Il faudra pourtant bien prévoir la sortie de cette saloperie, cela
s’appelle de la planification, un terme devenu tabou dans nos
sociétés ou la seule valeur qui prime c’est l’individualisme et ou tout ce qui s’apparente à de l’analyse prévisionnelle edst taxé de collectivisme.
On voit où ont mené
toutes les politiques de restrictions budgétaires dans tous les
domaines sociaux.
Ce n’est pas d’aujourd’hui que les
services de santé crient famine – dans pratiquement tous les pays
de la zone Euro – et que les gouvernements ne trouvaient pas hier les
milliards dont ils sont prêts à inonder le marché maintenant que
les défaillances des services sociaux leur éclatent à la figure et que la machine économique se détraque maintenant que la santé précarisée de ceux qui sont censés la faire marcher démontre sa supériorité sur le capital..
On n’entend plus
les zélateurs forcenés de l’orthodoxie budgétaire – ils font
le gros dos – en attendant de pouvoir reprendre leurs diatribes
ineptes quand la crise sanitaire ne sera plus qu’un souvenir car,
hélas ! les peuples oublient vite et chevaucheront bien vite
les habituels sujets de récriminations qui les tiennent en haleine
depuis quelques décennies et dont, vous, Modératus, êtes souvent
le zélé propagandiste.
Alors, oui, les
gouvernements et pas seulement celui de la France ont sacrifié le
bien-être de la population et pas seulement en matière de santé dans leur
pathétique recherche de l’équilibre budgétaire, une ineptie pour
tous les économistes non embrigadés car certaines mesures de
sauvegarde se mesurent en terme d’investissements pour le futur et
non en termes de dette laissée à nos enfants.
En effet, ce qui importe,
c’est de leur laisser un monde vivable où l’on ne meurt pas
faute de moyens pour se soigner ou suffoqué par la pollution et non
un budget en équilibre : il faut mieux vivre en bonne santé
que mourir guéri par les apprentis sorciers du néo-libéralisme.
Alors oui,
l’après-confinement se prépare : il a besoin de toutes les
énergies pour se dérouler harmonieusement et le temps n’est pas
encore aux procès en incompétence mais au rassemblement.