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Jean Dugenêt

Jean Dugenêt

Tel mon illustre prédécesseur Jean de la Bruyère, je voudrais dépeindre notre société sur le ton de la plus mordante satire en m'intéressant à quelques personnages connus comme Emmanuel Macron, Dieudonné, Roselyne Bachelot, Jean-Luc Mélenchon, François Mitterrand ou Etienne Chouard et je voudrais aussi dresser des portraits de personnages prototypiques comme l'arriviste, le super-incapable ou le lèche-bottes. Je voudrais en même temps actualiser et prolonger la réflexion entamée, il y a fort longtemps, par Etienne de la Boétie sur les mécanismes du pouvoir et ceux de la servitude, essayer d'expliquer comment une toute petite minorité de nantis impose son pouvoir à une masse de miséreux qui malgré leur nombre et leur force se laissent dominer.

Ne voyez dans cela aucune haine pour les uns ou pour les autres mais plutôt l'expression d'une révolte contre les injustices et aussi contre le gaspillage induit par la promotion des médiocres au détriment des plus méritants… Plus que tel ou tel individu, c'est bien la société que je veux décrire. Fis des fausses modesties, il y a en moi un mélange d'ambition et de mépris pour les arrivistes, un rejet de l'esprit de caste puisqu'il ne laisse aucune place au mérite personnel, l'envie permanente de retourner leur mépris à ceux qui se croient supérieurs mais ne doivent leurs privilèges qu'à leur naissance ou, pire encore, à leur subordination totale aux plus puissants qu'eux. Le plus souvent, ils n'en sont même pas conscients. Ce médecin, ce notaire, cet avocat se demande-t-il s'il aurait pu obtenir ses diplômes en faisant la plonge dans des restaurants pendant toutes ses vacances et s'il avait dû partager sa chambre avec deux frères et sœurs ? Lui que sa famille a encouragé à faire des études, imagine-t-il quelles pressions et quels obstacles doit surmonter ce jeune pour qui il est inimaginable du point de vue de sa propre famille et de son entourage qu'un des leurs fasse des études longues ? Cette pression est répercutée par tout le système d'orientation scolaire avec son armée de professionnels : les spécialistes du fameux " Il fera un bac technique et pour un fils d'ouvrier ce sera déjà pas mal " ou du non moins fameux " Pour la fille d'untel, il fallait bien trouver un poste particulier car sinon elle aurait été trop malheureuse ". Dès l'école élémentaire, le fils-à-papa qui a les pires difficultés à apprendre à lire et à écrire est qualifié de dyslexique ce qui lui ouvre droit à des égards particuliers de la part des enseignants tandis que, dans les mêmes conditions, le fils d'ouvrier récolte le mépris général. Plus tard, le fils d'ouvrier verra les postes qu'il mérite lui passer sous le nez pour être attribués à des petits bourgeois incompétents. Le privilégié ordinaire, imagine-t-il dans quel état d'esprit est un lycéen qui considère la rentrée scolaire comme le début des vacances puisqu'il va enfin pouvoir se reposer après avoir trimer pendant deux mois en un dur labeur afin d'amasser un petit pécule pour son année scolaire ? Non ! Pas du tout ! Il pense qu'il a obtenu ses diplômes parce qu'il était doué. Que c'est pleinement mérité. Il estime d'ailleurs qu'il a lui-même financé ses études puisque ses parents lui ont trouvé un joli petit job pendant l'un de ses quatre mois de vacances. Il a fait des économies sur son argent de poche et les cadeaux de sa famille. De l'argent bien gagné ! Il ne sait même pas que l'expression " argent de poche " est inconnue de bien des enfants dans d'autres milieux que le sien. Il a tout juste conscience que le père Noël des pauvres n'est pas le même que celui des riches. La suffisance que les uns ou les autres affichent est encore plus insupportable que la seule injustice. Mais il y a pire encore : l'attitude hautaine et méprisante des médiocres parvenus à des grades qui dépassent leur compétence, la morgue des grands qui se délectent dans les abus de pouvoir et, comble de tout, l'attitude des politiciens qui se déclarent les représentants des opprimés et se vautrent au quotidien dans la même fange que les exploiteurs. Derrière la satire, il y a en moi une révolte qui gronde aussi forte et aussi contenue que celle qu'il fallait lire entre les lignes des cahiers de doléances. Vous la percevrez peut-être entre les lignes de mes articles.

