Bravo à une gars comme Guillaume Meurice qui augmente le niveau d’impertinence luttant contre la mort lente. J’aurai préféré que ce soit Charline que Lea Salamé qui interview Carlos Gohn. Mais celle ci ne l’aurait surement pas fait. Donner non seulement un micro à ce taulard en cavale ne présente pas seulement un problème d’éthique, mais la flagornerie dans laquelle est s’est vautrée a laissé plus d’un auditeur rêveur sur la complaisance de ton en rapport aux puissants.
Mais Lea Salamé, fille d’un ex ministre Libanais, Demorand, fils d’un diplomate montrent que la diversité sociale n’a aucune représentation, et sa capacité à faire du lèche ou à s’acharner sur un invité s’il ne rentre pas dans la doctrine libérale est insupportable. Ton visible dans la forme, quant on a vu le traitement lié à la violence policière et aux gilets jaunes, amalgamés à des bas du front, pour ne pas dire à des antisémites, thème récurent sur inter, pour dénigrer tout mouvement qui insupporte, en passant du particulier au général.
Les journalistes devraient comme par le passé venir de milieux différents, au lieu d’être le porte voix d’une oligarchie. J’écoute malgré tout un peu le matin par habitude et pour prendre le son du pays. France culture sauf le Week end ( avec Ockrent et Frienkelkraut qui dégouteraient n’importe quel nouveau auditeur) est bien plus souvent intéressante, surtout l’après midi. La visibilité de la grève de radio France a été assez inaudible. Faire grève à cette époque était mal choisi, car ne faisant pas cause commune avec celle des retraites, elle apparaissait à mon avis déconnectée des problèmes des français lambdas
. D’autant plus que les reprises d’antennes faisaient l’apologie des mesures économique nouvelles indispensables, dans un bel exercice psychotique.