Pour montrer le médiocrité de Macron au vu de son parcours je propose mieux que la vidéo dont vous donnez le lien. N’étant pas particulièrement modeste, je propose ni plus ni moins le chapitre « Du lycée à l’Elysée » de mon livre « Macron démission — Révolution ». Je l’envoie en 2 parties pour qu’il puisse passer
=-=-=-=-=-=-=— 1 ère Partie =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Emmanuel Macron a suivi une
scolarité de bon élève sans plus. Ceux qui l’ont suivi dans les deux lycées
qu’il a fréquentés puis à l’université témoignent qu’il avait une relation à
l’autorité assez singulière. Nous observons cela dans le reportage du 21 novembre
2016 sur France 3, intitulé « Macron, la
stratégie du météore ». Les citations qui suivent sont extraites de ce
reportage qui se trouve sur YouTube. Il cherchait sans cesse à avoir une
relation individuelle avec les profs et les autres adultes de l’établissement
en commençant par les appariteurs. Il se comportait en lèche-bottes par
instinct cherchant à discuter seul à seul avec chacun d’eux. Cela lui a
d’ailleurs valu d’avoir une relation amoureuse avec sa prof de théâtre qu’il
épousera plus tard. Celle-ci dépeint son comportement avant leur rencontre
amoureuse :
« Il discutait
toujours avec les profs (…) Il avait un rapport à l’adulte, à tous les adultes,
aux autres profs, au directeur... d’égal à égal ».
Aurélien Lechevallier qui l’a
connu à Sciences-Po et qui deviendra son conseiller aux affaires
internationales après avoir été le conseiller diplomatique d’Anne Hidalgo
raconte :
« On allait saluer
les appariteurs et là, Emmanuel, il passait cinq à dix minutes – c’est long.
Hein ! – à discuter avec eux et sincèrement il avait développé des relations
amicales. (…) Il s’adressait aux autres exactement de la même manière, avec la
même gentillesse et la même bienveillance que ce soit notre grand professeur
d’université très connu, l’appariteur (…) ».
Il a par la suite bluffé sur ses
performances. Il n’a rien du génie que ses laudateurs ont voulu décrire. Il n’a
jamais fait quoi que ce soit qui ressemble à une « thèse » de
philosophie. Il a évoqué un travail sous la direction du professeur Etienne
Balibar qui, pour sa part, n’en a gardé aucun souvenir. Bref ! il a menti
pour se faire mousser ou a laissé courir, sans les démentir, des rumeurs qui
lui étaient favorables. Cela n’est assurément pas une marque de grande
intelligence.
Dès le lycée, il se plait à
éblouir, à épater ses copains. Voici ce que raconte Jean-Baptiste Froment qui
était avec lui en classe prépa à Henri IV.
« Macron
donnait un peu le sentiment que sa vie, ou une partie de sa vie, était ailleurs
ce qui, quand on est en classe prépa, notamment à Henri IV, est quelque chose
de très baroque, enfin qui n’a pas beaucoup de sens parce qu’on est censé
travailler à 100% du temps. Moi, il m’expliquait qu’il était en train d’écrire
un grand roman. Donc, quand même, écrire un roman ça prend un peu du temps. (…)
C’était un grand roman qui avait lieu en Amérique du Sud. C’était ce qu’on
appelle un roman picaresque : l’époque du XVIIème siècle, la
conquête espagnole. Il y avait des histoires d’indiens d’Amérique du Sud… Je ne
sais pas des Mayas, des Incas. Voilà, on n’était pas dans un petit récit
d’autofiction du quartier latin. C’était un truc avec un peu du souffle à
l’ancienne. »
Evidemment, personne n’a vu le
livre. Mais, apparemment Jean-Baptiste Froment s’est laissé bluffer puisqu’il
raconte que seule Brigitte l’a lu et que, puisqu’ils n’étaient pas satisfaits,
il en a écrit un autre.
Il était certainement beau
parleur, hâbleur, un tantinet fabulateur voire même mythomane mais au moment
venu de passer des concours, il a bien fallu qu’il laisse tomber ses oripeaux.
Il a tenté deux fois d’entrer à
l’ENS. Mais, il a été recalé les deux fois. Comme quoi, il ne faut pas
confondre ambition et prétention. Il avait dû suivre des filières littéraires
car il ne brillait pas en mathématiques et cela restait un handicap. Jean-Baptiste
de Froment raconte encore :
« A l’oral, il avait toujours de bonnes réactions.