 Yours for the révolution,
 comme disaient jadis les socialistes.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/03/2018
  • Modérateur depuis le 10/04/2018
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Derniers commentaires



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 septembre 19:39

    @BA
    Merci.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 septembre 19:37

    Est-ce que les gaullistes qui sont au sein de l’UPR infiltrent l’UPR ?

    Est-ce que les communistes qui sont au sein de l’UPR infiltrent l’UPR ?

    Est-ce que ceux qui sont à l’UPR et ont voté pour Marine Le Pen au second tour des présidentielles infiltrent l’UPR ? Même question pour ceux qui ont voté pour Macron.

    Mon avis est qu’aucun d’eux n’infiltre l’UPR et tous y ont leur place.
    Comme tous les autres je n’infiltre pas l’UPR. J’en suis membre de plein droit. Comme tous ceux qui agissent en pleine transparence et avec une constante exigence de vérité je ne manipule personne et surtout pas l’UPR.

    « je trouve cela indécent que de vouloir imposer ses propres vues ». Je ne cherche pas à imposer quoi que ce soit. J’expose mes points de vue en argumentant et en essayant de convaincre et chacun au sein de l’UPR est libre d’en faire autant.

    « et de récupérer la notoriété de ce parti ». Je ne récupère rien du tout et je fais en sorte d’accroitre la notoriété de ce parti tout particulièrement en montrant que tous ceux qui sont attachés au mouvement ouvrier y ont leur place et je n’ai jamais dit que les autres n’y ont pas leur place.

    Je ne chercherai pas comme vous à reprendre des formules du genre « il est indécent » ou « se faire mousser ». Je dirai simplement que ceux qui veulent imposer des restrictions à l’UPR que ce soit pour faire valoir ou dominer leur point de vue ou pour en interdire d’autres ne servent pas la cause de l’UPR. Je crois par ailleurs utile de vous informer que F. Asselineau est informé de ce que je fais.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 12:12
    Je croyais avoir déjà envoyé cette contribution mais je ne la retrouve pas alors je recommence en complétant.
    ============

    Excellent article de notre ami « Cette grenouille-ci ». Nous sommes sur la même longueur d’onde et je propose que nous réfléchissions aux raisons qui font que la FI a assurément plus de succès que l’UPR alors qu’il est si évident que si les militants ne s’en tenaient qu’à un minimum d’effort d’analyse, de réflexion, d’examen des faits... tous devraient se tourner vers l’UPR.

    Certes au compte de ce succès de la FI, il faut mettre que les médias ménagent davantage JL Mélenchon que F Asselineau et on a vu l’importance qu’ils ont lors des dernières présidentielles. Je suis tombé sur les renseignements qui m’ont permis d’écrire mon article « JLM : les discours et les actes » à partir d’une vidéo de Michel Onfray qui s’étonne que les médias n’ont pas fait leurs choux gras des faits que j’ai rapportés. Il leur en faudrait assurément beaucoup moins pour démolir F. Asselineau s’ils en avaient l’occasion. C’est donc une des raisons de leur succès mais ce n’est pas la seule.

    Je pense que la raison principale c’est que, en toutes circonstances, quand les travailleurs ont besoin de se défendre ils se tournent vers leurs organisations. Ils ne peuvent pas faire autrement. Or, aujourd’hui leurs organisations sont le PS, le PCF et la FI. Ces trois organisations sont ancrées dans le mouvement ouvrier par leur histoire, par leur origine. Elles sont le produit de la lutte séculaire pour le socialisme avec aussi toutes les contradictions que cela comporte entre les aspirations des militants et la politique des directions.

    L’UPR n’est pas une organisation ouvrière au sens de ce que je viens de dire. De plus, ses adversaires tiennent à majorer ce fait en mettant en avant le passé politique extrêmement bref de F. Asselineau avec C Pasqua et ils mélangent tout cela à l’envi avec ses fonctions d’Inspecteur Général des Finances. Pourtant, là encore, ceux qui s’en tiennent sur ces questions à un minimum d’effort d’analyse, de réflexion, d’examen des faits... devraient néanmoins se tourner vers l’UPR. Nous avons développé tous les arguments pour cela dans l’article "FA versus JLM".

