@jmdest62
Il n’y a aucun doute. Voici précisément comment Bernard Arnault a commencé à accumuler un capital :
"En 2008, Bernard Arnault a recruté en toute
illégalité le peu scrupuleux et tout
puissant ancien patron du renseignement intérieur du pays, Bernard Squarcini,
au sein de LVMH pour en faire son « Monsieur Sécurité ». Celui-ci a depuis été
mis en examen le 28 septembre 2016 au pôle financier de Paris pour
« violation du secret de l’enquête », « trafic
d’influence » et « détournement de fonds publics » dans une
affaire toujours en cours sur ses activités depuis sa reconversion. Il est
accusé d’avoir mobilisé, dans ses services pour Bernard Arnault, les moyens de
l’État en dehors de tout cadre judiciaire. Il avait déjà à plusieurs reprises
été suivi par la justice sous Sarkozy.
Mais, le plus gros truandage de
Bernard Arnault n’est pas là. Il réside dans la reprise puis la liquidation du
groupe Boussac. Il a repris le groupe au prix d’une importante aide de l’état
avec des abandons de créances, des aides publiques plusieurs fois renouvelées,
des exonérations diverses. En contrepartie, il se contentait de faire des
promesses. Et, chacun le sait, c’est devenu une banalité depuis les années
Mitterrand de dire que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. C’est
pourtant en plusieurs occurrences que Bernard Arnault obtiendra ainsi des avantages
au simple prix de promesses non tenues. Il s’est plusieurs fois engagé à ne pas
se défaire des usines textiles du groupe Boussac et à ne pas licencier. Il n’a
jamais tenu ses promesses. Voilà comment il a pu devenir la première fortune de
France et d’Europe !
« Le groupe LVMH, comme d’autres, n’a
pu se former qu’au prix d’un ensemble de ruses et d’habiletés qui ont permis
l’exploitation d’imperfections de marché (liées, en particulier, aux
interventions directes de la puissance publique). Accès à des informations
privilégiées, désinformations, promesses non tenues, menaces, batailles
judiciaires, chantages, ententes entre actionnaires et banquiers, ne peuvent
ici être considérés comme des épiphénomènes. »
Nous venons de citer un compte rendu du livre d’Airy
Routier intitulé « L’Ange
Exterminateur ».
Donnons un aperçu de sa fortune.
Il dirige le groupe LVMH, soit 70 marques. La plupart des enseignes sont prestigieuses,
comme Louis Vuitton, Guerlain ou Christian Dior. Quelques-unes sont populaires
comme Sephora ou Carrefour. Il possède des filiales dans le monde entier dont
202 filiales offshore dans quelques paradis fiscaux, comme l’a révélé en 2014
une ONG spécialisée dans la dénonciation de l’évasion fiscale. Bernard Arnault
possède 47 % de cet empire. Il veut s’acheter une honorabilité en
cultivant une image de mécène : la fondation Louis-Vuitton à Paris, un don
pour reconstruire Notre-Dame…
Parlons un peu de ses impôts. Avec
cette fortune estimée à plus de 95 milliards d’euros, il paye à peine plus de
deux millions d’euros d’impôts par an. Pour bien apprécier la proportion,
imaginez un français qui ne paierait que 2 euros d’impôts avec des biens
évalués à 95 000 euros. Comment fait-il ? Vous trouverez des articles
de plusieurs pages pour vous l’expliquer mais nous pouvons nous contenter de deux
mots : il truande. Il a d’ailleurs été éclaboussé dans l’affaire des
« Paradise Papers », qui met à jour les combines pour échapper à
l’impôt. Ceux qui le veulent peuvent appeler cela de « l’optimisation fiscale ».
Pour les honnêtes gens c’est du truandage. Du truandage autorisé par ceux qui
sont à ses bottes. Parmi eux, il y a maintenant Emmanuel Macron. Ce n’est donc demain
que ça va changer.
Pour compléter nous allons faire état de ses aventures
franco-belges en citant un article intitulé « Bernard Arnault, l’art de
payer moins d’impôts » trouvé sur le site web de « francetelevisions »
à la date du 28 mars 2019.
« Bernard Arnault, de son côté, n’est pas en reste,
lui qui a décidé de se domicilier dans la banlieue chic de Bruxelles. Il se
trouve justement que la fiscalité belge est très avantageuse en matière
d’héritage... mais à condition de résider dans le pays. Celle-ci permet en
particulier d’échapper aux droits de succession en transférant ses actifs au
sein d’une fondation. C’est ce qui a été fait en 2012 grâce à la holding
familiale Pilinvest, abritée dans la fondation Protectinvest. En 2014, le
milliardaire décide même de demander la nationalité belge. Hélas ! la
justice s’intéresse de près à cette soudaine passion pour la douceur de vivre
outre-Quiévrain... et, en 2017, elle propose à Bernard Arnault l’arrêt des
poursuites pour fraude à la domiciliation contre une transaction en argent.
Montant confidentiel mais estimé à 2 millions d’euros.
Le
milliardaire devra encore répondre devant le fisc français pour sa tentative de
fuite fiscale : régularisation, pénalités, etc. Montant confidentiel mais
estimé à 1 milliard d’euros. À ce jeu de Monopoly, on ne gagne pas à tous
les coups ! »