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Jean Dugenêt

Jean Dugenêt

Tel mon illustre prédécesseur Jean de la Bruyère, je voudrais dépeindre notre société sur le ton de la plus mordante satire en m’intéressant à quelques personnages connus comme Emmanuel Macron, Dieudonné, Roselyne Bachelot, Jean-Luc Mélenchon ou Etienne Chouard et je voudrais aussi dresser des portraits de personnages prototypiques comme l’arriviste, le super-incapable ou le lèche-bottes. Je voudrais en même temps actualiser et prolonger la réflexion entamée, il y a fort longtemps, par Etienne de la Boétie sur les mécanismes du pouvoir et ceux de la servitude, essayer d’expliquer comment une toute petite minorité de nantis impose son pouvoir à une masse de miséreux qui malgré leur nombre et leur force se laissent dominer.
Ne voyez dans cela aucune haine pour les uns ou pour les autres mais plutôt l’expression d’une révolte contre les injustices et aussi contre le gaspillage induit par la promotion des médiocres au détriment des plus méritants… Plus que tel ou tel individu, c’est bien la société que je veux décrire. Fis des fausses modesties, il y a en moi beaucoup d’orgueil, un mélange d’ambition et de mépris pour les arrivistes, un rejet de l’esprit de caste puisqu’il ne laisse aucune place au mérite personnel, l’envie permanente de retourner leur mépris à ceux qui se croient supérieur mais ne doivent leurs privilèges qu’à leur naissance ou, pire encore, à leur subordination totale aux plus puissants qu’eux. Le plus souvent, ils n’en sont même pas conscients. Ce médecin, ce notaire, cet avocat se demande-t-il s’il aurait pu obtenir ses diplômes en faisant la plonge dans des restaurants pendant toutes ses vacances et s’il avait dû partager sa chambre avec deux frères et sœurs ? Imagine-t-il dans quel état d’esprit est un lycéen qui considère la rentrée scolaire comme le début des vacances puisqu’il va enfin pouvoir se reposer ? Non ! Pas du tout ! Il pense qu’il a obtenu ses diplômes parce qu’il était doué. Que c’est pleinement mérité. Il estime d’ailleurs qu’il a lui-même financé ses études puisque ses parents lui ont trouvé un joli petit job pendant l’un de ses quatre mois de vacances. Il a d’ailleurs fait des économies sur son argent de poche et les cadeaux de sa famille. De l’argent bien gagné ! Il ne sait même pas que l’expression « argent de poche » est inconnue de bien des enfants dans d’autres milieux que le sien. Il a tout juste conscience que le père Noël des pauvres n’est pas le même que celui des riches. La suffisance que les uns ou les autres affichent est encore plus insupportable que la seule injustice. Mais il y a pire encore : l’attitude hautaine et méprisante des médiocres parvenus à des grades qui dépassent leur compétence, la morgue des grands qui se délectent dans les abus de pouvoir et, comble de tout, l'attitude des politiciens qui se déclarent les représentants des opprimés et se vautrent au quotidien dans la même fange que les plus riches. Derrière la satire, il y a en moi une révolte qui gronde aussi forte et aussi contenue que celle qu’il fallait lire entre les lignes des cahiers de doléances. Vous la percevrez peut-être entre les lignes de mes articles.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/03/2018
  • Modérateur depuis le 10/04/2018
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Derniers commentaires



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 mai 09:09

    @Mmarvinbear


    Dans tous les pays engagés dans la WW2 il y avait dans toutes les villes des bâtiments en rapport avec la guerre : usine, entrepôts, casernes, stock, terrains d’aviations... Même les usines produisant de l’énergie ou des matières premières étaient impliquées dans la guerre. Il ne pouvait pas en être autrement. On n’a jamais vu ces constructions dans un désert. On n’a jamais séparé complétement civils et militaires. Les américains savaient très bien que leurs bombes atomiques tuerait essentiellement des civils. Si vous avez une définition de ce que sont les « crimes de guerre » qui permettrait de les mettre hors de cause, je serais très étonné. Par définition, de mon point de vue, il y a crime de guerre quand un protagoniste s’attaque essentiellement à des civils.


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 mai 15:51
    @Mmarvinbear

    Voici quelques infos venant de la wikipédia

    D’après la wikipédia ces deux bombes atomiques ont fait entre 110000 et 250000 victimes sans compter les morts causées ultérieurement par divers types de cancers.
    110000 c’est le chiffre avancé par le Département de l’Énergie des États-Unis .
    250000 c’est e chiffre avancé par l’historien Howard Zinn.

    D’après l’Express les chiffres sont beaucoup plus importants.
    A Hiroshima 75000 habitants meurent sur le coup et 250000 dans les mois qui suivent soit un total de 325000 seulement pour Hiroshima.

    Soyons précis. Hiroshima était le siège d’une division et non pas d’une armée

    Au total environ 20000 soldats japonais ont été tués à Hiroshima (5ème division et 59ème armée).  Hiroshima était le siège de la 5ème division de la 2ème armée générale et le centre de commandement du général Shunroku Hata qui commandait effectivement la deuxième armée.

    On ne peut tout de même pas dire dans ces conditions qu’il s’agissait d’un objectif militaire. Comme dans le cas du bombardement de Dresde, il s’agissait de tuer de nombreux civils.

    Dans ce pays en guerre, il y avait dans toutes les villes des bâtiments, installations, fabriques, usines liés plus ou moins directement à la guerre. Pour autant, le fait de détruire une ville par une bombe atomique ne saurait être considéré comme un objectif stratégique visant des objectifs militaires.


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 mai 08:30

    Voilà des informations très intéressantes. Je pense que vous me fournirez volontiers vos références afin que je les vérifie. Merci.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 mai 09:14

    @LeDinoBleu


    Les graphiques sur l’évolution du chômage depuis la guerre se trouvent ici.

    La principale augmentation du chômage s’est faite entre 1970 et 1980. Cela correspond à l’arrivée de la génération du « baby boom » sur le marché de l’emploi. Il semble donc bien que ce soit le nombre de personnes en âge de travailler qui soit le facteur essentiel. Ce nombre a brutalement augmenté alors que le nombre d’emploi a stagné.

    Ensuite il y a eu les autres facteurs dont nous avons parlé. Facilités données au patronat pour licencier, délocalisation vers les pays à faible coût de main d’œuvre. Le facteur de gain de productivité par l’automatisation (robotique, informatique) n’intervient qu’après. Il semblerait qu’un patron gagne plus a délocalisé vers un pays à faible coût de main d’œuvre qu’a investir pour automatiser la production. C’est du moins le choix qui est fait le plus souvent.


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 mai 22:20

    @LeDinoBleu


    Il faudrait avoir la courbe d’accroissement du chômage depuis 1960. Je vais chercher mais je pense que s’il augmentait déjà dans les années 1960-70 c’était dans des proportions beaucoup moindre. C’est assurément avec la montée en puissance de l’UE que les choses se sont aggravées.
    La technique ne cesse de s’améliorer et la productivité en même temps puisque c’est lié. Ce n’est pas pour autant que cela crée obligatoirement du chômage. La mise en place des manufactures au début du XIXe siècle était à l’époque un progrès technologique considérable qui n’a pas pour autant créé du chômage.

    Dans une société qui fonctionnerait sainement les progrès dans l’automatisation (informatique, robotique...) devraient profiter à tous avec diminution du temps de travail... Plus de temps pour la formation et les loisirs... Quand les progrès conduisent à plus de misère comme le chômage massif ce n’est pas le progrès qu’il faut condamner mais le mode de fonctionnement de la société.

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