    J’en viens à ce que je propose. Il faut insister sur la similitude entre CNR et UPR. Certes l’UPR n’est pas une organisation ancrée dans le mouvement ouvrier (le CNR non plus) car c’est un rassemblement de militants d’opinions très différentes. Et, dans ce rassemblement (l’UPR) les militants du mouvement ouvrier ont toute leur place. Il y en a d’ailleurs de plusieurs origines : communistes, socialistes, trotskistes. Je propose pour ma part de développer de manière informelle une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR (Cf. mon article précédent). Je regrette d’ailleurs que tous ceux qui sont favorables au Frexit ne se regroupe pas dans l’UPR notamment le PRCF dont tu parles dans ton article.

     

    De plus, je pense qu’il faut prendre les militants des autres organisations, et tout particulièrement ceux de la FI, avec leur niveau de conscience et les inviter à faire leur expérience au sein de leur organisation. A un moment ou un autre ils prendront conscience de la réalité de la politique à JLM. Il y a actuellement beaucoup de mécontentement au sein de la FI sur au moins cinq points :

    1. La notion de la démocratie dans le mode appliqué en interne à la FI n’est pas du gout de tous.
    2. La constitution des listes pour les européennes non plus (le copinage...)

    3. La courtoisie entre frères-ennemis de la caste des carriéristes de la politique (JLM, Macron) n’est pas appréciée de tous surtout quand elle va de pair avec le mépris affiché envers d’autres.

    4. Presque tous les militants de la FI comprennent maintenant que JLM ne veut pas sortir de l’UE. Certains pensent qu’il vient de changer d’avis d’autres pensent qu’ils se sont faits bernés.

    5. JLM se rapproche maintenant de ceux qu’il vilipendait il y a peu de temps. Les militants de la FI ne sont pas quitte de le voir fluctuer.

    Il faut souhaiter que cela incite les militants de la FI à la réflexion sur ce qui est le plus important : le Frexit.

    Je propose aussi qu’ils fassent l’expérience de l’aspiration naturelle de tous les travailleurs à l’unité de leurs organisations. Je propose notamment l’unité PS/PCF/FI pour les présidentielles et j’indique que je suis prêt à appeler à voter pour JLM au deuxième tour des élections. Normalement ma position devrait convenir à tous les militants de la FI. Je leur dis : faites votre expérience, allez dans ce sens. Je sais qu’ils se heurteront sur cette voie à JLM comme à toutes les directions traitresses du mouvement ouvrier. Pour eux les solutions satisfaisantes sont de deux types : celle de 2017 ou celle de 1981. Ils veulent ou bien la division (2017 : deux candidats du mouvement ouvrier n’ont aucune chance de l’emporter) ou bien l’unité avec des partis du capital (1981 : unité avec les radicaux de gauche). Ils ne veulent pas du Front Unique Ouvrier qui amène inéluctablement à la remise en question du système.

     

    Il me parait utile d’ajouter que Jean-Luc Mélenchon connait très bien mes propositions parce que je n’invente rien. C’est exactement la politique qu’il défendait dans sa jeunesse quand il était un militant dévoué et désintéressé, avant donc qu’il décide de faire une carrière avec la politique. C’est un renégat et un renégat n’est pas loin d’être un traître.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 09:03

    Excellent article de notre ami « Cette grenouille-ci ». Nous sommes sur la même longueur d’onde et je propose que nous réfléchissions aux raisons qui font que la FI a assurément plus de succès que l’UPR alors qu’il est si évident que si les militants ne s’en tenaient qu’à un minimum d’effort d’analyse, de réflexion, d’examen des faits... tous devraient se tourner vers l’UPR.

