstractions vides. Les événements politiques sont pour eux une
occasion de faire des commentaires, mais non d’agir. (…) Dans la politique
pratique, les sectaires s’unissent à chaque pas aux opportunistes (aux
anti-Frexit comme la FI), surtout aux centristes (NPA, LO…), pour lutter contre
le marxisme. »
Pour notre part, et sans
hésitation, nous appelons tous ceux qui veulent se joindre à notre combat à
adhérer à l’UPR.