"Pourquoi se réjouir de cette annonce pour le monde paysan, alors que la
majeure partie de nos Agriculteurs ne touche pas le SMIC et en sont même
loin ?"
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Actuellement les agriculteurs sont manipulés par la
Politique Agricole Commune (PAC) qui les incite à s’endetter sous prétexte de
rentabilité pour mieux faire vivre les industriels de la fabrication d’engins
mécaniques, les banques, les industrie de la chimie (pesticides) avec un
monopole pour les plantes hybrides F1 obligeant à racheter tous les ans des
semences…
Les revenus ne sont pas générés par le résultat du travail
mais par des subventions européennes en fonction du patrimoine (terres et
bétail) détenu.
Ces subventions sont un leurre.
En 2018 la France a payé à l’Europe : 19,5 milliards d’euros
Elle a reçu de l’Europe : 11,3 milliards d’euros
Différence : moins 42%
Les règles de fonctionnement des aides de la PAC sont une
ineptie de plus.
Elles sont liées, entre autres, à la détention de DPB
(droits au paiement de base) qui sont décorrélés de la détention de terres. Un
agriculteur acheteur ou locataire des terres n’obtient pas systématiquement les
DPB s’y rapportant. Le cédant peut les négocier séparément ou les vendre sur
des sites internet. Un cédant n’ayant plus de terres peut encore se retrouver
avec des DPB et ainsi bloquer des revenus.
Quelle est la logique des technocrates de Bruxelles ?
Pour qui travaillent-ils ?
Dans la logique de la PAC, l’agriculteur brasse des sommes
importantes. Il faut de plus en plus de matériel, de plus en plus
d’installations automatiques, de plus en plus de bétail, de plus en plus de
produits chimiques pour faire vivre de plus en plus de secteurs autres que
l’agriculture. C’est certainement grisant, mais à part faire vivre des lobbies,
le ratio entre dépenses et rentrées est-il plus intéressant que dans le cas
d’une agriculture plus traditionnelle, plus raisonnable, plus respectueuse de
la planète ?
L’avenir de l’agriculture doit-il être défini par des
technocrates ?
Avec la PAC, les revenus actuels des agriculteurs ne
découlent pas de leur travail mais de subventions liées à la détention de
superficies (DPB) et de bétail (vaches allaitantes, veau sous la mère…). Il n’y
a pas lieu de travailler mais de posséder pour obtenir une rente.
Par ailleurs, il faut un peu regarder le Code rural pour ce
qui concerne la relation entre des propriétaires de terres et les loueurs. Il y
a un profond déséquilibre en faveur des exploitants avec des loyers dérisoires
et pratiquement une impossibilité pour les propriétaires de récupérer leurs
biens.
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Lorsqu’un agriculteur dit qu’il se verse 800 € par mois,
quelle est la signification ?
Il faut comparer avec un employé.
Si cet employé perçoit un salaire de 2000 € mais qu’il
rembourse 600 € d’emprunt sur sa maison et qu’il place 600 € en épargne, il
peut donc dire qu’il ne se verse un salaire que de 800 €. En fait, il augmente
son capital de 1200 € et ne réserve que 800 € pour ses dépenses courantes
mensuelles. En revanche, il dira qu’il touche un salaire de 2000 €.
De même, si un agriculteur perçoit une somme annuelle
ramenée à un montant mensuel de 5000 € mais qu’il rembourse 1500 € d’achat de
terres, 1000 € d’achat de matériel de culture, 500 € de matériel de traite et
qu’il achète pour 1200 € de bétail, il peut dire qu’il ne se verse que 800 €.
Cependant il a augmenté son patrimoine de 4200 €.
En revanche, combien touche-t-il de la PAC ? Réponse
sur TELEPAC.