    Certes au compte de ce succès de la FI, il faut mettre que les médias ménagent davantage JL Mélenchon que F Asselineau et on a vu l’importance qu’ils ont lors des dernières présidentielles. Je suis tombé sur les renseignements qui m’ont permis d’écrire mon article « JLM : les discours et les actes » à partir d’une vidéo de Michel Onfray qui s’étonne que les médias n’ont pas fait leurs choux gras des faits que j’ai rapportés. Il leur en faudrait assurément beaucoup moins pour démolir F. Asselineau s’ils en avaient l’occasion. C’est donc une des raisons de leur succès mais ce n’est pas la seule.
    Je pense que la raison principale c’est que, en toutes circonstances, quand les travailleurs ont besoin de se défendre ils se tournent vers leurs organisations. Ils ne peuvent pas faire autrement. Or, aujourd’hui leurs organisations sont le PS, le PCF et la FI. Ces trois organisations sont ancrées dans le mouvement ouvrier par leur histoire, par leur origine. Elles sont le produit de la lutte séculaire pour le socialisme avec aussi toutes les contradictions que cela comporte entre les aspirations des militants et la politique des directions.
    L’UPR n’est pas une organisation ouvrière au sens de ce que je viens de dire. De plus, ses adversaires tiennent à majorer ce fait en mettant en avant le passé politique extrêmement bref de F. Asselineau avec C Pasqua et ils mélangent tout cela à l’envi avec ses fonctions d’Inspecteur Général des Finances. Pourtant, là encore, ceux qui s’en tiennent sur ces questions à un minimum d’effort d’analyse, de réflexion, d’examen des faits... devraient néanmoins se tourner vers l’UPR. Nous avons développé tous les arguments pour cela dans l’article « FA versus JLM ».
    J’en viens à ce que je propose. Il faut insister sur la similitude entre CNR et UPR. Certes l’UPR n’est pas une organisation ancrée dans le mouvement ouvrier (le CNR non plus) car c’est un rassemblement de militants d’opinions très différentes. Et, dans ce rassemblement (l’UPR) les militants du mouvement ouvrier ont toute leur place. Il y en a d’ailleurs de plusieurs origines : communistes, socialistes, trotskistes. Je propose pour ma part de développer de manière informelle une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR (Cf. mon article précédent). Je regrette d’ailleurs que tous ceux qui sont favorables au Frexit ne se regroupe pas dans l’UPR notamment le PRCF dont tu parles dans ton article.

    De plus, je pense qu’il faut prendre les militants des autres organisations, et tout particulièrement ceux de la FI, avec leur niveau de conscience et les inviter à faire leur expérience au sein de leur organisation. A un moment ou un autre ils prendront conscience de la réalité de la politique à JLM. Il y a actuellement beaucoup de mécontentement au sein de la FI sur au moins cinq points :

    1. La notion de la démocratie dans le mode appliqué en interne à la FI n’est pas du gout de tous.
    2. La constitution des listes pour les européennes non plus (le copinage...)

    3. La courtoisie entre frères-ennemis de la caste des carriéristes de la politique (JLM, Macron) n’est pas appréciée de tous surtout quand elle va de pair avec le mépris affiché envers d’autres.
    4. Presque tous les militants de la FI comprennent maintenant que JLM ne veut pas sortir de l’UE. Certains pensent qu’il vient de changer d’avis d’autres pensent qu’ils se sont faits bernés.
    5. JLM se rapproche maintenant de ceux qu’il vilipendait il y a peu de temps. Les militants de la FI ne sont pas quitte de le voir fluctuer.
    Il faut souhaiter que cela incite les militants de la FI à la réflexion sur ce qui est le plus important : le Frexit.

    Je propose aussi qu’ils fassent l’expérience de l’aspiration naturelle de tous les travailleurs à l’unité de leurs organisations. Je propose notamment l’unité PS/PCF/FI pour les présidentielles et j’indique que je suis prêt à appeler à voter pour JLM au deuxième tour des élections. Normalement ma position devrait convenir à tous les militants de la FI. Je leur dis : faites votre expérience, allez dans ce sens. Je sais qu’ils se heurteront sur cette voie à JLM comme à toutes les directions traitresses du mouvement ouvrier. Pour eux les solutions satisfaisantes sont de deux types : celle de 2017 ou celle de 1981. Ils veulent ou bien la division (2017 : deux candidats du mouvement ouvrier n’ont aucune chance de l’emporter) ou bien l’unité avec des partis du capital (1981 : unité avec les radicaux de gauche). Ils ne veulent pas du Front Unique Ouvrier qui amène inéluctablement à la remise en question du système.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 19 septembre 23:06

    @Sparker
    Les prix des nationalisations (indemnités) changent beaucoup en fonction des rapports de force. Les articles des constitutions et les articles de loi ne sont pas immuables. Tous ceux qui ont fait des études de droit m’ont dit que les lois sont le reflet de la société. Quand la société change, les lois... Le Frexit sera un sacré changement... probablement la fin de L’UE et de la BCE.
    Alors, les indemnités, les prix de rachat... Il se pourrait qu’on en viennent à des nationalisations sans indemnités ni rachat... histoire que le peuple récupère son bien. Les formules du genre c’est untel le propriétaire signifie quoi ? Est-ce que ça signifie que le « untel » a gagné et mérité ce qu’il détient ? Le référendum d’initiative populaire pourrait donner la possibilité au peuple de répondre à ces questions.

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