@Pierre
Pour compléter la situation sous Eltsine (1991-1999) :
La brillante libéralisation de l’économie de l’URSS
- La
libéralisation rapide des prix s’accompagne d’une inflation galopante :
elle dépasse les 2000% en 1992. Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages,
dont le salaire n’a pas suivi la hausse des prix, s’effondre
brusquement.
- En 1995, un tiers des russes vit sous le seuil de pauvreté,
et un tiers supplémentaire consacre 90% de son revenu aux dépenses de
première nécessité.
- Par conséquent, la majorité des russes n’a
d’autre choix que de céder ses parts d’entreprises pour survivre, au
profit de privilégiés qui se constituent rapidement une fortune
colossale et mettent, aux côtés des capitaux étrangers, la main sur
l’économie du pays.
- Ces nouveaux oligarques opèrent alors une
réorganisation rapide de l’appareil productif, qui passe souvent par la
fermeture d’usines et par des licenciements, ce qui contribue encore à
renforcer les inégalités, qui explosent dans le pays.
Les conséquences du libéralisme : retrait de l’Etat et corruption massive
- La
libéralisation des prix, accompagnée de la privatisation de l’outil de
production, a ainsi pour conséquence une chute de 50% du PIB entre 1991
et 1998.
- Dans ce contexte difficile, l’État se voit contraint de réduire
drastiquement ses subventions : les retraites sont amputées et la
plupart des pensions diminuent, d’autant que nombre de services publics
deviennent payants, comme les transports, mais aussi la santé. C’est
pourquoi de nombreux russes, qui bénéficiaient de la gratuité du service
public de santé, n’ont plus les moyens de se soigner.
- Le retrait
de l’État se matérialise aussi par la hausse de l’économie informelle et
la mainmise de la mafia sur la société, qui gangrène tous les secteurs
du pays.
- De plus, de nombreux arsenaux militaires sont pillés avec la complicité
de fonctionnaires corrompus.
Ce pays a été pillé de l’intrieur par une Mafia