<Avant de tirer un trait et de solder le passé, il conviendrait que soit publié la situation comptable des caisses et demander des comptes aux responsables.>
« Le Conseil d’orientation des retraites a bien affiché dans son dernier rapport que la moitié des 17 milliards de déficit annuel qui vont manquer sur nos pensions en 2025 ont comme source les régimes publics, alors que les salariés du public ne représentent même pas 20 % des actifs. » (1)
On voit déjà qui paye depuis des lustres.
Mais peut-être est-ce parce que certains ont accepté des salaires plus bas pour profiter d’une retraite acceptable ?
« il semble que comparer les régimes soit toujours aussi mal vu. Les chiffres parlent, pourtant, d’eux-mêmes : la retraite moyenne des nouveaux retraités à la SNCF ? 2.300 euros. A la RATP ? 2.800 euros. Des fonctionnaires d’Etat, 2.100 euros. Et celle des salariés du privé ? Seulement 1.500 euros (selon l’Agirc-Arrco). Et, quand on parle de carrière complète, l’iniquité persiste : 2.600 euros à la SNCF et 3.700 euros à la RATP versus 1.800 euros dans le privé.
Cela est rendu possible grâce à des taux de remplacement records et qui s’établissent en moyenne, selon la Cour des comptes, à 88 % à la RATP en cas de carrière complète, 73 % à la SNCF, alors qu’il est d’environ 60 % en moyenne entre les cadres et les non-cadres dans le privé. » (1)
(1) — https://www.ifrap.org/retraite/le-scandale-dune-greve