@Jonas
Pour éliminer ces pseudo-sciences, la punition consistait
essentiellement en la prononciation de formules d’abjurations
.
Vous n’avez pas honte de parler de l’Inquisition comme d’une société savante ?
Non seulement ils ont brûlé sur des bûchers des centaines de femmes, mais le Vatican et l’Inquisition s’en sont pris aussi aux vrais savants. Et l’Inquisition existe toujours elle a changé de nom, c’est tout. Elle s’appelle « la Congrégation pour la doctrine de la Foi »
.
"(...) Au début des années 1980, des
théologiens catholiques brésiliens développent le concept de théologie de la
libération : ils affirment que le christianisme est censé être un défenseur des
pauvres et des opprimés, et que l’église devrait défendre les droits de
l’homme. Cette interprétation des évangiles ne plaît pas, bien sûr, aux
instances dirigeantes de l’église catholique, mais elle est plus ou moins
tolérée jusqu’au jour ou l’un de ces théologiens, le père franciscain Leonardo
Boff, se permets d’écrire que l’Église devrait elle aussi respecter les droits
de l’homme.
La réaction ne se fait point
attendre. La
Congrégation pour la doctrine de la foi (le nouveau nom,
depuis Vatican II, du Saint Office), convoque Leonardo Boff à Rome. La
congrégation tient ses procès dans la même pièce qu’elle utilisait lorsqu’elle
s’appelait Saint Office pour l’inquisition. Leonardo Boff a ainsi le privilège
de s’asseoir sur le même siège où furent assis Giordano Bruno et Galilée.
Leonardo Boff racontera plus tard qu’il a fait une révérence à cette chaise en
entrant, avant de remercier le chef du Saint Office pour l’honneur qui lui
était fait en lui permettant de s’asseoir dessus. Le résultat est que Boff est
interdit de publication. Il peut rester prêtre, mais n’a plus le droit de rien
publier. Comme il reste actif au sein de l’église brésilienne, participant à
colloques et conférences diverses, il reçoit l’ordre de Rome de quitter le
Brésil, pour au choix, un monastère aux Philippines ou un en Corée, et de se
retirer complètement de tout contact avec l’extérieur. Il doit choisir entre
quitter la prêtrise et l’exil cloîtré : il choisit finalement de quitter la
prêtrise....etc