Même voilà… Il se trouve qu’on faisait des mathématiques dans cette prépa… et,
en mathématiques, il avait… il était pas très très bon mais, à l’oral, il
donnait le sentiment d’avoir un peu l’intuition de la façon dont il fallait
résoudre le problème. Typiquement, en mathématiques, il n’y a pas 36 cas de
figure : soit vous avez la solution, soit vous l’avez pas. Ben lui, il
trouve la troisième voie entre celui qui n’a pas la solution et celui qui l’a
qui est : celui qui a l’air d’avoir compris quelque chose et qui va vous
emmener quelque part en vous embobinant alors que malgré tout, la solution
n’est pas là. »
Vraiment, quel talent ce Macron
qui n’est certes pas bon en mathématiques mais qui sans avoir la solution donne
le sentiment d’avoir un peu l’intuition de la façon dont il faudrait s’y
prendre et a, malgré tout, l’air d’avoir compris quelque chose ! Il est
vraiment doué pour le baratin.
Seulement voilà, dans un
concours, les mathématiques sont une épreuve écrite. Il n’est pas possible de
bluffer et Emmanuel Macron n’avait pas le niveau pour ce concours. Il a dû se
rabattre en 2002 sur l’ENA de Strasbourg. Il en sort en 2004 pour prendre un
poste à l’inspection des finances où il rencontre Jean-Pierre Jouyet et
comprend très vite l’intérêt qu’il peut y avoir à se placer dans son sillage.
Bingo ! Il sait se faire remarquer et Jean-Pierre Jouyet va le cornaquer. Cet
homme, assez peu connu du grand public, est en fait un des plus puissants
hommes politiques français des dernières décennies. Il occupe des postes clefs
auprès de tous les gouvernements de gauche et de droite où il s’assure et
contrôle que la politique décidée par les commissaires européens est bien
appliquée. Il a tout particulièrement œuvré à inhiber le résultat du référendum
de 2005.
En 2007, Jean-Pierre Jouyet
envoie son protégé dans la « commission Attali » mise en place à la
demande de Nicolas Sarkosy. Dans cet organisme, qui est en fait au service des
banquiers et des patrons du CAC40, le zèle qu’Emmanuel Macron déploiera le fera
remarquer par Attali lui-même qui sera désormais son protecteur. Ces deux
grands-kapos que sont Jean-Pierre Jouyet et Jacques Attali lui font rencontrer
François Hollande dès cette époque c’est-à-dire avant même l’élection de
Nicolas Sarkozy à la présidence de la république. A ce moment personne ne pense
encore que François Hollande pourrait être Président de la République mais
Emmanuel Macron entame néanmoins une stratégie de séduction envers lui. Il se
fait également remarquer par les cadres de la banque Rothschild mais il pense aussi
un moment se faire embaucher chez Morgan Stanley, la fameuse banque américaine.
Il y rencontre un certain Bernard Mourad qui s’occupe notamment des affaires de
Patrick Drahi. Bernard Mourad lui fait d’ailleurs passer un entretien
d’embauche et les deux hommes sympathisent. Bernard Mourad lui conseille plutôt
d’aller chez Rothschild ce qu’il fera. Emmanuel Macron restera très lié avec
Bernard Mourad. S’agira-t-il vraiment d’une amitié ou vise-t-il tout l’intérêt
qu’il y aurait à entrer en relation avec Patrick Drahi si son nouvel
« ami » lui en donnait l’occasion ? Emmanuel Macron s’intéresse
en effet beaucoup aux milliardaires et fait tout ce qu’il peut pour se faire
bien voir par eux. Toutes les pistes qui peuvent mener vers eux l’intéressent.
D’ailleurs, à la même époque, précisément le 8 mai 2007, sa compagne Brigitte
Trogneux entre comme prof de français au lycée privé jésuite Saint-Louis de
Gonzague dans le XVIème arrondissement. Ce lycée est plus connu sous
le nom de « lycée Franklin ». Il accueille bien évidemment les
enfants de la bonne bourgeoisie. Brigitte Trogneux y a enseigné jusqu’en juin
2015. Elle a eu pour élèves les trois fils cadets de la plus grosse fortune de France :
Bernard Arnault. De là à faire la connaissance du papa et de toute la famille
il n’y a qu’un pas.