@mmbbb
Un excellent livre. Un empoisonnement universel de Fabrice Nicolino. https://bit.ly/3b7dlPz
C’est sûr, l’agriculture intensive parvient à vendre des produits relativement compétitifs. Enfin, de moins en mois, quand on voit des pommes bourrées de pesticides à plus de deux euros le kg. Mais la viande de porc, de bœuf ou les poulets sont abordables, alors que jadis, ils représentaient des mets de choix, qu’on mangeait rarement, comme dans mon enfance lointaine.
Et c’était mieux. La viande telle qu’elle est consommée, est une aberration pour la santé. Pour l’environnement, c’est un malheur. Il faut trois à quatre fois plus d’énergie pour nourrir une personne avec une alimentation carnée que végétarienne. Un coup d’œil sur le trottoir permet de voir la catastrophe quand on voit le tour de taille des passants, une promesse de problèmes majeurs. Je dis cela en tant qu’infirmier qui connait trop bien ce genre de problèmes systémiques
Le méthane émis par les bêtes alimente l’effet de serre. La pollution aberrante des cours d’eau et de l’air a des retombées sur notre santé. Le prix du poulet à 12 euros génère des catastrophe en chaine, allant jusqu’à l’empoisonnement de la mer, avec les algues vertes.
Ne parlons pas de l’eau potable, qui doit être de plus en plus traitée, avec des taux aberrants de nitrates. Les pesticides ont liquidé la moitié des animaux ; Plus d’oiseaux, plus d’insectes, plus de polinisateurs. C’est un holocauste silencieux, que les nouvelles générations ignorent, n’ayant pas connu le monde d’avant.
Mais ils commencent à connaitre le monde d’après, car la catastrophe que nous vivons est lié à un désastre environnemental, très proche de celui dont nous parlons ici. Le pangolin et la chauve souris, réservoirs de virus, ont été extraits de leurs habitats massacrés, les forêts, pour être mis sur le marché, au milieu d’animaux domestiques.